{"id":6157,"date":"2023-02-13T14:26:47","date_gmt":"2023-02-13T14:26:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.terciariascapuchinas.org\/fr\/?p=6157"},"modified":"2023-02-13T14:29:52","modified_gmt":"2023-02-13T14:29:52","slug":"extrait-de-la-contemplation-de-la-beaute","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.terciariascapuchinas.org\/fr\/extrait-de-la-contemplation-de-la-beaute\/","title":{"rendered":"Extrait de la contemplation de la beaut\u00e9"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"6157\" class=\"elementor elementor-6157\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-section-wrap\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-a1634e6 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"a1634e6\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-row\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-225e977\" data-id=\"225e977\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-column-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-0b27a31 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"0b27a31\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-text-editor elementor-clearfix\">\n\t\t\t\t<p><strong>Joseph Ratzinger<\/strong><\/p><p>Chaque ann\u00e9e, dans la liturgie des heures du temps de car\u00eame, je suis chaque fois touch\u00e9 par le paradoxe du lundi de la deuxi\u00e8me semaine du Psautier. L\u00e0 on trouve, ensemble, deux antiennes, une pour le temps de Car\u00eame et une autre pour la Semaine sainte. Tou deux introduisent le psaume 44, mais elles le font avec des cl\u00e9s d\u00b4interpr\u00e9tation radicalement contrapos\u00e9es. \u00a0Le psaume d\u00e9crit les noces du Roi, sa beaut\u00e9, ses vertus, sa mission, et, juste apr\u00e8s, il exalte la figure de l\u00b4\u00e9pouse. Au temps de car\u00eame, le psaume est introduit par la m\u00eame antienne du temps ordinaire. Le troisi\u00e8me verset prie\u00a0: \u00ab\u00a0 Tu es le plus beau des hommes\u00a0; en tes l\u00e8vres est vers\u00e9e la gr\u00e2ce\u00a0\u00bb.<\/p><p>\u00a0C\u00b4est claire que l\u00b4\u00c9glise \u00a0lit ce psaume comme une repr\u00e9sentation po\u00e9tique-proph\u00e9tique de la relation \u00a0entre le Crist et l\u00b4 \u00c9glise comme \u00e9poux. Ella reconnait le Crist comme le plus beau des hommes\u00a0; la gr\u00e2ce vers\u00e9e en ses l\u00e8vres manifeste la beaut\u00e9 int\u00e9rieure de sa\u00a0 parole, la gloire de son annonce. Ainsi, pas seulement la beaut\u00e9 ext\u00e9rieure avec laquelle apparait le R\u00e9dempteur est digne d\u00b4\u00eatre glorifi\u00e9e, mais, en Lui, surtout, s\u00b4incarne la beaut\u00e9 de la V\u00e9rit\u00e9, la beaut\u00e9 de Dieu m\u00eame, qui nous attire vers Lui et, en m\u00eame temps, ouvre en nous la blessure de l\u00b4Amour, la sainte passion (\u00ab\u00a0eros\u00a0\u00bb) qui nous fait cheminer, dans l\u00b4\u00c9glise \u00e9pouse et, avec elle, \u00e1 l\u00b4encontre de l\u00b4Amour qui nous appelle.\u00a0 Mais, le mercredi de la Semaine Sainte, l\u00b4\u00c9glise change l\u00b4antienne et nous invite \u00e0 lire le psaume \u00e0 la lumi\u00e8re d\u00b4Isa\u00efe\u00a0: \u00a0\u00ab\u00a0sans figure, sans beaut\u00e9. Nous l\u00b4avons vu sans aspect attrayant, avec le visage d\u00e9figur\u00e9 par la douleur\u00a0\u00bb (Is 53,2).Comment concilier ces deux affirmations\u00a0?\u00a0\u00ab Le plus beau des hommes\u00a0\u00bb est d\u00b4aspect tellement mis\u00e9rable, qu\u00b4on ne veut pas le regarder. Pilate le montre \u00e0 la multitude en disant\u00a0: \u00ab\u00a0Celui-ci est l\u00b4homme\u00a0\u00bb, essayant de susciter la piti\u00e9 pour l\u00b4Homme m\u00e9pris\u00e9 et maltrait\u00e9 \u00e0 qui ne reste plus aucune beaut\u00e9 ext\u00e9rieure. Saint Augustin, qui dans sa jeuneuse \u00e9crivit un livre sur le beau et le convenable, et qui appr\u00e9ciait la beaut\u00e9 dans les paroles, dans la musique et dans les arts figuratives, per\u00e7u avec grande force cette paradoxe et se rendit compte que, en ce passage, la grande philosophie grecque de la beaut\u00e9 non\u00a0 pas seulement se refondait, mais elle se mettait dramatiquement en discussion\u00a0: Il faudrait discuter et exp\u00e9rimenter \u00e0 nouveau ce que c\u00b4\u00e9tait la beaut\u00e9 et sa signification. Se r\u00e9f\u00e9rant au paradoxe de ces textes il parlait de deux trompettes qui sonnent contrapos\u00e9es, mais qui re\u00e7oivent le son du m\u00eame souffle d\u00b4air, du m\u00eame Esprit. Il savait que le paradoxe est une contraposition mais pas une contradiction. Les deux affirmations proviennent du m\u00eame Esprit qui inspire toute l\u00b4\u00e9criture et qui, malgr\u00e9 cela, elle sonne avec des notes diff\u00e9rentes et, justement ainsi, nous place face \u00e0 la totalit\u00e9 de la vraie Beaut\u00e9, de la V\u00e9rit\u00e9 m\u00eame.<\/p><p>Du texte d\u00b4Isa\u00efe\u00a0 nait, avant tout, la question dont les P\u00e8res de l\u00b4\u00c9glise se sont occup\u00e9s\u00a0: si le Crist \u00e9tait beau ou pas. Ici se cache la question la plus radicale\u00a0: si la beaut\u00e9 est vraie ou si, au contraire, la laideur est ce qui nous conduit \u00e0 la profonde v\u00e9rit\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9. Celui qui croit en Dieu, dans le \u00a0Dieu qui justement dans les apparences alt\u00e9r\u00e9es du Christ crucifi\u00e9 s\u00b4est manifest\u00e9 comme amour \u00ab\u00a0jusqu\u00b4au bout\u00a0\u00bb (Jn 13,1), sait que la beaut\u00e9 est v\u00e9rit\u00e9\u00a0 et que la v\u00e9rit\u00e9 est beaut\u00e9 , mais dans le Christ souffrant il comprend aussi que la beaut\u00e9 de la v\u00e9rit\u00e9 inclut\u00a0 l\u00b4offense, la douleur et m\u00eame l\u00b4obscur myst\u00e8re\u00a0 de la mort, et que l\u00b4on ne peut rencontrer la beaut\u00e9 qu\u00b4en acceptant la douleur et non pas l\u00b4ignorant.<\/p><p>La profondeur de la blessure\u00a0 r\u00e9v\u00e8le d\u00e9j\u00e0 quelle est la pique, et l\u00b4intensit\u00e9 du d\u00e9sir laisse entrevoir qui a lanc\u00e9 la fl\u00e9chette\u00a0\u00bb<\/p><p>La beaut\u00e9 blesse, mais justement de cette fa\u00e7on elle rappelle \u00e0 l\u00b4homme sa destin\u00e9e ultime. La beaut\u00e9 est connaissance, certainement\u00a0; une forme sup\u00e9rieure de connaissance, puisque elle touche l\u00b4homme avec toute la profondeur de la v\u00e9rit\u00e9.\u00a0 En ce sens Kabasilas continue \u00e0 \u00eatre totalement grec\u00a0\u00a0 , puisqu\u00b4il met la connaissance\u00a0 en premier lieu. \u00ab\u00a0Origine de l\u00b4amour est la connaissance &#8211; affirme-t-il-\u00a0; la connaissance g\u00e9n\u00e8re l\u00b4amour\u00a0\u00bb.<\/p><p>La vraie connaissance se produit lorsqu\u00b4on est atteint par la pique de la Beaut\u00e9 qui blesse l\u00b4homme, nous voyant touch\u00e9s par la r\u00e9alit\u00e9, \u00ab\u00a0par la pr\u00e9sence personnelle du Christ lui-m\u00eame\u00a0\u00bb, comme il l\u00b4affirme. En \u00e9tant atteints et captiv\u00e9s par la beaut\u00e9 du Christ il se produit une connaissance plus r\u00e9elle et profonde que la simple d\u00e9duction rationnelle. Certainement nous ne devons pas m\u00e9priser la signification de la r\u00e9flexion th\u00e9ologique, de la pens\u00e9e th\u00e9ologique exacte et rigoureuse, qui continue \u00e0 \u00eatre absolument n\u00e9cessaire. C\u00b4est pourquoi, m\u00e9priser ou rejeter l\u00b4impact que la Beaut\u00e9\u00a0 provoque dans le c\u0153ur suscitant une correspondance comme une vraie forme\u00a0 de connaissance appauvrit et rend plus aride autant la foi que la th\u00e9ologie.\u00a0 Nous devons revenir \u00e0 retrouver cette forme de connaissance. Il s\u00b4agit d\u00b4une exigence urgente pour notre temps.<\/p><p>Quand nous nous laissons \u00e9mouvoir par l\u00b4ic\u00f4ne de la Trinit\u00e9 de Rubl\u00ebv dans l\u00b4art des ic\u00f4nes, de m\u00eame que dans les \u0153uvres des grands peintres occidentaux\u00a0 du roman et du gothique, cela devient visible en partant de l\u00b4int\u00e9riorit\u00e9 et l\u00b4on peut participer en elle. Pavel Evdokimov a d\u00e9crit de fa\u00e7on significative le parcours int\u00e9rieur qui suppose l\u00b4ic\u00f4ne. L\u00b4ic\u00f4ne n\u00b4est pas simplement la reproduction de ce que les sens per\u00e7oivent\u00a0; plut\u00f4t, il suppose ce qu\u00b4il d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0un je\u00fbne du regard\u00a0\u00bb. La perception int\u00e9rieure \u00a0doit se lib\u00e9rer de la simple perception des sens pour,\u00a0 moyennant la pri\u00e8re et l\u00b4asc\u00e8se, acqu\u00e9rir une nouvelle et plus profonde capacit\u00e9 de voir\u00a0; elle doit parcourir le pas de ce qui est simplement ext\u00e9rieur \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 en sa profondeur, de fa\u00e7on que l\u00b4artiste voie ce que les sens ne voient pas par eux-m\u00eames et, malgr\u00e9 cela elle apparait dans le champ du sensible\u00a0: la splendeur et la gloire de Dieu , \u00ab\u00a0La gloire de Dieu qui est dans le visage du Christ\u00a0\u00bb(2Co 4,6). Admirer les ic\u00f4nes, et en g\u00e9n\u00e9ral les grands tableaux de l\u00b4art chr\u00e9tien, nous conduit par une voie int\u00e9rieure, une voie de d\u00e9passement de soi-m\u00eame et, en cette purification du regard, qui est purification du c\u0153ur, nous r\u00e9v\u00e8le la Beaut\u00e9, ou du moins un rayon de sa splendeur. Justement de cette fa\u00e7on on nous met en relation avec la force de la v\u00e9rit\u00e9.<\/p><p>J\u00b4ai affirm\u00e9 souvent que je suis convaincu de ce que la vraie apologie de la foi\u00a0 chr\u00e9tienne, la d\u00e9monstration la plus convainquent de sa v\u00e9rit\u00e9 contre n\u00b4importe quelle n\u00e9gation, se trouve, d\u00b4un c\u00f4t\u00e9, en ses saints et, de l\u00b4autre ,dans la beaut\u00e9 que la foi g\u00e9n\u00e8re. Pour que, actuellement, la foi puisse grandir, autant chez nous que chez les hommes que nous rencontrons, nous devons nous diriger vers les saints et ver le Beau.<\/p><p>Mais, maintenant il faut r\u00e9pondre \u00e0 une objection\u00a0 qui rev\u00eat aujourd\u00b4hui plus d\u00b4importance\u00a0: le message de la beaut\u00e9 se met radicalement en doute au travers du pouvoir du mensonge, la s\u00e9duction, la violence et le mal. Peut-elle la beaut\u00e9 \u00eatre authentique ou, en d\u00e9finitive elle n\u00b4est plus qu\u00b4une vaine illusion\u00a0? La r\u00e9alit\u00e9 n\u00b4est- elle pas, par hasard,\u00a0 mal\u00e9fique\u00a0 au fond?<\/p><p>La peur \u00e0 ce que la pique de la beaut\u00e9 ne puisse pas nous conduire \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, mais que le mensonge, la laideur, et\u00a0\u00a0 le vulgaire soient la vraie \u00ab\u00a0r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb, a angoiss\u00e9 les hommes de tous les temps. Actuellement cela s\u00b4est refl\u00e9t\u00e9 dans l\u00b4affirmation de ce\u00a0 que, apr\u00e8s Auschwitz, il serait impossible de revenir \u00e0 parler d\u00b4un Dieu bon. Nombreux se demandent\u00a0: O\u00f9 \u00e9tait Dieu pendant que les fours cr\u00e9matoires fonctionnaient\u00a0? Cette objection pour laquelle il existait des raisons suffisantes avant Auschwitz dans toutes les atrocit\u00e9s de l\u00b4histoire, indique qu\u00b4un concept purement harmonieux de beaut\u00e9 n\u00b4est pas suffisant. Il ne soutient pas la confrontation avec la gravit\u00e9 de la mise en\u00a0 doute de Dieu, de la v\u00e9rit\u00e9 et de la beaut\u00e9. \u00a0<\/p><p>De cette fa\u00e7on nous revenons aux \u00ab\u00a0deux trompettes\u00a0\u00bb de la Bible d\u00b4o\u00f9 nous \u00e9tions partis, au paradoxe pour lequel on peut dire du Christ\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Tu es le plus beau des hommes\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0sans figure, sans beaut\u00e9 (\u2026) son visage est d\u00e9figur\u00e9 par la douleur\u00a0\u00bb. Dans la passion du Christ l\u2019esth\u00e9tique grecque, si digne d\u00b4admiration par son pressentiment du contact avec le divin qui, malgr\u00e9 cela reste ineffable pour elle, n\u00b4est pas abolie mais d\u00e9pass\u00e9e. \u00a0L\u00b4exp\u00e9rience du beau re\u00e7oit une nouvelle profondeur, un nouveau r\u00e9alisme. Celui qui est la beaut\u00e9 m\u00eame s\u00b4est laiss\u00e9 d\u00e9figurer le visage, cracher dessus et couronner d\u00b4\u00e9pines. Le drap saint\u00a0 de Turin nous permet d\u00b4imaginer tout ceci de fa\u00e7on \u00e9mouvante. Justement en ce Visage d\u00e9figur\u00e9 apparait l\u00b4authentique et supr\u00eame beaut\u00e9\u00a0: la beaut\u00e9 de l\u00b4amour qui va\u00a0\u00ab\u00a0 jusqu\u00b4\u00e0 l\u00b4extr\u00eame\u00a0\u00bb. et que , pour cela, se r\u00e9v\u00e8le plus forte que le mensonge et la violence.<\/p><p>Celui qui a per\u00e7u cette beaut\u00e9 sait que la v\u00e9rit\u00e9 a le dernier mot sur le monde et non pas le mensonge. N\u00b4est pas\u00a0 \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb le mensonge mais la V\u00e9rit\u00e9.\u00a0 Nous devons le dire ainsi\u00a0: Un nouveau truc du mensonge est de se pr\u00e9senter comme v\u00e9rit\u00e9 et nous dire\u00a0: au-del\u00e0 de moi il n\u00b4y a rien, cessez de chercher la v\u00e9rit\u00e9, ou, encore pire, de l\u00b4aimer, parce que si vous agissez ainsi vous marchez par le chemin \u00e9rron\u00e9.\u00a0 L\u00b4ic\u00f4ne du Christ crucifi\u00e9 nous lib\u00e8re de la tromperie aujourd\u00b4hui si \u00e9tendue. Mais il met comme condition\u00a0 que nous nous laissions bl\u00e9ser avec Lui et que nous croyions en l\u00b4Amour qui peut courir le risque de laisser la beaut\u00e9 ext\u00e9rieure\u00a0 pour annoncer de cette fa\u00e7on la v\u00e9rit\u00e9 de la Beaut\u00e9.<\/p><p>Le mensonge emploie aussi un autre truc\u00a0: La beaut\u00e9 fallacieuse, fausse, qui aveugle et ne fait pas sortir l\u00b4homme de soi-m\u00eame et l\u00b4ouvrir \u00e0 l\u00b4extase de s\u00b4\u00e9lever aux hauteurs, mais que l\u00b4emprisonne totalement et l\u00b4enferme en soi-m\u00eame. C\u00b4est une beaut\u00e9 qui ne r\u00e9veille pas la nostalgie\u00a0 pour l\u00b4indicible, la disponibilit\u00e9 pour l\u00b4offrande, l\u00b4abandon de soi-m\u00eame, mais qui provoque l\u00b4envie, la volont\u00e9 de pouvoir, de possession et de plaisir sans plus.<\/p><p>Il est bien connue la fameuse question de Dosto\u00efevski\u00a0: \u00ab\u00a0 La Beaut\u00e9 nous sauvera\u00a0? Mais dans la plus part des cas on oublie que Dosto\u00efevski\u00a0 se r\u00e9f\u00e8re ici \u00e0 la beaut\u00e9 r\u00e9demptrice du Christ. Nous devons apprendre \u00e0 le voir. Si nous\u00a0 le connaissons seulement de parole sans \u00eatre transperc\u00e9s par la pique de sa beaut\u00e9 paradoxale ,nous ne le connaissons pas en v\u00e9rit\u00e9 mais seulement d\u00b4ou\u00ef. Mais si la pique de sa beaut\u00e9 nous a transperc\u00e9s alors nous aurons trouv\u00e9 la beaut\u00e9 de la V\u00e9rit\u00e9, de la V\u00e9rit\u00e9 \u00a0r\u00e9demptrice. Rien peut nous approcher plus de la beaut\u00e9 qui est le Christ lui-m\u00eame, que le monde de la beaut\u00e9 que la foi a cr\u00e9\u00e9 et la lumi\u00e8re qui resplendit dans le visage des saints, par laquelle devient visible sa propre lumi\u00e8re. \u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Joseph Ratzinger Chaque ann\u00e9e, dans la liturgie des heures du temps de car\u00eame, je suis chaque fois touch\u00e9 par le paradoxe du lundi de la deuxi\u00e8me semaine du Psautier. L\u00e0 on trouve, ensemble, deux antiennes, une pour le temps de Car\u00eame et une autre pour la Semaine sainte. 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