Expériences durant le mois de Spiritualité du 20 mai au 29 juin

La formation permanente est un privilège que la Congrégation nous offre, avec la certitude que nous avons besoin de raviver le don reçu afin de le communiquer aux autres avec une véritable passion.

Un temps pour nous reconnecter à la profondeur de notre être, en nous interrogeant sur les motivations qui nous poussent à vivre notre vocation de femmes consacrées, Tertiaires Capucines.

Durant ce temps de renouveau, les 25 sœurs participantes ont pu reprendre les axes fondamentaux du Document final du XXIIIe Chapitre général, en poursuivant leur approfondissement dans un climat favorable à la prière et à la contemplation comme exercice du cœur, découvrant la beauté qui habite au plus profond de soi et se laissant « ébranler » par tout ce qui provoque l’inertie et empêche de vivre et de servir le monde avec passion — un monde qui saigne sous l’effet de la violence et des guerres, déchiré par la pauvreté et les injustices, avançant désorienté au milieu d’une grande obscurité.

Deux sœurs partagent ce que cette opportunité a signifié pour elles :

Sœur Alicia Vásquez Torres

Être à Montiel a représenté pour moi une véritable expérience de renouveau.

Tout d’abord, visiter les sources, les origines, m’a permis de confirmer la solidité de la foi de nos premières sœurs, leur force intérieure, leur courage et leur détermination pour répondre à l’appel, même lorsque les conditions n’étaient pas les plus favorables et exigeaient d’elles beaucoup de travail et de sacrifice.

D’autre part, partager avec des sœurs de nationalités et de cultures si diverses a été d’une immense richesse, en constatant que le corps congréganiste est multiple et pluriel, mais uni dans l’Évangile et dans un même charisme.

En outre, l’itinéraire commencé depuis Rome a été, plus qu’instructif, profondément émouvant.

Émouvant parce qu’il touche les fibres les plus intimes qui nous constituent comme femmes consacrées, parce qu’il raconte l’expérience radicale de saint François et du père Luis dans leur manière de suivre Notre Seigneur.

Émouvant parce qu’au plus profond de nous-mêmes, il nous pousse à reprendre nos engagements. Parcourir ces lieux est une invitation à parcourir les nôtres avec un risque prophétique, sans compromis.

Je porte tout cela avec moi, accompagné d’une profonde gratitude envers la Congrégation et la Démarcation à laquelle j’appartiens pour ces efforts de renouveau qu’elles encouragent parmi nous.

Sœur Mariela Giraldo Urrea

Gratitude envers le Seigneur et envers la Congrégation pour tout ce qui a été reçu jusqu’à présent.

Gratitude pour m’avoir permis de boire aux sources d’une manière expérientielle ; toucher et contempler l’esprit de sobriété, de sacrifice et de don de soi de saint François, de notre père Luis et des premières sœurs constitue pour moi un engagement et une mission très grands.

Mon cœur a été rempli par la richesse du partage avec tant de cultures et par la joie de voir comment nous, Tertiaires Capucines, sommes présentes dans toutes les cultures et dans tous les lieux où les pauvres ont besoin de nous.

Quelque chose qui m’a profondément marquée est la rencontre de saint François avec la blessure du lépreux, qui l’a conduit à réfléchir à ses propres blessures. Cette rencontre a amené François à un profond renouvellement. Pour moi, c’est une invitation à accueillir mes propres blessures et à les guérir afin de pouvoir accueillir mes sœurs et mes frères comme un don de Dieu.

La personne est sacrée et se situe au-dessus de toute norme.

Cela m’invite également à aller à la rencontre de ma propre pauvreté avec davantage d’ouverture et de souplesse face au changement.

Risquer sa vie pour l’Évangile, la fraternité et les pauvres.

Share on facebook
Facebook
Share on telegram
Telegram
Share on twitter
Twitter
Share on whatsapp
WhatsApp