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« Cris de paix » : sœur Amparo Alejos appelle à rejeter la haine et à retrouver le dialogue

Le Centre de Spiritualité Franciscaine de Valence a accueilli, le 4 mai dernier, la conférence « Cris de paix », animée par la sœur tertiaire capucine Amparo Alejos, lors d’une rencontre qui a réuni de nombreuses personnes préoccupées par les défis actuels de la coexistence et de la paix dans le monde.

La session a été présentée par le frère José Luis Coll, gardien du couvent Notre-Dame des Anges, qui a souligné l’actualité et l’urgence du thème : « Nous vivons une époque où les cris de guerre se multiplient tandis que le dialogue semble s’affaiblir, malgré les progrès technologiques et sociaux. »

Au cours de son intervention, sœur Amparo Alejos a réfléchi au véritable sens de la paix à partir d’une perspective biblique, ecclésiale et humaine, parcourant différents moments du Magistère de l’Église, de Pie XII jusqu’aux enseignements les plus récents sur la culture de la rencontre et de la réconciliation.

Forte d’une grande expérience dans l’accompagnement et la protection des mineurs vulnérables, sœur Alejos a également partagé son expérience personnelle dans des contextes marqués par la souffrance et la fragilité humaine, soulignant que la paix se construit à travers les gestes quotidiens, l’écoute et la défense de la dignité de chaque personne.

La conférence était accompagnée de l’image projetée d’une impressionnante représentation de la Vierge Marie levant le bras en signe de rejet de la guerre, une œuvre voulue par le pape Benoît XV après la Première Guerre mondiale et placée dans la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome comme symbole du cri universel pour la paix.

Tout au long de la rencontre, sœur Amparo a insisté sur le fait que la paix ne peut être réduite à la seule absence de conflits, mais qu’elle implique d’apprendre à vivre ensemble dans le respect, l’accueil des différences et la capacité d’écouter l’autre. « La paix commence dans notre manière de parler, de regarder et d’entrer en relation avec les autres », a-t-elle rappelé, invitant chacun à construire des relations plus humaines et réconciliées.

Dans la dernière partie de la conférence, elle a repris les paroles du pape Léon XIV à l’occasion de la Journée mondiale de la paix, soulignant l’importance d’une communication qui guérisse, d’une attitude qui rejette la haine et les jugements destructeurs, ainsi qu’un engagement résolu en faveur du pardon et de l’espérance.

La conférence s’est conclue dans un climat de silence et de prière pour la paix, suivi d’un long applaudissement des participants, reconnaissants pour la profondeur et la proximité d’une réflexion particulièrement significative dans le contexte actuel.

Photographie : OFMINMACULADA.ORG

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FÊTE PATRONALE ET JUBILÉS PROVINCE DE LA MÈRE DU BON PASTEUR

La Province de la Mère du Bon Pasteur a été érigée le 9 novembre 2016, selon le protocole n° 72 de 2016. Sa fête patronale est célébrée le samedi de la troisième semaine de Pâques. Le décret d’érection est entré en vigueur lors de sa promulgation le 13 décembre 2016, à l’occasion des Assemblées tenues à Bogotá, au Brésil et au Chili à cette même date.

Par conséquent, en 2026, la Province célèbre son neuvième anniversaire le 25 avril, fête liturgique de la Mère du Bon Pasteur, à la veille du dimanche du Bon Pasteur.

Dans le cadre de cette célébration, la Province commémore les 25, 50 et 75 ans de profession religieuse des sœurs qui atteignent ces anniversaires au cours de l’année.

Cette année, les sœurs Jeannette Rocío Limas Yáñez et María Cristina Bueno Millán célèbrent leurs 25 ans de consécration.

Dans chaque région de la Démarcation, les communautés respectives se réunissent pour célébrer cet événement. La région centre s’est rassemblée au Collège Santa Teresa de Jesús à Fontibón, où a eu lieu la célébration des jubilés des sœurs.

La solennelle Eucharistie a été présidée par le prêtre diocésain Javier Monar et concélébrée par le père Víctor Estrada Arredondo.

À l’occasion du 800ᵉ anniversaire de la Pâque de saint François d’Assise, l’Eucharistie a pris une tonalité franciscaine.

De nombreuses sœurs, ainsi que leurs familles, amis et proches de la Province, ont accompagné les sœurs honorées.

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Les supérieures en Colombie renforcent leur leadership lors d’une rencontre de formation à Bogotá

Du 15 au 20 avril 2026, les Sœurs de la Province de la Mère du Bon Pasteur ont tenu la « Rencontre de formation des supérieures des communautés de Colombie » au Collège María Inmaculada à Bogotá, dans le but de renforcer le leadership et la vie consacrée au service de la mission.

La rencontre a réuni les supérieures locales dans un espace de formation, de réflexion et de discernement, inspiré par la commémoration des 800 ans de la Pâque de saint François d’Assise. L’ouverture a été marquée par une célébration communautaire centrée sur la miséricorde, la prière et la fraternité, avec des signes significatifs tels que l’intronisation du crucifix de San Damiano et du cierge pascal.

Au cours des journées, les participantes ont approfondi des thèmes clés tels que la gestion des émotions, l’intelligence émotionnelle et le leadership évangélique, guidées par le frère mariste Nelson Cardona à travers une méthodologie participative et dynamique.

Le frère Richard Galindo a également proposé une réflexion sur la vie de saint François d’Assise, mettant en lumière son parcours pascal comme un processus de transformation marqué par la recherche de la volonté de Dieu et l’expérience de la transcendance au cœur des difficultés.

Sœur Blanca Cecilia Cely Ruiz a abordé le soin de la vie consacrée, soulignant l’importance de la conscience, de la maturité, de la vie communautaire et de la fidélité au charisme dans le contexte actuel. Elle a aussi invité à relever les défis contemporains avec une vision renouvelée, en insistant sur la nécessité de renforcer la communion, la coresponsabilité et l’engagement dans la mission.

La rencontre a également permis de réfléchir à la réalité actuelle de la Province dans divers domaines tels que la formation, la pastorale, l’économie et le soin de la création, consolidant la communion entre les communautés.

Cette expérience formative a réaffirmé l’engagement des supérieures envers un leadership proche, conscient et évangélique, au service de la vie et de la mission de l’Église.

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LA PROVINCE « NOTRE-DAME DE LA DIVINE PROVIDENCE » COMMENCE AVEC ESPÉRANCE LA VISITE CANONIQUE PROVINCIALE 2026

« Encouragez-vous donc les uns les autres et édifiez-vous mutuellement, comme vous le faites déjà » (1 Th 5,11).

Dans le cadre du dernier jour du Temps Ordinaire et à la veille du chemin de Carême, la Province « Notre-Dame de la Divine Providence » est appelée à vivre la Visite Canonique Provinciale 2026, qui se déroulera du 5 mars au 28 août 2026. Cet événement ecclésial et congréganiste se présente comme un temps privilégié de grâce, de discernement et de renouveau pour toutes les sœurs et les communautés de la Province.

La convocation se situe à un moment liturgique particulièrement significatif, où la Parole de Dieu invite à relire le chemin parcouru et à préparer le cœur pour le temps fort du Carême. Dans cet horizon spirituel, la Visite Canonique devient une opportunité d’affiner l’écoute du Seigneur, de reconnaître sa présence dans l’histoire personnelle et communautaire et de s’ouvrir à une conversion quotidienne qui renforce la vie fraternelle et la mission confiée.

UN TEMPS DE GRÂCE POUR LA RENCONTRE ET LE DISCERNEMENT

Éclairées par l’exhortation de l’apôtre Paul à s’encourager mutuellement et à affermir la foi, les sœurs de la Province sont appelées à vivre cette Visite comme un véritable processus d’accompagnement, d’animation et de révision de la vie personnelle et communautaire. Au-delà de sa dimension juridique — établie par le Code de droit canonique et par le droit propre de la Congrégation — la Visite Canonique se veut avant tout un espace proche, fraternel et profondément spirituel, où le dialogue sincère et l’écoute mutuelle permettent de réaffirmer la fidélité à l’Évangile, de renouveler la vie fraternelle et de raviver l’engagement missionnaire.

Inspirées par l’esprit franciscain amigonien, une attention particulière sera portée au climat de prière, d’accueil, de participation et de confiance, favorisant la croissance personnelle et communautaire à tous les niveaux.

L’INVITATION EST À :

Disposer le cœur avec foi et ouverture à la volonté de Dieu, en se laissant interpeller par sa Parole, par les personnes, par les événements et par les réalités qui façonnent la vie quotidienne. Il s’agit de reconnaître en tout cela des appels concrets à la conversion, au soin de la vie et à une espérance qui devient témoignage.

Objectifs :

  • Favoriser des moments de rencontre avec Dieu dans la prière, avec les sœurs et dans la vie quotidienne, afin de promouvoir une meilleure connaissance mutuelle et de l’œuvre apostolique.
  • Approfondir le thème « Réaffirmer l’appartenance et prendre soin des liens fraternels » en partageant des expériences vécues de la vie quotidienne, de la culture et du soin.
  • Créer des espaces de communication ouverte qui stimulent la vie fraternelle, en identifiant les obstacles et en discernant le bon levain que Dieu veut mettre dans notre vie personnelle et communautaire.
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NOUVEAU CONSEIL PROVINCIAL DE LA PROVINCE NAZARET

C’est avec joie et espérance que nous partageons l’élection du nouveau Conseil de la Province Nazaret pour le triennat 2026-2029, qui a eu lieu lors de la célébration du Vᵉ Chapitre provincial, un événement qui marque un nouveau temps de service, de communion et d’engagement dans la mission partagée.

Le nouveau Conseil provincial est composé comme suit :

  • Sœur Matilde Jesús Mena Moreno, Supérieure provinciale
  • Sœur Cecilia Pasquini, 1ʳᵉ Conseillère – Vicaire
  • Sœur Regina del Peral Budia, 2ᵉ Conseillère
  • Sœur Lourdes Crespo Antolín, 3ᵉ Conseillère
  • Sœur Manuela del Pilar Pérez Hervás, 4ᵉ Conseillère

Dans un climat de foi et de discernement, la Province a vécu ce processus comme une opportunité de renouveler son engagement au service de l’Évangile, en faisant confiance à la guidance de l’Esprit Saint.

Nous confions la mission des sœurs élues à la protection de la Sainte Famille, en demandant qu’elle les accompagne dans leur service d’animation, de gouvernement et de proximité fraternelle durant ce nouveau triennat.

Que ce temps soit fécond en espérance, en unité et en engagement.

De même, nous exprimons notre sincère gratitude au Conseil provincial sortant pour son service généreux, son dévouement et son engagement au cours de la période qui s’achève.

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Interculturalité et Droits de l’homme: vers une coexistence pacifique

Dans le monde actuel, des personnes issues de différents horizons culturels interagissent plus fréquemment que jamais, en grande partie grâce à la communication et aux réseaux en ligne. Cela a donné naissance à des sociétés dans lesquelles coexistent des traditions, des croyances et des valeurs diverses. Bien que cette diversité enrichisse et améliore les communautés, elle peut également entraîner des malentendus et des conflits si elle n’est pas abordée avec respect, ouverture et acceptation. Deux concepts importants permettent de relever ces défis : l’interculturalité et les droits de l’homme. Ensemble, ils favorisent la compréhension, la dignité et la coexistence pacifique entre les individus et les communautés.

L’interculturalité désigne l’interaction, le dialogue et l’enrichissement mutuel entre les cultures. Au lieu d’imposer la domination d’une culture ou d’attendre que les individus abandonnent leur identité culturelle, elle encourage le respect de la diversité tout en favorisant des échanges significatifs entre les cultures. Elle reconnaît que chaque culture possède des traditions, des valeurs et des perspectives uniques qui contribuent à l’expérience humaine globale. L’interculturalité va au-delà de la simple reconnaissance des droits humains : elle implique de s’identifier à l’autre et de se mettre à sa place. Dans cette perspective, personne ne se considère supérieur aux autres ; chacun accepte et valorise la singularité d’autrui comme une richesse.

Grâce au dialogue interculturel et aux conversations de paix, les personnes ont appris à valoriser les différences au lieu de les craindre et à surmonter les préjugés culturels. Chaque individu conserve sa propre identité culturelle tout en restant ouvert à apprendre des autres. Cette ouverture contribue à réduire les préjugés, les stéréotypes et la discrimination. L’interculturalité favorise ainsi le respect, la compréhension et la coopération entre des communautés diverses.

Les droits de l’homme, quant à eux, sont des principes universels qui protègent la dignité de toutes les personnes. Ils jouent un rôle fondamental, car ils représentent des libertés et des protections essentielles qui appartiennent à tous, indépendamment de la culture, de la religion, de la nationalité ou du statut social. Ils sont inhérents à l’être humain ; ils font partie de notre nature et se développent à mesure que nous grandissons. Notre propre nature nous amène à reconnaître la valeur des personnes qui nous entourent, quelle que soit leur culture.

La Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée en 1948, établit une norme commune qui guide les sociétés afin de traiter toutes les personnes avec équité et dignité. Elle garantit que les traditions ou les différences culturelles ne peuvent pas être utilisées comme prétexte pour violer les droits des autres. De cette manière, les droits de l’homme créent un cadre moral et juridique pour des sociétés pacifiques. Cette déclaration énonce des droits fondamentaux tels que l’égalité, la liberté, l’éducation et la protection contre la discrimination.

L’interculturalité et les droits de l’homme sont tous deux essentiels pour promouvoir la coexistence pacifique. Les droits de l’homme garantissent le respect et la protection de tous, tandis que l’interculturalité favorise le dialogue et la compréhension mutuelle entre les cultures. Lorsque la diversité culturelle et la dignité humaine sont reconnues, il devient possible de construire des interactions plus harmonieuses et des relations plus solides. Tous les secteurs de la société sont encouragés à participer à un dialogue respectueux et ouvert qui promeut des valeurs inclusives. Les écoles, les gouvernements, les religions et les institutions sociales peuvent favoriser la compréhension interculturelle en enseignant le respect des différentes cultures tout en soulignant l’importance des droits de l’homme.

Réfléchir à ce thème me rappelle l’incroyable expérience que j’ai vécue lorsque j’ai eu l’opportunité de visiter l’Indonésie. Là-bas, j’ai été témoin de la paix qui règne entre des personnes vivant dans un pays à grande diversité culturelle. Musulmans et chrétiens collaborent de manière respectueuse et harmonieuse pour le bien de leur nation. J’ai vu comment ils tolèrent, respectent et acceptent mutuellement leurs différences afin de promouvoir une société plus humaine et, en fin de compte, de contribuer au progrès du pays.

Personnellement, le fait d’avoir été envoyée comme missionnaire dans au moins trois pays étrangers m’a aidée à comprendre l’essence de connaître, comprendre, apprécier et accepter la culture des autres. Chaque fois que je quittais mon pays, je sentais que le lieu de ma mission ne m’était pas étranger : même si je ne parlais pas la même langue et que la nourriture était très différente de celle des Philippines, je savais que nous sommes tous égaux et que nos différences font partie de réalités géographiques et politiques distinctes.

Une autre attitude qui m’aide à apprécier la culture des autres est la volonté de laisser de côté mes propres préjugés et d’accepter la réalité du pays où je me trouve. Je m’efforce avant tout de respecter les lois et les politiques en vigueur et de valoriser chaque expérience, aussi difficile soit-elle, car je crois que l’interculturalité et le respect des droits de l’homme constituent un engagement personnel qui génère une véritable synergie.

Cependant, les guerres qui ont lieu actuellement dans certaines parties du monde montrent comment, parfois, nous nous laissons aveugler par des intérêts personnels, le désir de domination et l’ambition de pouvoir. Malheureusement, cette réalité met en évidence un problème croissant lié au respect et à la capacité de pardonner.

La coexistence pacifique ne signifie pas l’absence de différences ; elle implique plutôt de vivre ensemble dans un esprit de respect et de coopération malgré celles-ci. En adoptant l’interculturalité et en défendant les droits de l’homme, les sociétés peuvent transformer la diversité en une source de force plutôt que de conflit. Ensemble, ces principes posent les bases d’une société dans laquelle des personnes d’origines différentes peuvent vivre en paix, en se respectant mutuellement et en travaillant vers un objectif commun : «un avenir plus humain ».

Sœur Lorena B. Sacal, TC

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Valence accueille le Vᵉ Chapitre de la Province Nazareth des Sœurs Tertiaires Capucines

Sous le thème « Nazareth, lieu où nous tissons la vie et l’espérance », le Vᵉ Chapitre de la Province Nazareth a commencé, réunissant des communautés d’Espagne, d’Italie, de Slovaquie, de Belgique et de Pologne.

Cette rencontre importante, qui se déroule du 6 au 11 avril, rassemble des sœurs de différentes communautés qui, dans un esprit de famille, se retrouvent pour cheminer ensemble dans un processus d’écoute, de réflexion et d’espérance pour toute la Province.

Le Chapitre est présidé par Sœur Blanca Nidia Bedoya Salazar, Supérieure générale, qui accompagne avec proximité ce moment si significatif pour la vie et la mission de la congrégation.

La rencontre a lieu au Sanctuaire de Montiel, à Valence, en Espagne, un lieu très significatif puisqu’il est le berceau de la congrégation. Cet environnement favorise la prière, le partage fraternel et la réflexion commune.

Ainsi, le Vᵉ Chapitre de la Province Nazareth est vécu comme un véritable Kairos, un temps où l’identité de la congrégation se renforce et où se renouvelle le désir de servir à la manière de Jésus.

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Nouveau Conseil de la Vice-Province Générale Santa Clara

Dans le cadre de la célébration du 6ᵉ Chapitre Vice-Provincial de la Vice-Province Générale Santa Clara, Célébré du 17 au 22 mars aux Philippines,  le nouveau Conseil Vice-Provincial a été annoncé, dans un climat de prière, de fraternité et de confiance.

L’équipe de direction est composée comme suit :

  • Supérieure Vice-Provinciale : Sœur Daniela Villanueva
  • Première Conseillère et Vicaire : Sœur Princy Joseph
  • Deuxième Conseillère : Sœur Luz María Buitrago
  • Troisième Conseillère : Sœur Karen C. Morelos

Ce moment significatif pour la vie de la Vice-Province se vit avec la certitude que c’est l’Esprit Saint qui guide le chemin de la Congrégation.

Avec espoir et esprit de communion, les sœurs élèvent leurs prières pour le nouveau Conseil, qui assume la mission d’animer et d’accompagner la vie et la mission de la Vice-Province avec responsabilité et cœur de service dans cette nouvelle étape.

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Bienvenue, Avent de l’année de l’espérance

Cette année, le verbe de l’attente nous est donné sous la forme d’un mot limpide : T’ATTENDRE ! Et, en t’attendant, nous découvrons que l’attente n’est pas absence, mais présence polie par la mémoire de ce qui viendra. Ce n’est pas un silence qui tombe, mais une respiration qui s’affine, un pas qui s’ordonne, une bougie qui s’allume avec patience. Bienvenue, Avent, année de l’espérance : que ta venue ne soit pas un murmure qui se perd dans la foule des jours, mais une promesse qui s’enracine dans la poitrine, un pouls qui indique la route.

Habiter cet Avent, c’est habiter la maison du regard. Regarder, non pas pour collectionner de belles images, mais pour voir avec la clarté qui transforme. Regarder beaucoup. Regarder là où personne ne regarde, ou là où tu as oublié de regarder, épuisé. Car le regard, lorsqu’il est fidèle, ne condamne pas le monde ; il l’invite à se pencher vers la vérité : la vérité de notre fragilité qui, pourtant, porte en elle la force de la grâce. Dans ce regard qui ne renonce pas se forge la capacité de pardonner, de réconcilier, de choisir la route étroite qui mène à la vie. Et ainsi, chaque dimanche, nous allumons une bougie, non pour combler un vide de lumière, mais pour nous rappeler que la lumière est déjà là, en attente sur le seuil de chaque aurore.

Cet Avent n’est pas un calendrier, mais un chemin de dimanches qui s’allongent comme une promesse qui se répète et s’approfondit. Chaque bougie allumée est une mémoire qui se relève : celle de ceux qui nous ont appris à croire, de ceux qui nous ont montré la valeur de la patience, de cet enfant qui a su regarder le monde avec émerveillement. On allume une bougie pour chacune des saisons du cœur : la justice qui interroge, la compassion qui embrasse, l’humilité qui accueille, l’espérance qui soutient. Et lorsque les ombres s’allongent, la flamme ne s’éteint pas ; elle s’ajuste, se fixe, se transforme en boussole pour la route.

Dans l’attente de ta venue, Avent, je te dis : me voici, avec mes doutes et ma foi, avec mes rythmes fatigués et mes battements surpris par la grâce. Je t’attendrai, et t’attendre avec toi devient un métier de vivre. Non pour te presser, mais pour apprendre à discerner tes signes dans le quotidien : dans le rire d’un enfant, dans la parole simple d’un ancien qui garde la mémoire, dans la musique qui surgit comme un soupir de la création. Je t’attendrai avec toi, attentif et dans l’attente, patient et en marche. Car l’attente bien vécue n’est pas passivité ; elle est une forme d’ouverture : ouvrir la porte de la maison intérieure pour que puisse entrer ce que nous ne voyons pas encore, pour que se révèle ce qui est déjà là.

Et lorsque la journée devient rude, lorsque la fatigue pèse comme une pierre, je t’invite, Avent, à venir avec Marie comme compagne, notre douce conseillère. Que son silence, sa foi, sa confiance dans le mystère nous apprennent à tenir l’espérance avec tendresse. Que Joseph, homme de métier et de rêve, nous montre que l’œuvre de la foi n’est pas la spécialité de quelques-uns, mais un métier quotidien : croire, agir, attendre, soutenir. Car dans la simplicité du petit se révèle la grandeur de l’éternel.

Avent, année de l’espérance, est aussi un appel à regarder la réalité depuis la profondeur de la miséricorde. Regarder la vie des autres : les pauvres qui marchent avec nous, ceux qui n’ont pas de voix, ceux qui restent agrippés à la mémoire de la perte. Notre regard ne peut pas rester curiosité ; il doit devenir action qui soulage, qui accompagne, qui transforme. L’itinéraire proposé n’est pas un simple parcours spirituel, mais un voyage de compassion qui se traduit en gestes concrets : une parole qui guérit, une main qui soutient, une table qui s’ouvre.

Le Fils qui veut s’incarner cherche un sein disposé à accueillir l’inconnu et à laisser la vie traverser la maison. Il n’entre pas dans une maison pleine de certitudes, mais dans une maison qui écoute, qui attend, qui s’ouvre au mystère. Dans ce processus d’incarnation, la foi n’est pas une idée que l’on garde dans la tête, mais une présence que l’on vit avec les mains : laborieuse, concrète, tendue vers les autres. Chercher une plage en attente devant la mer infinie pour devenir vague est une image qui nous conduit à l’humilité de se laisser mouvoir par la grâce : ne pas réclamer la vague pour moi, mais permettre que la vague soit pour le monde.

L’Avent est aussi la discipline d’un chemin que nous apprenons à parcourir avec nous-mêmes : accepter le doute comme partie du voyage, laisser couler quelque larme qui nous échappe et laisser cette larme devenir une lampe qui éclaire l’intérieur. Chercher une route clandestine par l’eau et le désert, non pour fuir la réalité, mais pour découvrir, dans l’improbable, le lieu où la vie résiste, naît et se donne.

Et si la route de la vie se révèle comme une musique qui s’entrelace avec les voix de ceux qui nous entourent, alors l’Avent se remplit de voix : celles de ceux qui bénissent par leur présence la fragilité d’autrui, de ceux qui, sans paroles, soutiennent l’espérance par leurs gestes. Dans le silence de la prière, dans le bruit de la ville, dans le rythme du travail et dans la pause de la nuit, nous entendons la promesse qui ne s’impose pas, mais invite : viens, et ne tarde pas trop, car la fatigue nous appelle à nous reposer dans la lumière qui brille déjà.

Ainsi, Avent, année de l’espérance, nous te recevons comme on reçoit un don qui demande une réponse : une réponse de vie. Nous chantons dans l’espérance que ce qui naît à Bethléem ne reste pas là-bas, mais devienne présence dans chaque maison, dans chaque rue, à chaque table partagée. Que Noël qui approche ne soit pas seulement une date, mais une transformation : celle qui nous fait voir les autres avec des yeux nouveaux, qui nous appelle à suivre la route de la justice, de la paix et de la bonté qui ne s’égare pas devant l’adversité.

Et lorsque enfin les jours se comptent et que les lumières se simplifient en une seule clarté, que notre cœur soit déjà préparé au grand signe : celui de la chair qui s’approche, de l’espérance qui s’incarne, d’un amour qui ne renonce pas. Car l’Avent est, en son essence, le printemps de la foi : une promesse qui se dévoile, un été qui s’anticipe, un automne qui se prépare à la récolte. C’est l’histoire d’un chemin qui commence dans l’humilité d’une crèche et arrive à la hauteur d’une promesse accomplie pour le monde entier.

Viens, Avent, avec ton rythme patient. Conduis-nous à Bethléem, non comme des pèlerins fatigués en quête de consolation, mais comme des chercheurs qui acceptent la surprise de ce qui est révélé. Et que, dans cette rencontre, nous découvrions que la véritable attente ne consiste pas à ce que Dieu se montre à notre manière, mais à ce que notre vie s’ajuste à la sienne : une vie qui se donne, qui pardonne, qui partage, qui aime. Ainsi nous marcherons ensemble vers la lumière qui ne s’éteint pas, vers la vérité qui libère, vers la vie qui donne sens. Et le monde, en nous regardant, saura que nous ne sommes pas seuls : nous sommes convoqués par l’espérance qui ne déçoit pas, par l’amour qui s’incarne, par la paix qui vient. Bienvenu… Avent de l’espérance !

Équipe générale de communication, TC

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Défis et opportunités de l’interculturalité au 21e siècle

INTRODUCTION

Dans le cadre de la mondialisation économique actuelle, de nombreux individus de diverses nations et origines culturelles résident dans la même ville, que ce soit de manière permanente ou non.

nations et de milieux culturels différents résident dans la même ville, que ce soit de façon permanente ou temporaire, avec les populations locales.

L’émergence du multiculturalisme est le résultat du mélange de nombreuses cultures formant une société multiculturelle.

Cette société multiculturelle est principalement due à la main-d’œuvre mondiale, aux étudiants internationaux et aux flux de réfugiés. Dans le but de promouvoir la paix et l’harmonie, le respect des droits de l’homme au sein d’une société multiculturelle, l’UNESCO s’est penchée sur cette question en proposant des principes qui aideront la jeune génération à faire face à la société multiculturelle, à développer des relations pacifiques et l’amitié entre les peuples, à mieux comprendre le mode de vie de chacun et à permettre à tous d’accéder à la connaissance et de contribuer à l’enrichissement de la vie culturelle. Les principes de travail en matière d’éducation recommandés à tous les pays sont les suivants :

Principe I: L’éducation interculturelle respecte l’identité culturelle de l’apprenant en offrant à tous une éducation de qualité culturellement appropriée et réactive.

 Principe II: L’éducation interculturelle apporte à chaque apprenant les connaissances, les attitudes et les compétences culturelles nécessaires pour participer activement et pleinement à la société.

Principe III: L’éducation interculturelle apporte à tous les apprenants les connaissances, les attitudes et les compétences culturelles qui leur permettent de contribuer au respect, à la compréhension et à la solidarité entre les individus, les groupes ethniques, sociaux, culturels et religieux et les nations.  

En outre, le dialogue interculturel est encouragé dans le monde entier par la tenue de nombreuses conférences organisées par différentes agences internationales des Nations unies. Parallèlement au dialogue interculturel, l’interculturalité est également encouragée comme moyen d’interagir avec les personnes dans une société multiculturelle.

INTERCULTURALITÉ : DÉFINITION

L’interculturalité est un concept dynamique qui fait référence à l’évolution des relations entre les groupes culturels. Elle a été définie comme « l’existence et l’interaction équitable de diverses cultures et la possibilité de générer des expressions culturelles partagées par le dialogue et le respect mutuel ». L’interculturalité présuppose le multiculturalisme et résulte d’un échange et d’un dialogue « interculturels » au niveau local, régional, national ou international.

La pratique de l’interculturalité s’accompagne de défis et d’opportunités dans différents domaines tels que l’éducation, l’emploi/les affaires, le milieu numérique et dans l’Église avec ses activités missionnaires et d’évangélisation.

En me concentrant sur les activités missionnaires et évangélisatrices de l’Église catholique, sans omission ni ajout, j’ai pris comme référence l’Église d’Angleterre, avec ses diverses congrégations, communautés, traditions et théologies, qui fait face à une dynamique et à des perspectives uniques lorsqu’elle s’engage dans un travail de mission interculturelle et a identifié les défis et les opportunités de l’interculturalité.

Il vaut la peine de prendre la formulation suivante comme exemple sur la manière de réussir à pratiquer l’interculturalité dans notre église.

VOICI QUELQUES-UNS DES PRINCIPAUX DÉFIS ET OPPORTUNITÉS :

DÉFIS :

– Sensibilité culturelle : Il peut être difficile d’être sensible à la culture et d’éviter l’insensibilité culturelle involontaire ou les préjugés. Une mission interculturelle efficace exige une compréhension profonde des diverses cultures au sein de l’Église d’Angleterre.

– Barrières linguistiques : La diversité linguistique au sein des congrégations peut constituer un obstacle à une communication et une compréhension efficaces, entravant le partage de l’Évangile et favorisant l’unité.

– Différences théologiques : Des contextes culturels différents peuvent apporter des perspectives et des pratiques théologiques variées. Il peut être difficile de concilier ces différences tout en maintenant les principes fondamentaux de la foi chrétienne.

– Leadership et représentation : Veiller à ce que les rôles de direction reflètent la diversité de la congrégation et maintenir une représentation des différents milieux culturels est crucial, mais peut être difficile à réaliser.

– Intégration communautaire : L’établissement de relations solides avec les communautés locales, en particulier dans les zones urbaines culturellement diversifiées, peut s’avérer difficile car il nécessite un engagement profond en faveur de l’engagement communautaire et de la compréhension culturelle.

– Styles de culte : Trouver un équilibre entre le maintien des formes traditionnelles de culte et l’incorporation d’éléments issus de diverses traditions culturelles peut être un défi pour le maintien de l’identité de l’Église d’Angleterre.

Opportunités :

– Une riche diversité culturelle : Les diverses congrégations de l’Église d’Angleterre offrent une occasion unique d’apprentissage et de compréhension interculturels, favorisant la tolérance et le respect des différentes cultures.

– Mission auprès des communautés immigrées : De nombreuses paroisses de l’Église d’Angleterre se trouvent dans des régions où les populations immigrées sont importantes. Cela offre une opportunité naturelle de travail missionnaire et de sensibilisation auprès de ces communautés.

– Réseau mondial : L’Église d’Angleterre fait partie de la Communion anglicane mondiale, qui s’étend sur divers contextes culturels. Ce réseau mondial peut faciliter l’apprentissage interculturel et la collaboration dans le travail missionnaire.

– Dialogue interconfessionnel : Les différentes confessions présentes au Royaume-Uni offrent des possibilités de dialogue et d’engagement interconfessionnels, promouvant ainsi la tolérance et la compréhension religieuses.

– Échange culturel : La mission interculturelle permet un échange dynamique de pratiques culturelles, de musique, d’art et de traditions au sein de l’église, ce qui enrichit l’expérience cultuelle.

– Engagement des jeunes : Les jeunes générations ont souvent une perspective plus inclusive et interculturelle. L’engagement des jeunes dans la mission interculturelle peut s’avérer particulièrement fructueux.

– Impact sur la communauté : En s’engageant dans la mission interculturelle, l’Église d’Angleterre peut avoir un impact positif sur les communautés locales en promouvant l’unité, la cohésion sociale et le respect mutuel.

– L’inclusion : La démonstration d’un engagement en faveur de la diversité et de l’inclusion dans le travail missionnaire peut attirer des individus et des familles à la recherche d’une communauté de culte accueillante et inclusive.

Pour réussir dans sa mission interculturelle, l’Église d’Angleterre doit intentionnellement relever les défis tout en saisissant les opportunités. Cela inclut une formation et une éducation culturelles permanentes, l’adaptation des styles de culte le cas échéant, l’implication active de personnes d’origines diverses dans les rôles de direction et la promotion d’une atmosphère d’acceptation, de respect et de compréhension parmi les fidèles. Ce faisant, l’Église d’Angleterre peut remplir sa mission de partager l’amour et les enseignements de Jésus-Christ dans une société de plus en plus multiculturelle et mondialisée.

CONCLUSION :

Les défis et les opportunités de l’interculturalité au 21ème siècle est un sujet complexe et il n’est pas facile de le paraphraser ni de développer une réflexion plus approfondie puisqu’il est déjà traité dans différents secteurs à travers le monde. Après avoir lu un grand nombre de références, je reste sur le principe que vivre dans une société multiculturelle apporte beaucoup de défis mais reste une opportunité d’élargir notre perspective personnelle et communautaire. La création de Dieu est riche de différentes cultures et il est merveilleux de découvrir et d’apprécier les différences et de vivre avec elles pacifiquement à la lumière des valeurs évangéliques enseignées et vécues par notre Seigneur Jésus-Christ : Le Chemin, la Vérité et la Vie.

Références

1.UNESCO, 2006 Lignes directrices sur l’éducation interculturelle, p.17 ; P.33-38

2.https://stpaulsslough.org.uk/challenges-and-opportunities-for-intercultural-mission/

Par : Nida B. Galera