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l’ Iran expulse une religieuse italienne qui a dépensé sa vie pour les pauvres de ce pays

La sœur Giuseppina Berti, de 75 ans, qui a travaillé pendant 26 ans dans la léproserie  de Tabriz et qui restait maintenant à Isfahan  dans la maison de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Saint Vincent de Paul, devra quitter  l´Iran les prochains  jours parce qu´on ne l´a pas renouvelé son visa, ayant reçu l´ordre de laisser le pays. Son départ rendre la chose difficile pour sa compagne religieuse, la sœur Fabiola Weiss, qu´a consacré 38 ans aux pauvres et malades de la léproserie et dont le permis de résidence a été renouvelé pour une année encore.

Les sœurs Giuseppina et Fabiola,  autrichienne de 77 ans, ont consacré leur vie se donnant sans distinction de croyances religieuses ou d´ethnie, aux malades du pays, à l´éducation et formation des jeunes, enfants, réfugiés et orphelins de guerre … mais ces dernières années, les  deux sœurs n´ont pas pu réaliser aucune activité extérieure, pour éviter d´être accusées de prosélytisme. Leur maison est actuellement l´unique présence de l´Église Catholique Latine à Isfahan, et leur chapelle, construite en 1939, sert comme paroisse de la « Vierge Toute-Puissante », laquelle, occasionnellement, est mise à disposition des visiteurs pour la célébration de la Messe.

En Iran, l´Église catholique est intégrée par deux archidiocèses assyrien-chaldéennes (Téhéran-Ahwaz et Urmia-Salmas) qui ont un évêque et quatre prêtres (en 2019, à l´administrateur patriarcal de Téhéran des chaldéens on avait aussi refusé de renouveler le visa  et ainsi il pourrait ne plus revenir au pays), une diocèse arménienne où il n´y a qu´un évêque et l´archidiocèse latine qu´actuellement  n´a qu´un prêtre et qui attend l´arrivée de son Pasteur qui vient d´être nommé, l´archevêque Dominique Mathieu. Pour ce qui est de la présence religieuse, les Filles de la Charité travaillent dans le pays, avec trois sœurs à Téhéran et deux à Isfahan. Il y a aussi deux laïques consacrées. Les fidèles sont quelques 3.000. Avec le départ des religieuses, la présence de l´Église Catholique Latine à Isfahan sera définitivement perdue.

Cette nouvelle nous met en contact avec une réalité assez méconnue de plusieurs pays où le christianisme a une très faible présence et où l´intolérance religieuse continue à limiter et parfois asphyxier, la vie et mission de l´Église. D´autre part, nous savons que la présence humble et souvent invisible des chrétiens, est toujours une semence du Royaume de Dieu qui produit des fruits de compassion et de miséricorde en faveur des plus pauvres et faibles, et leur voix étouffée continue à annoncer aux gens des messages de paix et d´espérance. 

Vatican News

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Inés Arango: donner sa vie pour l´évangile

Quand nous parlons de la sœur Inés Arango, spontanément nous parlons aussi de l´évêque Alejandro Labaka, et la raison est que leurs vies se sont unies en notre mémoire et en notre cœur pour toujours depuis qu´ils les ont offerts par amour à leurs frères le 21 juillet 1987.

Si  cela n´avait pas été ainsi, Inés, comme n´importe qui parmi  nous, ses sœurs, dans la mission d´Aguarico ou à n´importe lequel  des 34 pays  où nous vivons, serait passée inaperçue dans les tâches les  plus quotidiennes et simples. Il serait resté quand-même, au cœur des gens, la trace et le témoignage de sa vie comme femme de foi, joyeuse, livrée à Jésus-Christ dans sa fraternité et pour ceux qui avaient le plus besoin d´elle. Combative, souhaitant ardemment vivre en cohérence avec ce qu´elle croyait… et pas beaucoup plus.

Quelqu´un me demanda un jour : qu´est-ce que le meilleur que l´on peut dire d´ Inés ? Et ma réponse sans aucun doute : qu´elle a livrée sa vie. La donation de la vie  qui n´est pas question d´un moment ponctuel, même si parfois cela arrive ainsi, comme cela fut le cas d´Inés … « le moment critique de livrer la vie ». Mais livrer sa vie est plutôt un « long moment » , un long chemin qui dure toute l´existence, jusqu´à la donner complètement, sans réserves.

C´est pourquoi, quand nous approchons la vie d´Inés, il est bon de nous rappeler ce qu´a été pour elle :  racine, fondement, source, nourriture, support, appui … tout ce qui est « derrière » sa personne, ce qui la construit.

Inés est née dans «  la ville de l´éternel printemps », à Medellin (Colombie), en 1937. Elle eut l´énorme chance de naître au sein d´une famille croyante, de profonde religiosité.  De ses parents et frères elle apprit comme par osmose, la valeur de croire, de prier, de servir le prochain … Une foi vécue avec liberté dans le quotidien, dans le plus simple, qu´elle a su rendre sienne tout au long de sa vie. D´eux aussi elle a hérité une vitalité et une énergie, un caractère et un sens des choses peu commun qui l´ont permis de faire face aux moments difficiles de son existence avec une extrême liberté.

Entre bêtises et  révoltes  adolescentes, Inés  grandissait dans la foi. Nous savons tous qu´il faut que la semence de la foi  soit semée et qu´elle germe et produise des fruits… et si possible des fruits abondants… C´est pour quoi il est important que la Parole nous soit annoncée avec la parole, le témoignage de vie … et, en plus : écouter, ne pas faisant taire en nous les inquiétudes, les désirs, les aspirations. C´est quelque chose de ceci qu´Inés a vécu.

Nous approcher aussi de sa vie pour constater ce qu´a résonné « au-dedans » d´elle, ce qu´a été le moteur de son existence, la raison dernière  qui l´a poussé à vivre en donation totale, a agir  sans peur des risques, ce qui l´a soutenu, encouragé, poussé le long du chemin. L´inquiétude missionnaire vécue dans sa famille, dans la paroisse, à l´école … fut  un semis abondant dans la personne d´Inès, comme semence qui trouve une terre adéquate, bonne. C´est que, Inès, depuis très jeune, n´a pas fait taire les inquiétudes. Elle raviva toujours le désir et elle su le nourrir  entre difficultés et souffrances. 

Et, bien sûr !, les tertiaires capucines ont aussi laissé  leur trace en Inés, lors de la vie quotidienne à l´internat, à Yarumal, avec le groupe des jeunes-filles, en laissant transparaitre sa façon d´être franciscaines, et, en plus,  capucines , et avec le « charisme », avec cette  « touche spéciale » qui leur  transmit leur fondateur Louis Amigó. Cette « touche spéciale » n´était pas autre que la donation inconditionnelle aux derniers, ceux à qui personne s’approche à servir… en vivant dans la simplicité et la joie de la charité fraternelle… nourrie dans la Parole de Dieu et l´Eucharistie. Donation inconditionnelle, par amour à Jésus-Christ incarné, fait l´un des nous, né de Marie ; par amour à Jésus-Christ Bon Berger, qui cherche  celui qui s´est égaré, par amour à Jésus-Christ qui a donné la vie pour nous, mourant sur la croix et ressuscitant. Tout ceci avec le style de la Sainte Famille, vivant en fraternité, disponibles, disposées et données. Les Tertiaires Capucines qui sont arrivées de l´Espagne en Colombie pour être missionnaires… Combien des fois a répété ceci Inés ! Étant déjà tertiaire capucine, elle le revendiqua parmi nous, dans sa propre Congrégation.

Nous pouvons imaginer Inés en cette ambiance. Sans doute, moments décisifs de semailles missionnaires en son cœur rêveur. Les rêves d´Inés deviendront petit-à-petit des désirs. Les désirs, à la fin, deviendront des réalités.

Entrons à nouveau dans la vie d´Inés pour voir comment, écoutant cette musique profonde qui la remplissait chaque jour de vigueur évangélisateur, elle put découvrir ce qui est « en avant ». Comment découvrit elle que la  vie n´a de sens que dans la donation, et, en plus, avec l´évangile en main, avec  le  susurre de notre charisme.

Les Sœurs Tertiaires Capucines, par désir exprès de notre Fondateur, nous avions reçu cette consigne : « être des aides-berger, cherchant la brebis perdue ». En langage d´aujourd´hui, il s´agit de vivre au service des derniers, des déshérités de la terre. C´est un appel à être des femmes  qui sont disposées à risquer, jusqu´a donner la vie si nécessaire.

Inés a vécu  exactement ceci. Elle avait appris à recevoir comme un DON ce vécu charismatique qui la marqua pour toujours ; et aussi comme une TÂCHE, comme un travail à réaliser et que personne pouvait faire à sa place. Inés était une femme très réceptive et combative, rêveuse et critique, heureuse  et chantante. La musique qu´Inés écoutait au-dedans de soi, unie à tout ce qui est en train d´arriver à tous ses frères les Huaorani, incline son cœur, chaque fois d´avantage, vers les derniers.

En ces jours du mois de juillet, proches du 21, le 34ème anniversaire de sa vie donnée ensemble avec l´évêque capucin Alejandro Labaka, nous sommes invitées à participer dans les événements que chaque année, en mémoire d´Alejandro et Inés sont organisés au Vicariat d´Aguarico, spécialement  à la 15ème marche à pied , cette année virtuelle, et aussi physique. Nous pouvons la rencontrer en leur web : www.alejandroeines.org

Célébrons aussi la donation de notre sœur Inés relisant sa biographie (Barro et vasija en la selva herida) de laquelle nous disposons maintenant  en cette page de la Congrégation en format PDF.

Divulguons sa vie parmi les jeunes. Voyons en elle le vécu accompli  de notre donation missionnaire au plus défavorisés. Mettons-la comme  intercesseur, demandant sa béatification.

Qu´Inés et Alejandro, disciples et missionnaires livrés au cœur de la   forêt équatorienne, soient pour nous bouchée d´air frais, murmure d´évangile, rumeur fraternel, feu évangélisateur…

Sr. Isabel Valdizán Valledor, Tc 

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« J´ai bien vu l´affliction de mon peuple, j´ai écouté sa clameur … »

Grâce à ma Congrégation des Sœurs Tertiaires Capucines, spécialement à sœur Ana Tulia López, Supérieure générale et son Conseil, sœur Yolanda de María Arriaga, Supérieure provinciale et son Conseil  de ma Province « Notre Dame de Guadalupe » et à la Conférence Latino-Américaine de Religieux (CLAR), qui m´a  proportionné  la bourse, il est devenu possible  que, depuis cinq mois j´initiasse un chemin de connaissance, accompagnement et découverte douloureuse d´une réalité de mort et de résurrection  par laquelle l´ Église est en train de passer aujourd´hui. Malgré la pandémie du COVID-19,  le nôtre a été le premier groupe international, multiculturel, en sa majorité de langue espagnole,  de l´Université Pontificale Grégorienne, qui parvient à terminer le Diplômé en Protection des Mineurs, de façon présentielle, pendant les mois de février à juin 2021.

Pas facile de reconnaître l´une des plaies par lesquelles aujourd´hui l´Église  doit initier un chemin de conversion et de réparation devant les situations d´abus. C´est illogique de vouloir faire parler Dieu dès le pardon, comme caractéristique d´un Dieu compatissant, ou prétendre  que la justice divine agit sur les actes peccamineux de l´humanité. Ce sont des réponses souvent erronées commises pour ignorer comment prêter attention aux victimes d´abus sexuel, ou bien que ce soit pour ne pas s´engager dans la tâche de restauration guérissante, où quelques-uns ne veulent pas assumer l´humiliation et il prévaut une attitude défensive pour le bon nom ou statut de l´Église.

Il correspond de rendre visibles les victimes qui se sont vues reléguées sans attention, raison pour laquelle il faut l´intervention de celles-ci, les accompagner avec une action empathique, leur prêtant une attention humaine et émotionnelle.

Ceux qui ont assumé leur responsabilité courageusement, ont dû apprendre comment supporter les processus des cas  et ont offert les moyens du traitement dû, ou indemniser les affectés.

Il faut l´attention de l´Église aux victimes avec reconnaissance, proximité, avec une bonne relation fraternelle qui permettra s´approcher comme le Dieu d´Israël  qui  écoute la clameur de son peuple (Ex 3,7), créant des espaces de dialogue, rencontre, où on s´incline pour connaître la souffrance et la douleur. Prêter attention aux besoins  des frères qui ont été affectés par les faits, offrant l´opportunité d´exprimer leurs sentiments, émotions, silences non partagés. Celle-ci est l´opportunité pour rétablir aux fidèles qui font partie d´une communauté avec une possibilité de se solidariser dans l´accueil, qui donne force pour se récupérer. C´est faire un chemin  de prévention et sauvegarde en communion ecclésiale, en créant des réseaux d´appui pour travailler en équipe  avec des Institutions, des professionnels, et avec ceux qui, en ce cours se sont tissés des liens fraternels pour créer un réseau d´appui, puisque nous avons reconnu que nous sommes aussi vulnérables et nous avons besoin d´être soutenus, accompagnés. Celle-ci sera la tâche avec les différentes commissions qui sont en train de se former dans les diocèses et paroisses, dans les congrégations religieuses, la CLAR et les diverses Conférences des Religieux au niveau international, où on va travailler pour la culture de la prévention.   

Le processus de guérison comporte l´accompagnement des victimes  sans être pressés, ne cherchant pas des résultats immédiats, mais, plutôt en soignant avec entrailles de miséricorde, en cheminant au même pas de celui qui charge les situations difficiles dans lesquelles chacun assume sa réalité avec responsabilité. Il s´agit d´écouter la clameur, s´incliner avec un regard profond comme Dieu l´a fait avec son peuple, écoutant, s´approchant, surmontant les préjugés, risquant, étant créatifs en invitant  à des gestes de tendresse pour qu´il se produise un processus graduel, patient. Un processus qui implique des relations  symétriques saines, de compréhension inclusive pour accueillir même les agresseurs. Dans  la communauté ou dans l´Église doivent exister des espaces pour l´attention avec ouverture, accueil, écoute attentive, en ambiance de liberté et de respect dans chaque situation, avec le regard de Dieu, compatissant, qui se laisse émouvoir pour la blessure causée. Ouvrir des nouvelles possibilités de comprendre la réalité vécue et construire  petit-à-petit un chemin de guérison partant du « témoignage verbal » en clé d´histoire de salut, percevant le Dieu de la vie agissant. Faire mémoire où transcende l´action de Dieu qui se révèle dans la douleur du passé pour donner sens au présent.

Dans sa tâche évangélisatrice comme mère, l´Église chemine à côté de ses fils et s´offre comme intermédiaire, puisqu´elle est en train de révéler le salut  à travers les faits d´une histoire personnelle dans laquelle se manifeste l´amour au milieu des souffrances, et elle offre un chemin de vie et d´espérance. Je fait l´écho des paroles de sœur Nathalie Becquart, à qui le Pape nomma en février 2021 comme l´une des deux Sous-secrétaires du Synode des Evêques, se référant à : « Tous, en tant que baptisés, nous sommes appelés à lutter contre le cléricalisme qui a été identifié comme la racine de n´importe quel abus, qui est toujours conséquence d´un abus de pouvoir ». Il est pourtant nécessaire de promouvoir le discernement pour chercher la coresponsabilité, la subsidiarité, avec un nouvel style de gouvernance, dans l´Église.  Faire chemin de synodalité avec la participation active de tous  les membres  dans la mission partagée, cherchant ensemble des consensus, partant d´un leadership libre, qui rend la communauté partie active dans la prise des décisions pour éviter proéminences, ou qu´on se replie en un narcissisme égoïste, pour surmonter les grandes tentations institutionnelles de la dissimulation, l´impunité, le silence et la tricherie…, reconstruire la cohérente articulation (sortant du dualisme) miséricorde-justice, synodalité-collégialité, vulnérabilité-précarité.

La culture de prévention s´initie dans la vie ecclésiale dans toutes ses structures, dimensions et représentativité  de tous les membres du peuple de Dieu. C´est la mission de l´Église, surtout avec les plus vulnérables (« minores ») pour annoncer la Bonne Nouvelle à toute la création dans le service oblatif sans domination.

À la fin de ce temps de grâce,  nous retournons à nos communautés, paroisses, diocèses avec l´espérance de servir et aider les plus vulnérables avec  l´exigence de l´amour, semant la culture du bon traitement.

Sr. PRICILA BRENES GRANADOS, TC  

https://www.dropbox.com/s/ckmetktzoy9xib5/video%20FINAL%20Diploma%20CCP%202021.mp4?dl=0

 

 

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L´éducation en temps de pandémie

C´est n´est pas un secret pour personne  que  le COVID-19 a pénétré toutes les sphères de la vie humaine. Cette pandémie nous a surpris  imprégnés en ce que nous appelions « normalité », endormis en nos commodités et nos  efforts personnels ; nous n´aurions jamais imaginé qu’une petite chose si minuscule aurait le pouvoir suffisant  pour  arracher en  temps record des milliers des vies humaines dans tout  le monde. Ni la condition sociale, ni la renommée, ni l´argent, n’ont servi de sauvetage. Une réalité qui  nous a fait voir que nous ne sommes pas aussi puissants que nous le croyions. « Notre vulnérabilité est resté à découvert », comme affirmait le pape François.

Cette pandémie a démasqué aussi les brèches existantes en des nombreux domaines de la société et  le champ éducatif n´a pas été une exception. Les systèmes éducatifs du monde se sont vus confrontés et  acculés à changer leurs dynamiques, les uns avec plus de vitesse et d´effectivité que les autres. Les grandes puissances du monde sont parvenues en peu de temps, à travers les moyens virtuels et digitaux, à donner continuité aux processus éducatifs. Malheureusement, pour les pays appelés  du tiers monde, la réalité a été très différente ; au manque de connectivité en divers territoires, s´ajoute le fait de ne pas compter avec des équipes et des dispositifs électroniques  pour pouvoir accéder aux cours virtuels et, comme donné clé en ce moment historique, une grande partie de la population  enseignante que l´on pouvait cataloguer comme « analphabète digitale », a aussi ralenti les processus.

Avec toute cette réalité surgissent des grandes questions qui défient les acteurs éducatifs : Quoi enseigner ? Pour quoi enseigner ? Comment évaluer ? Quoi faire en un cours virtuel ou comment concevoir un guide didactique de façon que l´on puisse maintenir vivant l´intérêt et la motivation   face à l´apprentissage ? Ce sont quelques unes des nombreuses questions qui comporte la réalité du COVID-19 au secteur éducatif. Il n´est pas simple de penser l´éducation aux temps de pandémie.

 

Aux premiers mois de confinement, des experts en éducation se sont prononcés en disant que l´école ne pouvait pas être la même lorsqu´on aurait la possibilité de rentrer en classe de forme présentielle, en ce que nous connaissons maintenant comme « alternance ». Et oui, ils sont nombreux ceux qui  auront  réussi cette innovation, urgente et nécessaire. Mais beaucoup d´autres, continuent submergés au sein d´une éducation traditionnelle qui ne pénètre pas la vie des étudiants, et ne les rend pas capables d´être des agents qui pourront transformer la société.

Par conséquent, les rôles et le scénario du processus éducatif ont changé. L´exigence n´a pas été uniquement pour les enseignants dans l´usage des moyens technologiques ou le besoin urgent de parvenir à une vraie transformation du curriculum vitae pour améliorer la qualité éducative ; aussi les parents et les soignants   se sont trouvés exigés à réapprendre à se situer dans la perspective de l´enseignement, chose pour laquelle ils n´étaient pas capacités ni habitués dans la plupart des cas, puisqu´ils sont nombreux ceux qui n´ont pas les outils ni le niveau éducatif basique pour accompagner le processus académique de leurs enfants . Ceci a crée du stress  et de la fatigue dans les foyers et même la désertion, surtout dans la population la plus vulnérable.

Même si on a toujours dit que le processus éducatif est un engagement qui concerne autant les institutions  éducatives que les familles, en théorie, jusqu´à avant la pandémie, uniquement la première instance assumait réellement cet engagement. Il faut reconnaitre que la tâche de nous « réinventer » a été assignée autant aux étudiants qu´aux parents et aux éducateurs.

On entend souvent une phrase qu´en son moment fut valable : « nous n´étions pas préparés », mais il est temps de laisser derrière cette justification et de nous armer de passion, de dynamisme et de créativité pour faire face au moment historique qui nous presse. Ce défi suppose reconnaitre le problème structural de l´éducation. La disparité dans les opportunités éducatives et technologiques est claire et c´est une réalité que l´on ne peut pas ignorer, mais nous ne devons pas pour autant écarter la possibilité de concevoir à l´intérieur des institutions éducatives un processus humanisant où la priorité soit former des étudiants résilients, capables de sortir d´eux-mèmes, comprenant la vie en un sens altruiste et conscients du besoin de travailler pour une écologie intégrale.

L´éducation du siècle XXI doit être une éducation qui tende, plus qu´à penser, à apprendre à vivre ensemble.

Des initiatives comme le Pacte Educatif Global, promu par le Pape François, cherchent justement à ouvrir des portes pour que, partant de l´éducation, puissent se créer des processus réels de transformation sociale. Le moment est maintenant. Ne perdons pas l´opportunité de donner une nouvelle signification, en partant des petites actions, à l´ambiance éducatif.

La pandémie nous a mis en face de ce grand défi et, partant de notre être et notre faire  en tant que Tertiaires Capucines, nous avons tous les outils pour donner une réponse cohérente avec l´Évangile  et avec la ténacité de notre Charisme.

Sr. Yuri  Tatiana  Amaya  Mendoza, Tc     

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Que nous l’aimions, que nous l’aimions en vérité

Avec  ces mots, devenus invitation, prononcées par la protagoniste de cet  article, notre sœur Rita White Arango, conclue le vidéo que nous offrons  (préparé par notre  sœur Iria Natalia Ágreda Abreu, avec la collaboration de plusieurs sœurs), où nous recueillons quelques coups de pinceau de la vie de notre sœur Rita, la plus  âgée de notre Congrégation en ce moment, qui fera le 27 juin rien de moins que 109 ans.

Nos mots écrits sont pauvres devant le témoignage  des différentes sœurs qui ont voulu partager quelque chose de ce que la sœur Rita a été dans leurs vies et dans la vie de la Congrégation, c´est pourquoi nous laisserons que les images et les voix  résonnent  et entrent en notre  cœur  reconnaissant envers le Seigneur pour la longue vie de Rita. 

Rita White Arango, qui reçut le nom de Sœur Pilar de Jésus de Manizales à l´entrée dans la vie religieuse, est le fruit de l´amour de Mr Henri et Mme Elise qui, ensemble avec le Seigneur ont fait arriver au monde cette grande femme  le 27 juin 1912 à Manizales, Département de Caldas, Colombie. Elle fut baptisée le 3 juillet de la même année. Les parents de Rita lui donnèrent  une bonne formation humaine et chrétienne ; son éducation fut forgée fondamentalement par la lecture et la compréhension des textes qui lui fournirent un bagage intellectuel admirable pour cette époque là.  

En 1932, Rita sollicita l´entrée dans  notre Congrégation des sœurs Tertiaires  Capucines de la Sainte Famille et le 2 juillet elle initia le Postulat à Yarumal  (Antioquia) suivi du Noviciat à cette même maison, le 29 mars 1933. Elle émit sa première profession le 25 mars 1934, jour dans lequel nous rappelons le mystère de l´Annonciation et le beau geste d´amour de Dieu de  s´incarner et devenir partie de notre humanité. Rita, sans doute, a su imiter son Seigneur tout au long de sa vie avec amour et donation aux autres… Le 22 janvier 1939 elle réalisa sa Profession perpétuelle à Yarumal, offrant au Seigneur tout son être, au service de son Royaume d´amour, dans notre famille religieuse…

Sœur Rita a travaillé la plus part de sa vie comme éducatrice, s´efforçant toujours  de transparaitre chez les  enfants et jeunes, le visage de Jésus Maître, qui accompagne et apprend aux autres l´amour de Dieu… Elle fut une femme attendrissante, laissant en ses élèves une profonde trace de l´amour à l´Eucharistie, à la Vierge Marie, à la Parole de Dieu et un  torrent des valeurs qui ont formés merveilleusement ses élèves  tant du point de vue académique et scientifique que spirituel, les préparant à pouvoir servir la société et  l´Église en  différents domaines.

Dans la vie personnelle de Rita, la prière, l´accompagnement des bons directeurs, la ténacité en tout ce qu´elle se proposait… l´ont aidé à être fervente, honnête, patiente, généreuse, constante, avec sens de responsabilité, prudente, disponible, joyeuse, organisée et elle jouissait d´une mémoire formidable, qu´elle a maintenu jusqu´à dernièrement. Rita a été et est une femme de foi, de dialogue ; passionnée de lecture, elle lisait avec prédilection les Demeures de sainte Thérèse ; elle sut sur-naturaliser l´ordinaire avec une religieuse maîtrise.

De 1934 à 1967, notre Sœur prêta ses services en différentes communautés de Colombie et en 1967 elle est passée au Venezuela, à la (alors) Province « Saint François » , jusqu´au 1991 où elle retourne à nouveau en Colombie, dans sa Province « Saint Joseph ». Rita occupa des postes de responsabilité dans quelques institutions telles que  Directrice dans différentes écoles, Économe  et Administratrice. Elle fut aussi Supérieure dans diverses communautés et aussi Maitresse des  novices, s´efforçant toujours de rendre gloire à Dieu avec tout son être et son faire. Même lorsque ses responsabilités étaient la réception, travaux divers, la bibliothèque et, aujourd´hui, membre de la communauté « Notre Dame de Montiel », de la Province « Notre Dame de la Divine Providence »  comme sœur ainée, Rita est toujours joyeuse et souriante, laissant transparaitre le Dieu vivant qu´elle aime tant…

Nous concluons comme nous avons commencé, demandant au Seigneur qu´Il nous enseigne à l´aimer et à l´aimer en vérité, comme notre sœur Rita nous invitait ; c´est ce qu´elle a essayé de vivre tout au long de sa longue existence.

Heureux anniversaire, Sœur Rita !

 

 

 

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Un homme engagé dans l´accompagnement et la formation des laïcs: Louis Amigó et Ferrer

En tant qu´êtres humains nous découvrons que nous ne pouvons pas cheminer seuls, nous avons besoin des autres pour grandir humaine et spirituellement. C´est ainsi que  nous voyons le besoin de scruter  les chemins  de l´accompagnement  et la formation,  parcourant les processus  qui  mènent  à mûrir la vie quotidienne, comme nous le rappelle le pape François (cf. EG 169).

La tâche de l´accompagnement et de la formation des laïcs peut nous conduire à la tentation de regarder le panorama avec incertitude et désespoir ; mais  l´expérience de Louis Amigó en cette mission, nous remplit de confiance, d´espérance, d´enthousiasme.

 

Et comment réalisa Louis Amigó cette mission ? Découvrons ses recherches, ses succès, ses limitations en cette tâche ; mais surtout, son enthousiasme, persévérance et confiance en Dieu et dans les laïcs, qui sont responsables de leur propre processus et s´engagent à partager la richesse de Jésus-Christ dans leurs vies.

La vision humaine et spirituelle du Père Louis part d´un concept centré dans la dignité de la personne, capable de se laisser transformer et de transformer l´Église et le monde qu´il habite. Nous ne pouvons pas oublier que Louis Amigó s´est formé en sa jeunesse dans quelques mouvements intégrés dans la spiritualité catholique laïque et engagés en un travail de promotion religieuse et sociale : l´École du Christ et la Congrégation de Saint Philipe Neri, raison qui influence  fortement  un apostolat d´accompagnement et de formation des laïcs, qui génère une transformation personnelle et sociale. Ainsi le montre dans ses écrits : «  le  Troisième Ordre est l´œuvre du Seigneur et il a produit une innovation dans l´Église et une transformation complète dans la société » (OCLA 1016-1017).

 

D´ailleurs, « l´homme est crée à l´image et ressemblance de Dieu » (Gn 1,27), et comme tel il a une dignité, celle «  d´être fils de Dieu » (OCLA 1323), c´ est pourquoi il faut travailler toujours dans la formation intégrale de la personne. Puisque, plus qu´une théorie scientifique, psychologique ou éducative, son accompagnement formatif avec les laïcs devient un style de vie qui marque, petit-à-petit, une façon particulière d´être, de vivre et d´évangéliser, se préoccupant d´incarner en sa personne et d´inculquer dans la vie du chrétien, l´engagement baptismal. C´est pourquoi, le Père Louis insista souvent  dans  la richesse, noblesse et dignité qui nous honorent et distinguent les chrétiens, rendus fils de Dieu et héritiers de sa gloire (OCLA 1329).

L´apostolat avec  les laïcs est présent  toujours dans la vie du Père Louis, comme capucin et comme évêque, enraciné dans le quotidien, se laissant illuminer par la pédagogie humaine qui utilisa Jésus avec ses disciples : le respect à la dignité de la personne, l´écoute de la réalité, l´utilisation d´un langage connu, familiarisé, contextualisé ; la lecture et l´interprétation des Écritures, la proximité et l´affection aux personnes.

Il assume depuis sa jeunesse, l´accompagnement comme une constante qui est présente en ses multiples activités formatives, principalement dans les Congrégations du Vénérable Troisième Ordre, les Filles de Marie et les Louis (OCLA 50). Son souci pour la formation des jeunes des deux associations fut orienté vers la vie chrétienne (OCLA 2170), avec  un accompagnement qui surgit comme un impératif dans le chemin de croissance des membres des groupes et avec une sagesse humaine et spirituelle incarnée en son époque, appliquée dans la vie quotidienne et soutenue par un témoignage de vie chrétienne vrai et convainquant.

Dans ce domaine, le sommet eut lieu au début de son ministère comme prêtre, avec sa nomination comme Commissaire du Vénérable Troisième Ordre, le 20 octobre 1881, avec toutes les facultés nécessaires… (cf. OCLA 60-62). La note 39 au pied de page  de OCLA 61, reprend l´avis du P. Melchor de Benisa sur le Père Louis en ce domaine : « Il avait un grand  discernement et œil clinique pour connaître ceux qui désiraient y entrer et il leur recommandait de ne pas  le rendre politique, mais totalement séraphique, étant dans les paroisses, le bras droit du curé… ».

Son  implication totale dans la formation des membres du Troisième Ordre  fut de les conduire à Dieu, partant de son  témoignage de vie ; ainsi témoignent les confrères , qui « le respectaient comme à un homme saint et suivaient ses indications avec diligence et joie ».

Le Père Louis poussa une formation qui  favorise  la ferveur spirituelle des membres des groupes du V.T.O.  qui se « propageaient  rapidement pendant les premières années de la restauration et  qu´ en 1893 ils arrivèrent au nombre de 17.864 les Tertiaires dépendants de la province Capucine de Toledo, de laquelle le Serviteur de Dieu était Définiteur Provincial » (cf. OCLA 62, note 40 au pied de page).

Louis Amigó travailla sans compter dans le progrès  et l´extension du V.T.O. auquel assistait une énorme multitude des fidèles ; l´organisation des groupes contribue fortement à sa croissance, de telle façon qu´ « ils sont arrivés à un nombre considérable des  frères et des sœurs… raison pour laquelle on pensa à fonder des nouvelles Congrégations » (OCLA 61). Il stimula aussi les membres du Troisième Ordre à participer dans des Congrès comme des espaces formatifs de même que dans d´autres célébrations (OCLA 2449).

Pendant son ministère épiscopal  il écrit des Lettres, des Circulaires et des Exhortations apostoliques où il demande à ses prêtres, entre autres, d´accompagner et former la vie chrétienne des « fidèles laïcs » avec zèle apostolique et spirituel, travaillant avec grand zèle et intérêt pour le salut des âmes et pour que Jésus-Christ soit connu et aimé par tous (OCLA 1142-1143) ; le travail sans compter et la restauration de la société qui s´est éloignée de Jésus-Christ ; pour cela il demande aux laïcs des deux sexes, de travailler pour cela puisque ils sont  mieux  écoutés  que les prêtres (OCLA 1147) ; la collaboration avec Jésus Bon Berger pour attirer au bercail les « brebis  égarées », les conduisant au champ de l´Église où elles peuvent se rassasier de la doctrine de Jésus-Christ (OCLA 1136) ; la formation des familles chrétiennes  comme appui  et soutient de la société, fixant les yeux dans le modèle de la Famille de Nazareth (OCLA 1102-1103) ; la lecture de la réalité dès la foi pour discerner les décisions sur les difficultés économiques, sociales, morales et spirituelles qui vivait la société (OCLA 297 ; 1054) ; la promotion et l´avance de la science, dont la source et l´origine est Dieu, comme moyen de progrès des peuples (OCLA 936) ; l´édification de la paix et de la justice qui proviennent de la miséricorde de Dieu (OCLA 656-657) ; la construction d´une société plus humanitaire où les grâces et les faveurs reçus de Dieu doivent s´employer en bénéfice des semblables, puisque le prochain nous devons le considérer comme à  nous-mêmes puisqu´il est notre frère (OCLA 1051). Celles-ci et beaucoup d´autres inquiétudes ont fait de Louis Amigó un homme engagé avec un accompagnement et une formation immergée dans la réalité chrétienne, sociale, politique et économique et en une transformation de la société qui a son fondement dans la charité et dans la doctrine de Jésus-Christ.

En plus de ceci, nous pourrions dire que Louis Amigó fut un homme capable d´apercevoir l´important rôle du laïc dans l´église et dans la société et de valoriser  le besoin de cheminer ensemble en synodalité, comme le rappelle aujourd´hui l´Église, pour construire le Royaume de Dieu. Ainsi le dit dans ces écrits : « les fidèles laïcs sont obligés à travailler chacun selon la sphère de son action, dans la propagation de la foi  pour que les hommes puissent connaître Jésus-Christ, soulignant l´énorme importance de l´apostolat  séculier » (OCLA 1147). Nous constatons que sa relation avec eux, était favorisée par une participation active et responsable dans les événements et les activités organisées, tant dans le domaine spirituel que dans le civil.

 

Aujourd´hui nous, les tertiaires capucines, nous nous sentons poussées à partager avec les laïcs le Don du Charisme (Const. 63), cadeau de l´Esprit pour toute l´Église, et pour l´extension du Royaume ; à promouvoir dès la nouveauté de l´Esprit Saint et du Père Louis un accompagnement formatif comme dynamique procédurale et intégrale, utilisant la pédagogie du Christ Bon Berger, image qui nous parle de l´expérience profonde de Jésus au soin de chacune de ses brebis ; à chercher des chemins qui nous ouvrent à une nouvelle mentalité, à  cheminer ensemble avec les laïcs et  à pousser  différentes formes d´être et de vivre, mues à compassion dès la miséricorde, le dépouillement et l´inclusion.                   

MARÍA ANABELLE CÉSPEDES MORALES, TC

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“Aide-toi et le ciel t´aidera”. Une formation autosoutenable

Depuis le début de la présence de notre Congrégation dans la République Démocratique du Congo, en 1971, concrètement à la Mission Kansenia, il fut prioritaire la création d´un “Foyer” (école-foyer). Le nom du dit Foyer, qui s´est maintenu dans le temps,   est  Kinzala, que l´on peut traduire  comme le foyer qui ne sèche jamais.

Accueillant l´invitation de notre Fondateur, le Père Louis Amigó, d´être toujours ouvertes aux signes des temps pour répondre aux besoins réels des personnes que nous voulons servir, les Sœurs qui ont commencé la mission en notre terre africaine, ont constaté la  précaire situation de la formation des jeunes-filles, raison pour laquelle elles ont mis en marche le Foyer qui existe toujours depuis 50 ans d´histoire.

Le Foyer Kinzala a comme objectif promouvoir intégralement  la femme, offrant aux jeunes-filles une plate-forme où elles-mêmes soient les agents de leur formation, participant activement dans les activités qu’on organise, déployant leurs dons dans la société comme personnes crées à l´image de Dieu, avec le droit à recevoir une éducation adéquate.

Tout ce qui est important a un prix dans la vie. L´éducation est l´une de ces dimensions importantes dans l´existence de chaque personne. Et l´éducation que les jeunes-filles reçoivent au Foyer Kinzala requiert un travail responsable à tout niveau, puisqu´il ne s´agit pas seulement de recevoir des contenus au niveau intellectuel, mais d´une formation pour la vie.

Les jeunes-filles qui accèdent au Foyer, proviennent en grand partie des villages éloignés de la mission et n´ont pas les recours suffisants pour pouvoir payer les dépenses de l´internat. C´est pourquoi que, hier et aujourd´hui, le Foyer lutte pour être auto-soutenable, en créant des stratégies d´autoformation et d´apprentissage, qui sont, en même temps un appui financier pour rendre réalité cette éducation intégrale dont nous parlions.

 

Comme souligne le Père Juan Antonio Vives, tc, en son livre « L´homme qui a mis sa confiance en Dieu », parlant de la méthode amigonienne dans l´éducation des personnes au  style de Jésus, « le jeune est, en définitive, l´agent principal de l´éducation. Des  nombreuses actions éducatives ratent  lorsqu´on ne donne pas le temps à l´élève pour les valoriser et les désirer. Même la meilleure mesure peut devenir pernicieuse et paternaliste, si l´élève n´est pas en condition de la recevoir.  En éducation, il ne suffit pas que l´éducateur cherche  faire le bien, il faut que l´élève désire et accepte ce même bien. Louis Amigó valorise énormément les moments de réflexion de la part de l´élève. Il savait que, uniquement celui qui prenne conscience de sa situation, décide  librement changer ».

 

Au foyer Kinzala nous avons fait de la jeune l´agent principal  de sa formation  et, en plus des cours d´alphabétisation et de culture générale, éducation primaire et secondaire, on les initie de façon pratique à l´économie domestique. On a des espaces pour apprendre la couture et la broderie, on cultive une bonne extension de terrain qui appartient au Foyer et on élève  des animaux pour la consommation domestique, de même que comme moyen de financement  du propre Foyer.

  • Alphabétisation et culture générale. Même s´il est préférable que les filles aient terminé l´école primaire, nous accueillons parfois quelques-unes qui ne savent ni lire ni écrire, puisqu´en certains villages il n´y a pas d´ école. Celles qui prennent conscience du besoin de se former et montrent volonté d´apprendre, nous leurs facilitons l´éducation adéquate à sa réalité et possibilités.  Actuellement il y a un groupe de 10 jeunes en ce groupe qui reçoivent aussi des cours de couture. Trois autres sont en train d´étudier l’éducation primaire et 32 l´éducation sécondaire.   
  • Ateliers de couture et brodérie. Comme nous disions, les filles qui n´ont pas terminé l´école primaire, en plus des cours d´alphabétisation reçoivent une formation pratique apprenant à coudre et à broder pour qu´elles puissent avoir un métier qui les aidera plus tard dans leurs lieux d´origine. Ce qu´elles produisent (nappes, robes, sacs…) est exposé à la vente et le fruit de celle-ci est source d´entrées pour le Foyer pour pouvoir acheter des nouveaux tissus et des matériaux.
  • Travail agricole. La plupart des jeunes ne peuvent pas payer les dépenses de l´internat en espèces. Alors elles cultivent le champ et, en ce moment elles sont en train de travailler trois hectares  pour l´obtention des produits de premier besoin, entre autres : maïs (2 ha.) haricots (demie ha.), arachides-mani et diverses sortes des tubercules (demie ha). et  des légumes qui contribuent à leur alimentation journalière.
  • Élevage des animaux. Les jeunes travaillent à tour de rôle, pour nourrir les cochons, chèvres, poules… et nettoyant  leurs dépendances. Les animaux sont consommés  pour la propre alimentation au Foyer mais aussi ils sont une source de financement. L´argent de leur vente sert à payer d´autre frais communs, des matériaux de couture ou la réalisation des différentes activités qu´on organise, toujours en appui de  la propre formation  des jeunes-filles. Tout le monde le fait avec enthousiasme  et joie.

Pendant tous ces années d´existence, sont passées  par le Foyer un bon nombre des jeunes-filles qui ont appris de la vie et pour la vie. Le manque des recours économiques n´a jamais été un frein qui empêcherait  de suivre leur désir de se former pour aider les autres. Ces femmes ont été des leaders responsables dans leurs villages, dans la société ; elles ont formé des foyers stables et ont appris à d´autres femmes ce qu´elles avaient appris à la sueur de leurs fronts, avec le travail de leurs mains… Expérience vécue d´être auto-soutenables  qui continue à leur servir pour mener de l´avant leurs familles, faisant réalité ce que dit l´adage populaire : « Aide-toi et le ciel t´aidera ».

L´éducation est un droit mais en même temps, c´est un privilège le fait d´apprendre a expérimenter que nous construisons ce chemin d´apprentissage, qui passe par valoriser le prix de la formation. La personne qui a travaillé pour rendre possible sa formation est entreprenante et s´adapte à la réalité de la société, en cherchant toujours  des alternatives pour s´en sortir de tant des situations où l´homme se sent laissé à son propre sort. Pour y parvenir, la conscientisation est un outil vital qui, dans le Foyer Kinzala aide la jeune à prendre conscience de la réalité et à se mettre à l´œuvre, participant pleinement dans toutes les activités proposées.

Nous rendons grâce à Dieu qui accompagne ses fils et ses filles en tout moment. Tout est grâce !

Sr. VIRGINIE  KAZADI  TSHILANDA , TC    

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Journée mondiale du refugié 2021

La Journée Mondiale du Réfugié de cette année 2021, qui sera célébrée  le 20 juin prochain, organisée par l´Agence de l´ONU pour les Réfugiés (ACNUR) est dirigée vers le pouvoir de l´inclusion est  a comme thème général : « Ensemble nous soignons, nous apprenons et nous brillons ».

Nous transcrivons quelques points du feuillet informatif qu´ils ont élaboré pour cette célébration :

« La pandémie du COVID–19 nous a appris que le succès dépende du travail conjoint. Chaque personne a joué un rôle important dans le soin de la santé des autres ; et, malgré les défis auxquels on fait face, les populations réfugiées et déplacées ont fait un pas en avant.

Si on leur donne l´opportunité, elles continueront à contribuer  à  la construction d´un monde plus fort, plus sûr et plus vibrant.  Cette année nous exhortons qu´on incluse les personnes réfugiées  et déplacées dans les écoles, les sports et les systèmes de santé. Pour nous récupérer de la pandémie, nous devons travailler en équipe.

Ensemble nous nous soignons. Nous nous soignons ensemble quand nous recevons tous l´attention sanitaire dont nous avons besoin. Aucune personne ne sera sauve tant que  toutes  les autres ne le soient pas, de façon que le monde ne puisse se récupérer de la pandémie du Covid-19 s´il ignore les réfugiés. Nous devons garantir que, comme n´importe quelle personne, les populations réfugiées  et déplacées, aient accès aux vaccins, aux médicaments, à l´attention médicale et à l´appui social.

Ensemble nous apprenons. Quand nous apprenons ensemble, nous construisons une communauté plus forte. Garantir l´accès à l´éducation entraînera notre bénéfice. Nous sollicitons que l´on génère des opportunités éducatives et des bourses pour la jeunesse déplacée. En plus, nous sollicitons qu´on élargit l´accès des étudiants réfugiés à l´éducation digitale.

Ensemble nous brillons. Nous brillons lorsque nous jouons ensemble comme une équipe. Le sport permet de guérir et de grandir, surtout aux personnes qui ont dû fuir les conflits et les persécutions. De même, nous sollicitons que les programmes sportifs pour les personnes refugiées, reçoivent plus d´appui.  Aussi, nous exhortons à appuyer les équipes Olympique et Paralympique de réfugiés qui compéteront aux Olympiades de Tokyo.

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3 Juillet: journée de la Famille Capucine

Le 3 juillet 1528, le Pape Clémente  VII, avec  la bulle “Religionis zelus”, approuva l´Ordre capucin, l´un des bourgeons de reforme qui surgit au sein de la famille des Frères Mineurs, par l´initiative des quelques frères qui sentaient l´inquiétude de revenir à une vie plus en accord avec les origines de la Fraternité franciscaine, renforçant la vie de  contemplation, récupérant une plus  grande austérité dans le vécu de la pauvreté et réaffirmant  la mission évangélisatrice à travers la prédication populaire et la présence dans des  lieux de frontière. L´origine de l´Ordre capucin, comme celui d´autres ordres et Congrégations, est  indubitablement en relation avec le mouvement  de réforme qui se produisit  dans l´Église catholique en réponse à la provocation crée par les communautés chrétiennes qui, sous différentes mais en même temps semblables motivations, étaient en train de se séparer de l´Église de Rome et rompaient leur communion avec la Pape.

Avec le temps, les Capucins se sont affirmés comme un Ordre nombreux et significatif dans l´Eglise et, depuis ses origines au XVI siècle, ils se sont caractérisés par le témoignage de sainteté dans le quotidien et dans le simple. Leur présence au milieu des gens à travers le ministère de la prédication, la confession et, précédemment aussi comme mendiants et aumôniers dans des lieux de douleur -hôpitaux, cimetières, prisons- et leur engagement dans  l´accompagnement et formation spirituelle des groupes des laïcs du troisième Ordre Franciscain (aujourd´hui Ordre Franciscain Séculier), ont contribué à la croissance de la foi dans le peuple de Dieu et même à la naissance des familles religieuses inspirées dans la spiritualité franciscaine-capucine, parmi lesquelles se trouve celle des Sœurs Tertiaires Capucines de la Sainte Famille.

 

Le Père Louis Amigó fut un authentique capucin qui est resté  lié à l´Ordre  même étant fondateur et évêque  et il voulut que les deux familles religieuses qu´il fonda, ne perdissent  jamais l´esprit franciscain-capucin (cf. OCLA 1920) et qu´elles  fussent  agrées à l´Ordre Capucin (cf. Iriarte L. , Histoire de la Congrégation, page 53).

La Congrégation des Sœurs Tertiaires Capucines fut agrée à l´Ordre en 1905 par volonté expresse du Père Louis Amigó qui, avec cet acte, voulu la rendre partie prenante du patrimoine spirituel de sa famille religieuse d´origine et, en même temps, greffer en elle la richesse de son charisme spécifique. Nous devons reconnaitre que les frères capucins ont joué et jouent un rôle important dans l´histoire des sœurs Tertiaires Capucines, tant dans l´ accompagnement pour leur formation franciscaine comme ouvrant et parcourant avec elles les chemins de la mission ; aussi, là où on cultive plus ce partage, on perçoit la beauté du charisme vécu dès le féminin et le masculin.

Le 3 juillet, anniversaire de l´approbation de l´Ordre des Capucins, toute la famille capucine est appelée à célébrer avec  gratitude leur présence dans l´Église, réaffirmant leur engagement de fidélité au charisme initial enrichi avec le spécifique des nombreuses congrégations qu´ont jaillit d´un cœur authentiquement capucin.

En d´autres moments, en cette date on avait réalisé des rencontres de famille qu´ont renforcé les liens de fraternité ; cette année cela ne sera pas possible  mais rien ni personne peut nous empêcher de vivre cette journée avec un souvenir spécial dans la prière  nous sentant membres d´une famille plus ample avec laquelle nous échangeons des dons spirituels et affection fraternelle. 

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Marie, secours des chrétiens : jour de prière pour L´église en Chine

Hier, le Pape François, dans la prière du Regina coeli, rappelait aujourd´hui, 24 mai, que « les fidèles catholiques en Chine, célébreront demain  la Fête de la très Sainte Vierge Marie, Secours des chrétiens  et Patronne céleste de leur pays ». 

Cette fête établie en 2007 par Benoit XVI, célèbre que « la Mère du Seigneur et  de l´Église est vénérée avec une dévotion particulière au sanctuaire de Sheshan, à Shanghai, et elle est invoquée assidûment par les familles chrétiennes, dans les épreuves et dans les espérances de la vie de chaque jour. Qu´il est bon et nécessaire que les membres d´une famille et d´une communauté chrétienne soient chaque fois plus unis dans l´amour et dans la foi ! », disait le Pape François. « Pour cela je vous invite à accompagner avec une fervente prière les fidèles chrétiens en Chine, nos chers frères et sœurs, que je porte dans le plus profond de mon cœur. Que l´Esprit Saint,  protagoniste de la mission de l´Église dans le monde, les guide et aide à être des porteurs de la bonne nouvelle, témoins de bonté et charité, constructeurs de justice et de paix dans leur patrie ».

Depuis la prise du pouvoir par les communistes en Chine en 1949, le pays n´a pas maintenu des relations diplomatiques officielles avec le Saint Siège. Parmi les points de discorde est que la Chine exige au Vatican de couper ses contacts avec le Taiwan et, surtout la question de la nomination des évêques. En septembre 2018, le Saint Siège conclut  un accord provisoire avec Pékin, avec  lequel le Pape François leva  les excommunions  de plusieurs évêques sacrés sans son accord mais reconnus par les autorités chinoises.  Pour sa part, Pékin a reconnu uniquement un petit nombre des ceux qu´on appelait évêques de l´Église clandestine.  Des 101 évêques chinois actuels, uniquement 36 sont clandestins.

Selon diverses informations, plusieurs membres du clergé ont été  arrêtés en Chine ces dernières semaines. La  police a détenu le préfet apostolique de Xinxiang, Mgr Joseph Zhang Weizhu, de 63 ans, sept prêtres et dix séminaristes. La préfecture de Xinxiang n´est pas reconnue par les autorités chinoises,  c´est pourquoi les activités des prêtres et des laïcs qui sont en relation avec elle, sont considérés des activités criminelles.

Comme dénonçait l’évêque de Bamberg en Allemagne, Mgr. Ludwig Schick, il y a un effort décidé par les autorités chinoises pour que les enfants et jeunes n´approchent pas la religion. « Chaque fois en plus des lieux, les autorités chinoises  interdisaient  systématiquement que les mineurs entrent en contact avec la religion. Les interdictions qui ont existé pendant longtemps, maintenant on est en train de les appliquer en tous les niveaux de la Chine ». On a retiré tous les  symboles religieux des orphelinats catholiques et on a pris plus de mesures du même type en une lutte pour le leadership contre les religions, spécialement contre les églises chrétiennes, mais aussi contre les musulmans ».

Source : OMPRESS-ROME (Le 24-05-2021)