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Celebrant les 120 ans de l´approbation pontificale

Le 25 mars prochain, dans la solennité de l´Annonciation du Seigneur, les Sœurs Tertiaires Capucines de la Sainte Famille, nous serons en fête en commémorant le 120ème anniversaire de l´Approbation Pontificale de notre Congrégation et Constitutions, émise par Sa Sainteté Léon XIII.

La Congrégation fête aussi en cette date « Le jour de la Mission Tertiaire Capucine », parce que la fête de l´Incarnation est la révélation de l´amour de Dieu répandu pour nous donner vie. 

C´est aussi la fête de la disponibilité de Marie qui illumine la vie de toute Tertiaire Capucine, pour vivre disponibles rendant présent l´amour de Dieu là où il faut le plus. 

Nous félicitons les sœurs missionnaires de la Congrégation et nous nous disposons à vivre en mission avec tout ce que nous sommes et ce que nous faisons, dans le lieu où l´obéissance nous a placé. 

Nous remercions le Seigneur pour le don merveilleux de notre Père Fondateur, Louis Amigó et Ferrer et pour le don de notre vocation  et charisme dans et pour l´Église.



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Journée internationale de la femme

Chaque 8 mars, le monde et l´Église fêtent le Jour International de la Femme. Cet événement, dont les origines datent du début du XX siècle, doit interpeller les nations pour qu´elles puissent renforcer les conditions qui garantissent la participation de la femme dans tous les domaines sociaux.

Dans le cadre de cette commémoration des différentes luttes féminines, nous voulons partager un texte du père Javier Leoz, actuel pasteur de la paroisse de Saint Laurent, de la vieille ville de Pampelune, Navarre-Espagne. 

BÉATITUDES  DE  LA  FEMME
  • Bienheureuse la femme qui décide quoi faire et comment le faire  … Parce qu´elle se sentira représentante et pas seulement représentée. 
  • Bienheureuse la femme qui ne lutte pas uniquement pour un jour … Parce qu´elle se rendra compte de ce que tous les jours de l´année sont un appel à travailler pour ses droits et ses obligations.
  • Bienheureuse la femme que, loin de manquer de courage, elle entreprend  n´importe quelle action  pour  ne pas voir sa conquête difficile … Parce qu´elle vérifiera que sa voix sera opportune et précise et elle sera  tenue en compte.
  • Bienheureuse la femme qui est consciente du chemin parcouru … Parce que cela lui donnera courage pour supporter les obstacles qu´on doit encore surmonter pour sauver  l´égalité  en opportunités et en conditions.
  • Bienheureuse la femme qui  ne se sent  ni un luxe ni, encore moins, un  joli vase décoratif … Parce qu´elle continuera à exiger, non pas une aumône mais ce qui lui correspond en dignité et justice.
  • Bienheureuse la femme qui découvre qu´elle n´est « ni plus ni moins » mais qu´elle est « égale » … Parce qu´elle fera l´indicible pour que rien ni personne puisse l´infravaloriser ni lui enlever son initiative et son dynamisme.
  • Bienheureuse la femme qui se révolte contre la violence domestique et dénonce sans peur  et sans trembler la maltraitance qui l´humilie … Parce qu´elle rendra visible et compréhensible  la distance qui existe encore pour atteindre ses droits fondamentaux.
  • Bienheureuse la femme qui lit et écrit, étudie et se forme,  croit et aime, rie et pardonne, accompagne et aide, célèbre et travaille, l´aventurière et courageuse, entreprenante et juste  … Parce qu´elle sera semence et point de référence pour celles  qui, même au milieu des objectifs atteints, ne peuvent parler ni sourire, travailler et triompher, décider ou conseiller, parce qu´elles sont reléguées à un deuxième  plan ou au silence qui  musèle.
  • Bienheureuse la femme qui lorsque les forces de la terre lui manquent … sait regarder le ciel et écouter la voix de DIEU : «  Je serais avec toi tous les jours, dans tous tes  projets ».   
  • Bienheureuse la femme qui, contemplant Marie, est disposée comme elle à rompre les moules et aller contre courant pour faire irruption, comme elle aussi, dans l´histoire.  Amen.  
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La crise en Ukraine est au coeur de l ´ eglise

L´Église  n´éloigne pas ses yeux de la difficile situation que vit l´Ukraine. Le danger d´une possible invasion de la part de la Russie, continue à lever des tensions au niveau international.  Cette situation est provoquée par les exigences de la Russie à l’OTAN et aux États Unis pour que, aucune ex république soviétique puisse s´unir à  l´alliance occidentale. 

Mgr. Dionisio Lachovicz, Évêque des catholiques ukrainiens en Italie, montra la grande préoccupation avec laquelle les fidèles de cette nationalité sont en train de vivre le conflit entre leur pays et la Russie. En déclarations à Vatican News, il signale que la tension qu´on est en train de vivre est « très  très haute » et  il assura que « nous ne pouvons faire rien d´autre que prier, avec l´espoir  que nos leaders  politiques puissent trouver une solution diplomatique».

Le Prélat ajouta que la cause de tout « est la logique impérialiste » qui fait que « nous donnons un pas en arrière au lieu d´un pas en avant à la recherche du  dialogue ». L´ Évêque des  ukrainiens en Italie assura que l´Ukraine « est le seul pays vraiment démocratique de l´ancienne ‘Union Soviétique’ et ceci « n´est pas bon aux yeux des autres, c´est pourquoi  il y a un désir de  détruire ».

Mgr. Dionisio Lachovicz avertit que l´Ukraine est déjà passée par l´expérience de la guerre « qui fit que presque sept millions d´ukrainiens  mourussent  de faim.  Devant ceci, le Prélat assura que « la vie chrétienne est  aide, participation et vie donnée pour  l´autre », c´est pourquoi  on ne peut pas appeler chrétiens ceux qui prêchent la culture de la mort et la guerre ». 

Le Nonce Apostolique en Ukraine, quant à lui, demanda de construire une plus grande entente entre les Églises, puisque, « plus nous serons unis, plus forts serons-nous au-dedans et plus capables de rendre témoignage de l´Évangile aux autres ».

De même, l´Ambassadeur de l´Ukraine devant le Saint Siège, Andriy Yurash, lamenta depuis Kiev le fait d´être en train de vivre « une situation terrible, pas seulement pour l´Ukraine, mais aussi pour l´Europe et pour le monde entier ». 

« Le peuple ukrainien est plus uni que jamais. Ici on respire une ambiance de grande solidarité », signala l´Ambassadeur, qui remercia les paroles du Pape François et son appel à la paix. « L´appui spirituel du Pape François est vital pour nous. Le Saint Siège s´offre comme médiateur, l´initiative existe déjà, et nous remercions beaucoup cette disponibilité, assura-t-il.

Le 8 février passé, le Pape François reçut au Vatican le Président de l´Ukraine, Volodymyr Zelenskyy . L´audience privée entre le Saint Père et le Président de l´Ukraine dura une demi-heure. À la fin de la rencontre, le Pontife offrit  au  président Zelenskyy un médaillon de Saint Martin de Tours qui, indiqua le Pape, « il aidait les personnes nécessiteuses et en difficulté, et  il  ajouta que, donc, dans une situation si difficile qu´une guerre, il espérait que saint Martin protégerait son peuple ».    

Malheureusement, ce que l’on craignait depuis des jours s’est produit et le monde assiste à une nouvelle guerre. Dans la nuit du 24 février, la Russie lança des opérations militaires sur le territoire ukrainien. Les explosions et les sirènes d’alarme ont commencé à se faire entendre à l’aube, notamment dans la capitale, Kiev. Des milliers de personnes, femmes et enfants, fuient la guerre, cherchant un endroit plus sûr dans les pays frontaliers, dont la Pologne et la Slovaquie. Malgré la menace du président Putin qui a déclaré : «Quiconque essaie de créer des obstacles et d’interférer avec nous sait que la Russie répondra avec des conséquences sans précédent», un immense réseau de solidarité s’est créé pour accueillir les réfugiés de guerre ; nos sœurs y sont également présentes.

L’espoir est maintenu que lors de la rencontre entre la délégation de la Russie et de l’Ukraine, une solution pacifique pourra être trouvée par le dialogue et la bonne volonté pour le bien de tous, mettant fin au conflit armé. Pendant ce temps, des millions de personnes dans de nombreux coins du monde manifestent contre cette guerre absurde.

Nous aimerions pouvoir publier des nouvelles de paix et de réconciliation la prochaine fois. Le pape François a invité tout le monde à une journée de jeûne et de prière le 2 mars, mercredi des Cendres. Puisse notre prière incessante et confiante pour la paix atteindre ce don précieux et rare dans notre monde.

Source : Aciprensa     

Photo : Vatican Media  

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24/7 En Famille

Lorsqu´on pense dans la famille, il est facile de se rappeler des milliers des situations que nous accompagnons ou écoutons ou même que nous vivons à l´intérieur de nos propres entourages familiers. Notre spiritualité, justement enracinée au sein de la Famille de Nazareth, nous réclame cette présence, cette parole et ce geste toujours opportun et nécessaire en un scénario si important que celui de l´entourage familier dans la vie humaine.

On a voulu appeler cet article 24/7 EN FAMILLE, pour représenter analogiquement que le vécu familier  implique la totalité de l´être. Entrer et sortir, nuancer le temps à la maison avec le temps en dehors, c´est le propre de la vie et  ce à quoi habituellement on appelle quotidienneté et qui se compose d´activités, habitudes, coutumes, idiosyncrasies et formes de mener en avant les obligations, les routines, le temps de  détente et d´affection. Le quotidien est armé d´une infinité de petits détails qui deviennent naturels à tel point qu´ils se tournent imperceptibles et deviennent si invisibles et courants qu´ils peuvent arriver à s´automatiser.

Uniquement quand pour une certaine raison, on traverse des situations réellement cruciales comme c´est le cas de la pandémie en ces temps, ou aussi lors d´un accident, une perte ou  n´importe quel autre événement qui interrompe le cours de la vie quotidienne, on constate que nous sommes liés à nos coutumes. 

Entrer et sortir, comme nous venons de dire, fut le commun de notre vie, mais que se passe-t-il  quand, par obligation on ne peut pas sortir ou simplement la vie impose de façon précipitée et hostile, changer les habitudes et rythmes de vie ?

Chaque famille a ses points forts et ses valeurs dont elle se sent orgueilleuse ; ils sont des motifs pour expérimenter gratitude et même satisfaction. Mais aussi des points faibles, des zones difficiles de conflit et problématiques avec lesquelles il faut combattre. Pour tant, en ces temps-ci, il vaut mieux une pause de ce qui n´est pas résolu et de ce qu´on voudrait modifier et faire place à la patience, la compréhension et la joie. 

Pour tous les êtres humains, la famille est l´élément identitaire qui marque et définit presque au complet sa façon d´être dans le monde, ses valeurs, sa manière de se mettre en relation et même, ses options de conscience. Que ce soit parce que on a eu le privilège de grandir au sein d´une famille qui a beaucoup des liens et qui offre une base sûre comme appui à l´auto-affirmation du moi dans l´étape infantile, préadolescente  et/ou juvénile, parce qu´elle offre appui aux idéaux de vie, sécurité émotionnelle et  solvabilité économique aux besoins vitales d´un être humain. Ou, au contraire, parce que, en elle, on laisse de côté tout ce que nous venons de dire et, pour cela, on fait face à la vie avec peur, abandon, rage ou douleur.  

L´appartenance sera toujours un besoin vital qui presse de suppléer pas seulement par rapport au matériel, mais, en plus, qui procure contention émotionnelle. On peut être parents, fils ou frères ; quelque soit le rôle où on se trouve il sera nécessaire de s´expérimenter comme faisant partie d´une famille 24/7, c´est-à- dire à temps complet et sans perdre de vue l´individualisation et le projet personnel, trouver là la solidité humaine qui garantit une vie pleine de sens et de valeur.

On ne peut pas parler de la pandémie en temps passé, parce qu´il est évident qu’on doit encore faire face à un cumul de situations et menaces avec lesquelles ce fait historique a changé le rythme quotidien de la vie. Mais on peut dire quelque chose par rapport à des situations comme celle-ci : Des situations semblables ont déjà donné l´opportunité de relire et interpréter beaucoup d´aspects de la vie, que les coutumes et routines ne permettaient pas de remarquer. 

« Les humains, souvent, nous sommes ainsi : Dans les situations les plus difficiles nous avons l´habitude de trouver des recours que nous ne soupçonnions même pas  avoir, et il est aussi fréquent qu´aux moments d´horreur surgisse le merveilleux, comme ces fleurs qui grandissent dans les cailloux »  (Rodriguez, s.f).

Il est temps de regarder dès l´intérieur vers l´extérieur tous les insoupçonnés recours qu´a suscité ce temps et même si chaque famille a sa propre et singulière façon de mener sa vie, et bien sûr, que ceci vaut aussi pour les jours normaux loin de la pandémie ou dans la pandémie, en définitive, on ne devrait pas parler des formules magiques pour que le temps que nous vivons ensemble soit « idéal ». Ce qu´on pourrait certainement dire par rapport à ceci est que devoir être temps de qualité 24/7 ne symbolise pas que l´on devrait être ensemble, mais, mieux encore, tout le temps où nous devons nous sentir « faisant partie de …» Aucun devrait rester en dehors du dialogue, de l´écoute, du baiser et de la compréhension nécessaire pour qu´ il trouve là, l´amour inconditionnel que dans  d´autres milieux est toujours conditionné. 

Sr. Sandra Milena Velásquez Bedoya, tc

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Message pour la journée mondiale de la vie consacrée 2022

“CHEMINANT  ENSEMBLE”

La vie consacrée est au cœur même de l´Eglise » (Vita consecrata nº 3). Ce sont les paroles de l´exhortation apostolique  post-synodale sur la vie consacrée qui recueillant  le riche soutien  de l´héritage  du Concile, a marqué, comme sûre boussole, le chemin de tous les consacrés pendant ces derniers vingt cinq ans. Comme don précieux et nécessaire  pour tous les chrétiens, la vie consacrée déploie son être dans la vie, la sainteté et la mission ecclésiale.

Suivant la stèle du Concile Vatican II, le Pape François a convoqué tout le peuple de Dieu à se situer en « mode synodal » convoquant une Synode sous le titre « Pour une Église synodale : communion, participation et mission », qui  culminera en octobre 2023. Le regard est placé à  « nous orienter, pas occasionnellement mais structuralement, vers une Église synodale ». La raison l´avait déjà expliqué le pape quelques années avant : Le chemin de la synodalité est le chemin que Dieu attend de l´Église du troisième millénaire ». Et l´Église « n´est pas autre chose que ce « cheminer ensemble » du peuple de Dieu par les sentiers de l´histoire qui vient à la rencontre du Christ le Seigneur ». 

En un sens ample et de façon plus générique, la synodalité désignerait : « Le style particulier qui qualifie la vie et la mission de l´Église exprimant sa nature comme le fait de cheminer ensemble et de se  réunir en assemblée du peuple de Dieu convoquée par le Seigneur Jésus dans la force de l´Esprit Saint pour annoncer l´Evangile. Il doit s´exprimer dans la manière ordinaire de vivre et d´agir de l´Église. Ce modus vivendi et operandi se réalise moyennant l´écoute communautaire de la Parole et la célébration de l´Eucharistie, la fraternité  de la communion et la responsabilité et participation de tout le peuple de Dieu, en ses différents niveaux et dans la distinction des divers ministères et rôles, en sa vie et mission ».

Les  consacrés sont des « chercheurs et témoins passionnés de Dieu » dans le chemin de l´histoire et dans les  entrailles de l´humanité. Cheminer ensemble est un exercice de besoin et une expérience de beauté. Le besoin nait de l´exigence de l´Eglise de fortifier les synergies en tous les domaines de la mission. La beauté jaillie en contemplant le témoignage de ceux qui sont appelés par la même vocation à vivre en fraternité et à donner la vie pour le Royaume au service des frères. 

De cette façon, recueillant l´invitation du Pape François, la XXVI Journée de la vie consacrée a comme devise : « La vie consacrée, cheminant ensemble ». En évoquant la catégorie chemin, nous ne pouvons que tourner notre regard  à Jésus lui-même qui se proclama « chemin, vérité et vie » (Jn 14,6), qui parcourut le chemin de la montée à Jérusalem jusqu´à la croix pour rétablir une nouvelle alliance entre Dieu et les hommes (Lc 9,51) et une fois ressuscité, « Il se mit à cheminer avec eux » (Lc 24,15) pour découvrir aux disciples la vérité de la Parole, la force du sacrement et le dynamisme de la mission.

Reprenant l´expérience du Seigneur, la foi des premiers chrétiens fut identifiée comme « le chemin » et dans les premiers pas de la communauté apostolique nous avons déjà un référent fondamental dans le Concile de Jérusalem (Actes 15) où les catégories chemin, discernement et église ont  trouvé leur point de rencontre et sont arrivées ainsi à cristalliser dans la doctrine des Pères : « Synode est le nom de l´Eglise ».

Pour la vie consacrée, l´invitation à cheminer ensemble suppose le faire en chacune des dimensions fondamentales de la consécration, l´écoute, la communion et la mission.

Cheminer ensemble dans la consécration signifie être conscients de l´appel reçu,  de la vocation partagée et de la vie donnée. Au fond, cela suppose se rendre compte de ce que, à Dieu on ne le trouve qu´en cheminant. Uniquement quand nous nous mettons en recherche (ton visage je chercherais, Seigneur) et nous nous laissons rencontrer par Lui, se produit la rencontre miraculeuse entre l´appel divin par pure grâce et la réponse humaine totale et sans conditions. Partager le chemin comme des pèlerins de l´éternité nous rappelle à tous la force de la dimension prophétique  de la vie consacrée, qui trouve sa source dans la suite de Jésus et dans la force de la fidélité de savoir qui nous a appelé et en qui avons-nous mit notre confiance   (cf. Tim 2,12). Quand les personnes appelées à une spéciale consécration sont capables de déployer cette confiance pleine en Dieu, alors il est possible qu´elles soient une voix et une interpellation « pour réveiller le monde ». La conviction que ce temps synodal est temps de grâce et temps de l´Esprit anime tous les consacrés à renforcer la consécration en vivant ce moment comme une opportunité de rencontre et proximité avec Dieu et avec les frères. 

Cheminer ensemble dans l´écoute de la parole de Dieu. Ce chemin commun pour rencontrer Dieu ne peut se faire que dès l´écoute qui est une autre des clés fondamentales de la synodalité : « Une Église synodale est une Église de l´écoute, sachant que, écouter est plus qu´entendre ». Aiguiser l´ouï pour écouter l´Esprit, les frères avec qui on partage la vie et l´humanité blessée avec ses joies et ses tristesses, c´est la meilleure garantie pour cheminer ensemble par les sentiers de la fidélité à la propre vocation. La vie consacrée qui nait de l´écoute de la Parole et qui accueille l´Évangile comme norme de vie, peut être considérée « comme une « incarnation » de la parole même de Dieu, écoutée méditée et intériorisée ». Il est temps d´intensifier la prière, qui est, pour toute vie chrétienne, comme l´air dont nos poumons en ont besoin. Quant à elle, la vraie écoute requiert trois conditions : réciprocité, respect et compassion. Elles sont toujours nécessaires la sincère communication, l´empathie et l´ouverture du cœur, pour recevoir la vérité que l´on puisse nous communiquer. Uniquement ainsi, les consacrés peuvent trouver les chemins d´une authentique  croissance et  se convertir en témoignage interpellant au milieu de la société, laquelle ferme parfois les ouïs à la voix de Dieu et au cri des plus faibles.

Cheminer ensemble dans la communion. Les consacrés sont appelés à être dans l´Église et dans le monde des « experts en communion », témoins et artisans de ce «  projet de communion » qui constitue le sommet de l´histoire de l´homme selon Dieu. Cette communion doit se manifester, en premier lieu, avec Dieu, aimé sur toutes les choses ; en plus, avec tous ceux avec qui on partage la vie, la prière et la mission dans l´expérience quotidienne, en configurant ainsi un signe de fraternité. Finalement, la communion s´ étend à toute l´humanité ayant  besoin de cicatriser des blessures et soigner des plaies. La communion ecclésiale, qui n´entraine pas uniformité,  est le sceau du discernement et la vérification du chemin synodal. C´est pourquoi, cheminer ensemble en unité et harmonie invite les consacrés à renforcer la communion à l´intérieur des familles charismatiques, avec d´autres Instituts, favorisant l´intercongrégationalité et, surtout, dans l´église locale, en intensifiant l´implication et la participation dans la vie diocésaine.

Cheminer ensemble dans la mission suppose découvrir «  la douce et réconfortante joie d´évangéliser » (EN nº 80) et expérimenter simultanément  la joie de croire et celle de communiquer l´évangile. Nous savons qu´une Église synodale est une Église en sortie et que la synodalité est ordonnée à animer la vie et la mission évangélisatrice de l´Église. La mission en clé synodale passe par  le dialogue, l´écoute, le discernement et la collaboration de tous les acteurs de l´action missionnaire. Pour la vie consacrée, cheminer ensemble suppose renforcer la coresponsabilité et l´engagement dans la mission de l´Église locale apportant ses dons charismatiques sans jamais perdre de vue la disponibilité à l´Église universelle. Cette mission qui doit être réalisée en communauté missionnaire se traduit en multiples formes, que ce soit dès la prière du cloître, la liturgie de la paroisse, la chambre de l´hôpital, la classe de l´école ou dans la rencontre à pied de rue. Les consacrés, chacun avec ses dons et charismes, contribuent à enrichir la mission de l´Église et même à rendre possible que la semence de l´Évangile puisse arriver par capillarité aux milieux beaucoup plus profonds.  

Pendant que nous avançons dans le chemin synodal, nous rendons grâces à Dieu par le don de la vie consacrée qui enrichit l´Église avec ses vertus et charismes et qui montre au monde le témoignage joyeux de la donation radicale au Seigneur. Pendant qui continuent à être mémoire et signe scatologique, les personnes consacrées édifient le corps du Christ et sont témoins du Royaume au milieu du monde. De cette façon, rêvant ensemble, priant ensemble et participant ensemble contribuent décisivement à ce que l´église synodale ne soit pas un  mirage, mais un vrai rêve qui peut devenir réalité.

Commission Episcopale pour la Vie  Consacrée (écrit par : IGLESIAACTUALIDAD) 

 

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Convocation au XXIII Chapitre general Sœurs Tertiaires Capucines de la Sainte Famille

Le 2 février, fête de la Présentation de Jésus au Temple, la Supérieure générale des Sœurs Tertiaires Capucines de la Sainte Famille, Sr. Ana Tulia López Bedoya, a envoyé à toute la Congrégation la lettre convoquant le XXIII Chapitre général, qui se tiendra au siège de la Curie générale à Rome.

L’ouverture du Chapitre aura lieu le 8 septembre, fête de la Nativité de la Vierge Marie et aussi, la fête de Notre-Dame de Montiel, dans le sanctuaire situé à Benaguacil (Valence) – Espagne, où la Congrégation a été fondée le 11 mai 1885. La clôture du Chapitre aura lieu le 4 octobre, solennité de saint François d’Assise. Avant l’ouverture du Chapitre, quelques jours de retraite spirituelle sont prévus en préparation de cet événement congrégationel et ecclésial, auquel participeront des sœurs de divers pays et démarcations des quatre continents, où la Congrégation est présente.

Le thème choisi pour ce XXIII Chapitre général est : « Fortifiées dans l’Esprit, nous embrassons notre réalité et notre humanité souffrante, avançant avec espérance sur un chemin synodal », avec pour devise : « Nous écoutons avec humilité pour avancer en synodalité ».

Dans sa circulaire, Sr. Ana Tulia a dit aux sœurs : « Le XXIII Chapitre général est l’occasion de dialoguer, d’écouter, de marcher ensemble et de s’impliquer dans un changement à partir de la racine de nos dons et de nos faiblesses pour donner des réponses pleines d’espoir à ceux qui marchent avec nous. Je vous invite toutes à participer à la célébration du Chapitre, en ouvrant les espaces fermés de nos cœurs pour laisser entrer la lumière, la sagesse et la nouveauté de l’Esprit, la seule façon d’être authentiquement des femmes synodales… ».

Accompagnons ce temps pré-capitulaire avec notre prière confiée au Seigneur. 

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La devastation du yphon Rai aux Philippines depasse le prévu : c ´est le deuxième désastre naturel le plus important du 2021

Le 16 décembre 2021, le typhon Rai (nom local Odette), frappa les Philippines. Le typhon Odette toucha terre dans différentes Provinces. La première  escale eu lieu dans l´ile de Siargao à 1h 30 p.m., la deuxième dans l´ile de Dinagat. Il est arrivé à Cebu la nuit et il toucha terre à 22:00 h. Le lendemain, à 2h a.m. arriva à Negros Oriental.  La dernière escale de Odette  eu lieu à Palawan à 4h p.m.

Le typhon apporta des pluies torrentielles, des vents violents, des glissements de terre, des houles cycloniques dans différents lieux des Philippines, mais plus spécialement là où il a touché terre. Après le typhon, beaucoup des familles sont restées sans maison, ayant perdu aussi leur moyen de vie et même quelques êtres chers. Il y eu manque d´eau, surtout d´eau potable, d´électricité et beaucoup des établissements ont restés détruits. 

Nos deux communautés de Sœurs Tertiaires Capucines de la Sainte Famille au Negros et au Cebu ont aussi été affectées : il a des dégâts en nos maisons et nous sommes restées sans courant électrique pendant presque un mois. Dans la communauté de Cebu, nous avions ouvert récemment le projet  de la station d´eau et il y a des réserves d´eau potable suffisantes pour la communauté, mais c´était impossible de la produire en ce moment par manque d´électricité. Malgré cela nous reconnaissons la providence de Dieu qui se répand.  On suscita la générosité et beaucoup des personnes  se sont unies et ont aidé la communauté pour parvenir à produire de l´eau pour  que les gens puissent boire, obtenant ainsi quelques 2.000 bouteilles d´eau de 5 galons chacune. Ce fut un privilège pour la communauté de pouvoir aider les personnes qui ont été aussi affectées par le typhon. 

En ce moment, les Philippines  sont encore en récupération ; il y a encore des lieux, même ici au Cebu,  qui n´ont pas d´électricité à cause des grands dégâts subis, mais la situation s´améliore en comparaison avec le dévastateur panorama observé après le typhon.  

Selon les recherches, le typhon Rai laissa au moins 450 morts à son passage aux Philippines. Et la situation se voit encore aggravée par l´avance du covid-19 qui est en train de compliquer la réponse humanitaire, ainsi que les perturbations météorologiques. C´est pourquoi, les prochains jours on va revoir ce plan humanitaire et on a demandé la solidarité à la communauté internationale. 

Une moyenne de 20 typhons frappent les Philippines chaque année et le plus destructif fût  le super- typhon Haiyan – le plus grand qui a touché la terre parmi les connus – lequel,  en novembre 2013 frappa les iles de Samar et Leyte, et tua quelques 7.000 personnes et laissa 200.000 familles sans foyer.

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Écouter avec les ouïs du coeur

Dans la festivité de saint François de Sales, Patron des journalistes, le Vatican a rendu publique le Message du saint Père François pour la 56ème Journée Mondiale des Communications Sociales qui, cette année 2022 a comme titre « Écouter avec les ouïs de cœur ».

 L´année passée nous avions réfléchi sur le besoin de « aller et voir » pour découvrir la réalité  et pouvoir la raconter à partir de l´expérience des événements  et de la rencontre avec les personnes. Suivant cette ligne, le pape exprime son désir, maintenant, de centrer l´attention sur un autre verbe , « écouter », décisif dans la grammaire de la communication et condition pour un dialogue authentique. 

En effet, nous sommes en train de perdre la capacité d´écouter celui que nous avons devant nous, que ce soit dans la trame normale des relations quotidiennes  ou dans les débats sur les thèmes les plus importants de la vie civile. De même, l´écoute est en train d´expérimenter un nouveau et important développement dans le domaine communicatif et informatif, à travers des diverses offertes de chat et podcast audio, ce qui confirme que, écouter continue à être essentiel pour la communication humaine, a  continué à dire François en son message.  

 À un illustre médecin, habitué à guérir les blessures de l´âme, on demanda quelle était  le plus grand besoin des êtres humains. Il répondit :   « Le désir illimité d´être écoutés ». C´est un désir qui, souvent, reste caché, mais qui interpelle tous ceux qui sont appelés à être des éducateurs ou formateurs, ou qui doivent réaliser un rôle de communicateur : les parents, les professeurs, les pasteurs et agents de pastoral, les travailleurs de l´information et tous ceux qui réalisent un travail social ou politique.

Le Pape sustenta son message de « Écouter avec les ouïs du cœur », dans les pages bibliques où nous apprenons que l’écoute n´a pas seulement la signification d´une perception acoustique, mais qu´elle est essentiellement liée à la relation dialogique entre Dieu et l´humanité. « Shema Israël – Écoute, Israël » (Dt 6,4), l´incipit du premier commandement de la Torah se propose continuellement dans la Bible, à tel point que saint Paul affirme que « la foi provient de l´écoute » (Rm 10,17). En effet l´initiative est de Dieu qui nous parle, et nous répondons en  l´écoutant ; mais, aussi, cette écoute  provient de sa grâce, comme cela arrive au nouveau-né qui répond au regard et à la voix de la maman et du papa. Des cinq sens, il semble que celui qui est privilégié par Dieu est justement  l´ouï, peut-être parce qu´il est moins  envahissant, plus discret que la vision, et, pourtant, il laisse l´être humain  plus libre. 

L´écoute correspond au style plus humble de Dieu. Elle est l´action qui permet à Dieu de se révéler comme Celui qui, parlant, crée l´homme à son image, et, écoutant, le reconnait comme son interlocuteur. Dieu aime l´homme : c´est pourquoi il lui adresse la parole et «  incline son ouï » pour l´écouter.

François soutient que, d´une part, il y a Dieu, qui se révèle toujours en se communiquant gratuitement avec l´homme, et, d´une autre, l´homme, à qui on demande de se mettre à l´écoute. Le Seigneur appelle explicitement l´homme à une alliance d´amour, pour qu´il puisse parvenir à être pleinement ce qu´il est : image et ressemblance de Dieu en sa capacité d´écouter, d´accueillir, de laisser l´espace à l´autre. Au fond, l´écoute  est une dimension de l´amour. 

Pour lire le message complet de la 56ème Journée Mondiale tu pourras accéder dès le link suivant : 

https://www.agenciasic.es/2022/01/24/escuchar-con-los-oidos-del-corazon-mensage-de-la-jornada-mundial-de-las-comunicaciones-sociales-2022/

Photographie prise du Dicastère pour les communications

Source : SIC Agencia (Service d´information catholique)



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La Joie de Noël !

“Je vous annonce une grande joie pour tout le peuple: aujourd´hui vous est né un Sauveur, le Messie, le Seigneur” (cf. Lc 2, 10-11)

 L´Ange le dit aux bergers  et ils furent en courant, le voir et le célébrer près de l´Enfant dans la  mangeoire avec Marie et Joseph et ils glorifièrent Dieu. Aussi les Mages d´Orient, à la fin de leur traversée, « en voyant l´étoile ils furent remplis d´une immense joie, et ils virent l´Enfant avec Marie, sa mère et se prosternant, ils l´adorèrent et  lui offrirent leurs dons d´ or, encens et myrrhe » (cf. Mt, 10-11).

La tradition catholique, selon les pays, nous  a transmis des expressions, des signes et d´habitudes de joie et d´allégresse dans la célébration de Noël. Ici en Espagne, on a créé un mot  tendre et charmant : Nochebuena, (Bonne Nuit), c´est le diner en famille, intime et sacré. Nochebuena est nuit de chants de Noël (« villancicos »), et nuit de la Messe du Coq , à minuit, même si, dans certains lieux et par diverses circonstances,  on commence à avancer l´heure.

Il est surprenant et agréable de  constater que Noël, comme temps de fête et de joie, s´est répandu au monde entier ; que ce soit par des raisons commerciales ou pour quelque chose de plus, les villes se remplissent des lumières et des couleurs et les célébrations en famille se multiplient. En un mot, Noël est un temps aimable et festif dans le monde actuel, mais, peut-être, pour la plupart, sans connexion avec la foi ni avec la naissance de Jésus.

Pour nous, croyants, Noël est Jésus lui-même. Le motif de notre joie  est la contemplation de l´Incarnation : Dieu est entré dans notre histoire pour nous libérer de notre péché et nous rendre partie prenante de la filiation divine. Il plaça sa tente au milieu de nous  pour faire partie de nos vies, guérir nos blessures et nous donner une vie nouvelle. La joie est le fruit de cette intervention du salut et de l´amour de Dieu en nous.

NOËL, TENDRESSE DE DIEU

Au Fils de Dieu, fait l´un de nous, nous le voyons sous la douceur et la faiblesse d´un enfant nouveau-né, et en plus dans la plus grande pauvreté, sensible manifestation de l´immense tendresse de Dieu. C´est fut saint François d´Assise qui vécut intensément cette dimension : «  Avec préférence aux autres solennités, il célébrait  avec une ineffable joie la naissance de l´Enfant Jésus ; il l´appelait la fête des fêtes, où Dieu, fait tout petit enfant, fut nourri par les seins de mère humaine. Il représentait en son esprit des images de l´enfant qu´il embrassait avec avidité ; et la compassion envers l´enfant qui avait pénétré en son cœur, le faisait balbutier des mots de tendresse à  la façon des enfants. Et ce nom était pour lui comme miel  dans sa bouche » (2 Celano 199).

Plus tard, un disciple de François, Saint Bonaventure, écrivit dans la même ligne et selon la spiritualité médiévale  de la sainte humanité de Jésus, l´opuscule des cinq festivités de l´Enfant Jésus, l´une d´elles étant celle du Saint Nom de Jésus qui passa à la liturgie. En plus, François, deux ans avant sa mort, nous laissa un autre grand témoignage : On est proche de Noël et il se trouve au village de Greccio, et, mu par son grand amour et dévotion, il représente la naissance de Jésus selon les données évangéliques et avec les gens du village : ce fut la première Crèche vivante, qui deviendra tradition chrétienne et qui est  l´ exemple vivant et palpable de son spiritualité de la tendresse de Dieu (cf. 1Cel 84-86).

JOIE POUR TOUS : Rencontre et Partage

Dans le message de l´Ange on nous dit que cette joie annoncée est pour  tout le peuple, c´est-à-dire, la joie de Noël implique RENCONTRE, communication, joie partagée et célébration ; il n´y a pas de fête en solitude, la fête requiert rencontre des personnes pour partager la vie et les biens comme échange des dons.

 Noël du pauvre

Mais, particulièrement, en raison de notre foi, de l´amour et de la justice la joie doit arriver aux plus pauvres et nécessiteux grâce au partage généreux de tous, avec ce que chacun possède.  C´est ce qu´on fait dans toutes les paroisses et Institutions, « le Noël du pauvre » pour que la joie parvienne à tous. Celle-ci était aussi la sensibilité de saint François : « Il voulait qu´en ce jour, les riches donnent de la nourriture en abondance aux pauvres et aux affamés  et que les bœufs et les ânes aillent plus de fourrage qu´à l´habitude. Si je parvenais à parler avec l´Empereur- disait il- je lui demanderais de dicter une disposition générale par laquelle tous les puissants seraient obligés a verser du blé et du grain sur les sentiers, pour que, en une si grande solennité  tous les oiseaux, surtout les sœurs alouettes, aient en abondance » (2Celano 200). Poésie et mystique, oui, qui atterrit en actions concrètes !

 Et la joie de la fraternité

Dans la société civile, en plus des rencontres de famille, elles sont aussi  communes d´autres rencontres au niveau des membres  des organisations, de travail … C´est que Noël est une invitation à la rencontre festive. Comme croyants il serait très positif de préparer ces réunions  dans des communautés religieuses, groupes, etc.  Comment voulons-nous vivre spirituellement  et en fête ce temps si intime et si beau ? Avec les différentes initiatives, nous pouvons avoir des agréables surprises : chants de Noël, crèches, garnitures, visites… Il serait très beau de vivre notre Noël avec saint Joseph et la Vierge Marie à la crèche de Bethleem.  HEUREUX NOËL À TOUS !

Acclamez le Seigneur avec des cris de joie parce qu´ il a envoyé d´en haut son fils aimé  qui est né de la bienheureuse Vierge sainte Marie et qui fut mis en une mangeoire parce qu´il n´y avait pas de place à  l´auberge. Gloire au Seigneur Dieu dans les hauteurs et, dans la terre, paix aux hommes  de bonne volonté ! (Saint François d´Assise – cf. OfP, Psaume XV).

Sr. Mª ELENA  ECHAVARREN SORBET, TC

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Noël dans le monde : Noël en Pologne et en Allemagne

Célébrer  Noël en Pologne est quelque chose de magique. Je partagerais avec vous seulement quelques coups de pinceau sur ce temps si spécial. L´ambiance de Noël en Pologne  commence à être perçu déjà pendant l´Avent avec les messes avant  l´aube appelées « roraty ». Leur nom vient d´un chant liturgique en latin qui commence avec les mots « Rorate caeli desuper » , qui signifient « Que les cieux descendent d´en haut » . Les personnes qui participent au  « roraty », surtout les enfants, amènent à la messe leurs  lanternes et illuminent l´église obscurcie. La nuit de Noël  est le moment culminant   des fêtes polonaises. Le diner de Noël commence dès que la première étoile apparait dans le ciel, qui rappelle l´ étoile de Bethleem  qui avait conduit les mages jusqu´à l´enfant  Jésus nouveau-né. Le diner commence avec la prière et la lecture de l´Évangile de Luc sur la naissance de Jésus. Après tous partagent « oplatek » (un pain blanc de fine consistance, préparé comme hostie), échangeant les vœux de Noël. C´est un symbole de réconciliation et de pardon. En toutes les maisons en Pologne il est très commun que dans la table on trouve une place vide, mais avec assiette et couverts. L´habitude de faire ceci est pour pouvoir recevoir une personne inattendue. En plus, en dessous de la nappe on laisse un peu de foin ; c´est la façon de symboliser la naissance de Jésus dans une mangeoire. Le menu du souper est composé de douze plats parmi lesquels règne la soupe de betterave avec des « uszka »  (petites  « empanadas » remplies de champignons) et la carpe. Après le diner  on jouit du moment où on chante les chants de Noël (en Pologne il y en a plus de cinquante) et on ouvre les cadeaux. À minuit, les familles vont aux Églises pour participer à la solennelle Eucharistie appelée « Pasterka » et adorer l´Enfant Jésus.

Sr. GOSIA SKIBA, TC

Partager  « oplatek »

En Allemagne aussi, déjà le temps d´Avent est plein des traditions et des symboles. Les villes et les rues, de même que des nombreuses fenêtres des maisons s´allument avec des ornements des lumières. Dans les  vieilles villes on trouve les petits marchés ambulants de Noël. Les nuits, les familles allument souvent la couronne de l´Avent autour de laquelle on chante, on lit quelque histoire, on joue, on peint, on prie… Aussi le calendrier de l´Avent devient une aide, surtout pour les enfants, afin d´attendre et de préparer le cœur pour le Noël. C´est un tableau avec 24 petites fenêtres, où chaque jour on en ouvre une et derrière elle on cache une sucrerie, un conte, une proposition à réaliser… Depuis quinze ans, dans des nombreuses paroisses chrétiennes on réalise un « calendrier d´Avent vivant » : 24 familles, Institutions ou Organisations  décorent une fenêtre de leur maison. Pendant la nuit, les voisins, les  paroissiens ou d´autres personnes, se réunissent devant cette maison dont la fenêtre est illuminée et là on lit un conte, on chante un chant de l´Avent et, à la fin, on prend un verre de vin ou un  jus de fruit chaud et on mange une sucrerie, des biscuits ou le « Christstollen », le gâteau typique de Noël, qu´on a préparé avant à la maison. La nuit de Noël  continue à être pour les allemands la fête la plus importante, une fête des rencontres, d´union, où la famille se réunit, célèbre autour d´un repas spéciale, échange des cadeaux en dessous de l´arbre de Noël chante les chants de Noël… et bien qu’ il n´existe plus déjà une unique tradition, chaque famille a sa propre « tradition ».

Cependant, il y a quand même quelque chose qui ne peut pas manquer : un chant de Noël allemand qui est toujours présent dans le répertoire de toute famille allemande et qui élève le cœur et exprime de façon très profonde le secret de la Bonne Nuit : Stille Natht, Heilige Natht… (Nuit de paix).

Sr. URSULA LEUFFEN, TC

Photo d’un calendrier d’Avent vivant