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Eruption du volcan de l’ile de La Palma (iles Canaries-Espagne)

Le 17 septembre, le volcan de l´ile de La Palma (Canaries-Espagne), est entré en éruption provoquant autour de lui des nombreux tremblements de terre qui continuent jusqu´aujourd´hui, lançant à l´air des gazes et des cendres et émettant une énorme quantité de lave  qui, une fois solidifiée, crée des structures  rocheuses qui modifient le paysage, de façon que la lave arrivée à la mer est en train de former une nouvelle ile en cet archipel de l´océan  Atlantique, appartenant à l´Espagne.

Dieu merci, jusqu´au moment on n´a pas eu des victimes mortelles mais ils sont incalculables les dégâts soufferts par l´agriculture de l´ile (plantations des bananes, vignes, aguacates et d´autres cultives), la salubrité de l´air  chaque fois plus chargé de toxicité et, en bref, la souffrance qui est en train de provoquer chez les habitants de cette terre merveilleuse qui, même s´ils ont vite accueilli l´ordre d´évacuation, nombreux ont perdu leurs maisons, leurs  souvenirs… et leurs activités de travail sont sérieusement affectées, de même que les infrastructures.   

Une fois encore, une catastrophe naturelle, non pas produite cette fois-ci par la contamination environnementale, est en train d´affecter la vie d´un grand nombre des personnes et amène l´homme à être impressionné  face aux incontrôlables forces de la nature, à se questionner  sur le sens de l´existence, voyant qu´ en un moment, tout peut changer et oblige à resituer la vie et l’avenir.

D´autre part, il est digne de mention le mouvement de solidarité qu´a généré cette situation d´émergence. Pas seulement le gouvernement de la Nation et de la Communauté des iles Canaries, mais des diverses associations et groupes des citoyens anonymes en différentes parties du pays se sont organisées de façon spontanée, se sont unis pour recueillir des fonds et les envoyer aux sinistrés, pensant aussi à la reconstruction de tout ce que le volcan est en train de ravager dans l´ile. Vraiment, la souffrance et la faiblesse humaine sont des espaces privilégiés pour  laisser sortir le meilleur du cœur des personnes, créant des liens de fraternité.

 

 

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“Ce que nous avons vu et entendu” Vivant la joie de l´évangile avec un coeur missionnaire

À l´occasion de la Journée Mondiale du Domund  2021, où tous les chrétiens sommes invités à partager « ce que nous avons vu et entendu », je vous partage mon témoignage simplement et avec  un cœur reconnaissant  pour ma vocation de Sœur Tertiaire Capucine de la Sainte Famille qui est en train d´entremêler sa vie avec celle  des personnes de toute race, langue, peuple et nation , auxquelles, grâce à la bonne nouvelle de Jésus –Christ, notre Foi et notre Espérance, je peux appeler en vérité Sœurs, Frères, en prononçant leurs noms dès la vie et la mission partagée.

C´est ainsi que je vive la mission, le don de la fraternité, et, comme tout don je dois l´accueillir, le reconnaitre et aussi le travailler pour qu´il donne du fruit en abondance, étant pour moi chemin de purification st de salut  que je parcours petit-à petit, avec la patience, la sagesse et la miséricorde que Jésus a avec moi, l´exprimant en gestes concrets de mes Sœurs et en tant des personnes que, même sans le savoir, m´aident à grandir,  à mûrir comme femme consacrée´´.

C´est beau de voir comment  expérimentant  ma fragilité : être étrangère, différente, ne pas bien connaitre la langue ni les diverses cultures qu´en Afrique sont innombrables, avoir une peau qui brûle facilement, ne pas supporter une journée  sans manger, pour mettre quelques  exemples…, je rencontre  des personnes qui me soignent et protègent  avec amabilité. Aussi la leçon de vie qu´elles me donnent lorsque, souffrant mon « impatience » née de mes propres rythmes, ma manière de penser  et de voir les choses, elles sont patientes avec moi.  Voir comment le discernement m´aide à passer du « mien » au « notre », me libérant ainsi de ma prépotence de penser que « le mien  est le meilleur »voyant que « le mien… ce que je pense, je sens, je crois, ma culture, … »n´est pas le meilleur mais simplement « le mien », m´ouvrant ainsi à la richesse d´accueillir « ce qu´ apporte l´autre » que, souvent est  tout-á- fait  différent, valable, enrichissant et me conduit au beau chemin du « notre ».

L´une de mes certitudes de foi, partant du vécu, est que Dieu ne se laisse jamais gagner en générosité ; tout ce qui a été offert avec amour, Il le multiplie jusqu´à des limites insoupçonnés. Ainsi, la fraternité s´étende et me fait le cadeau de pouvoir arriver à n´importe laquelle des treize fraternités que nous avons en Afrique : R.D. du Congo,  Bénin, Tanzanie  et Guinée Equatoriale et me sentir chez-moi, accueillie et aimée par mes sœurs, jouissant et aussi cherchant  la manière, entre nous , laïcs et bénéficiaires de mener en  avant nos œuvres apostoliques en mission partagée et avec une économie fraternelle et solidaire où tous, nous apportons et tous, nous recevons  aussi une grande aide des bénéficiaires à travers des nombreux projets.

Aller au Foyer Rosario de Soano pour jeunes avec des capacités différente , à Morogoro-Tanzanie, frapper à la porte et que ce soit Madeleine, une jeune fille du foyer qui m´ouvre et m´accueille avec un sourire d´oreille à oreille.   Arriver à Ntuntu-Singida et que les enfants de l´École maternelle Sait Jean Marie Vianney, qui apparaissent en petits groupes au milieu des arbres, venant de leurs maisons  éparpillées, viennent à la messe le matin très tôt et nous accompagnent  dans le chemin  jusqu´ à  l´école. Se promener à Kigamboni et que les enfants, jeunes et parents  de Fray Louis Amigó te saluent avec tendresse, sans distinction de religion, chrétiens et musulmans. Saluer les gens du quartier  de Kasungami R.D. Congo et jouir de la famille que Dieu nous a donné : Maman Georgette déjà âgée et seule, qui vit secourue par les sœurs, qui me reçoit toujours me parlant en swahili et français comme si je comprenais tout ce qu´elle me dit… sans arrêter de travailler. Les enfants et jeunes garçons et filles du foyer Sainte Famille , notre famille, les malades du Centre de santé Sainte Claire, les enfants de l´École Maternelle Montiel. Célébrer 50 ans de présence à Kansenia, R.D. Congo et recevoir des groupes des paroisses lointaines, qui ont fait le pied pendant trois jours pour participer à la fête. Visiter avec le groupe des novices les vieillards désemparés, en Ouessè Bénin ; les villages avec les coopératives des femmes qui sont source de vie et développement pour les familles et les villages de Nikki, les enfant mal-nourris, les malades attendus à Cotonou, Gló et tant des noms que je porte en mon cœur, d´Evinayong, Guinée Équatoriale…

Béni soit Dieu par le cadeau de ma famille qu´avec son témoignage m´a fait grandir en la foi en Jésus-Christ et en l´importance de servir les autres, par ma chère Congrégation et par le service  qu´en ces moments je suis en train de prêter à mes sœurs et frères.

Comme le disait notre cher Père Louis Amigó : « Que tout soit pour l´amour de Dieu !

Sr. EVA MARÍA SALVADOR ASPAS, TC

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Louis Amigó, une inspiration pour notre temps

En 1948 sont arrivées au Brésil les premières sœurs Tertiaires Capucines venant  de la Colombie. Par l´audace et le courage de ces sœurs, est arrivée la semence franciscaine-amigonienne aux terres du Brésil et dès l´essence de la pédagogie amigonienne nous avions maintenu le regard et les actions toujours orientées vers les besoins de ceux qui nous entouraient, cherchant de rendre possibles des réponses effectives pour promouvoir et défendre les droits des tous, spécialement de ceux qui se trouvaient dans les situations d’une plus grande vulnérabilité.

À travers cet article nous voulons partager comment Louis Amigó a inspiré notre travail au Centre Educatif Frei Luis Amigó (CEFLA) placé depuis 2003 à l´ouest de la ville de São Paulo. Le but de ce Centre Educatif est de prêter attention aux  garçons, filles et adolescents de 6 à 14 ans inclus, dans des situations de vulnérabilité sociale dans les quartiers marginaux des alentours. Dans la trajectoire de ces 18 années de parcours, nous avons aidé  à construire beaucoup d´histoires de promotion et dignité de l`être humain. Actuellement le service est adressé aux 120 enfants adolescents de 92 familles. 

Dès notre charisme, nous cherchons à vivre l´option préférentielle pour les plus pauvres et nécessiteux, en assumant la construction d´un espace vital qui favorise le processus d´humanisation, formation intégrale, participation et citoyenneté. Nous développons des actions et des activités qui génèrent la force du protagonisme  et de l´autonomie, en base à leurs intérêts, demandes et potentialités. Les activités se basent en l´appartenance, construction et identité, transmission des codes sociaux et culturels, activités de participation citoyenne, développement de la perception de la réalité sociale, économique, culturelle, environnementale et politique, appropriation des droits citoyens, reconnaissance des droits, cosmovision  et positionnement dans l´espace publique.

La mission que l´on mène à terme dans ce travail est basée dans la proposition pédagogique amigonienne, à travers des principes et des valeurs comme base  de nos actions. Suivant toujours les pas de notre Père Fondateur nous assumons l´amour comme essence qui mobilise notre pratique, un amour qui génère des espaces de confiance, acceptation, miséricorde, accompagnement, respect et humanité , amour qui nous permet de répondre aujourd´hui aux défis qui nous présente une société de plus en plus individualiste et sans sens.

L´attention aux signes des temps et aux nouveaux scénarios sociaux nous ont fait revivre l´expérience de Louis Amigó, notre Fondateur, et dès nos premières sœurs au début de la fondation de la Congrégation, lesquelles dès 1885 ont montré une attitude claire de sensibilité, confiance en la Providence, amour exigeant compassion et générosité. Amour assumé comme une décision, jusqu´au point de sacrifier la propre vie pour soulager la douleur et la solitude des victimes orphelines de la pandémie du choléra.

L´an  2019 marque le début des temps difficiles et défiants pour toute l´humanité ; nous avons dû nous adapter à une nouvelle normalité comme résultat de la pandémie du Covid-19. Ce drastique changement social a affecté notre travail, nous avons dû innover les réponses, adapter les manières pour continuer  à accompagner  la croissance et les besoins des garçons, filles, adolescents et leurs familles.

Motivées par la force, le zèle et l´ardeur missionnaire de notre charisme, nous avons continué à soigner nos enfants, les familles et la communauté, étant des instruments de paix et d´espérance au milieu de tant de douleur  auquel on doit faire face en ces temps, répondant au besoin de continuer à accomplir notre mission en offrant des alternatives à toutes les réalités. Ceux qui ont eu la possibilité ont reçu attention dans des réunions virtuelles qui nous ont permis d´entrer aux foyers et de ne pas perdre les liens d´union.  Pour ceux qui n´avaient pas accès aux moyens digitaux l´accompagnement a été fait par des livrets et matériaux divers. Pour les situations de plus grande vulnérabilité on a réalisé des visites dans leurs foyers, dérivation à des psychologues, travailleurs sociaux, Unité  Basique de Santé (UBS). L´Institution, sensible aux besoin des familles, a favorisé l´attention intégrale qui s´est matérialisé à travers l´écoute de la réalité vécue par des appels téléphoniques, visites présentielles, visites en cas d´urgence, donation des paniers d´aliments, articles d´hygiène et matériaux de nettoyage, médicaments, rencontres virtuelles avec des activités ludiques, espaces de spiritualité et d´écoute, dérivations aux réseaux de protection en cas des situations plus complexes pour accéder aux programmes et services de santé, sensibilisation communautaire sur le Covid-19, souscrit pour que tous aient droit aux vaccins et aux programmes d´appui financier du Gouvernement.

Concrétisant, la mission en cette œuvre met en pratique la phrase de notre Père : «  En l´unité est le secret de la force » parce que la qualité humaine du soin que nous offrons n´est possible que parce qu’il y a un travail en équipe entre éducateurs et sœurs, qui transcende les difficultés et que jour après jour nourrit le rêve de collaborer en l´humanisation et promotion de nos garçons, filles et adolescents. À travers la formation systématique, les éducateurs reçoivent les instruments pour connaître, approfondir et appliquer la proposition de la pédagogie amigonienne. Être éducateur amigonien est une mission exigeante et pour cela il faut recevoir tous les éléments nécessaires  pour développer ce profil.

La germination des semences et le visibilité des fruits…

 Par les deux témoignages suivants nous présentons notre reconnaissance et nous offrons quelques-uns des fruits générés à travers  notre présence en communion avec la communauté : 

« CEFLA m´inspire à être plus solidaire et à soigner mieux les petits détails que normalement je laisserai de côté. Étant ici depuis mon enfance je me suis habitué à la phrase « Je donne ma vie pour mes brebis », qui a fini par se lier à un sentiment  de tendresse autant par la signification de la phrase comme par ce qu´elle représente pour moi. C´est l´expérience du lieu où j´ai passé si longtemps, les personnes que j´ai connu et qui m´ont aidé à être meilleur le long des années, m´éveillant à la solidarité, me rendant désireux de rendre le bien reçu de l´une ou l´autre façon, que ce soit dans la vie de chaque jour  ou dans le travail » (Lincon est un ancien élève et actuellement travaille comme jeune apprenti).

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Ouvrant des chemins en Inde : mon expérience comme première Tertiaire Capucine dans mon pays

J´ai découvert qu´un nouveau commencement est un processus, un nouveau commencement est un voyage, un voyage que requiert un plan. Et celui-ci a été le discernement de notre Congrégation  qui a  étendu sa présence missionnaire à l´incroyable Inde.  L´Inde est une terre des  frères et une pépinière des temples et des mosquées, où la diversité religieuse a été une caractéristique qu´a défini la population de cette terre pendant des siècles. L´Inde est un pays où les gens sont des différentes castes, croyances, religions et cultures, qui vivent ensemble et parlent différents idiomes. C´est pourquoi on dit que l´Inde est un pays de « unité dans la diversité ».

« La passion est ce qui consomme ton cœur et ton esprit ». La question est comment emplois-tu cette passion de façon concrète.  Avec des étincelles de passion en leurs cœurs, nos sœurs ont atterri en Inde avec un authentique esprit missionnaire pour rendre réalité notre présence et notre Charisme en cette terre, en 2008. Sans maison, sans meubles, sans commodités, sans ambiance de couvent mais avec une confiance inconditionnelle en la Divine Providence et un chaleureux accueil offert par l´hospitalité fraternelle des Pères Capucins. Comme on dit souvent, « aventure-toi en dehors de tes zones de confort, les récompenses valent la peine ».   Et oui, peu de mois après notre arrivée, petit-à-petit, nous avons levé notre propre maison et dès  là nous collaborons avec les Pères Capucins.

Les grandes choses ne viennent jamais des zones de confort. En fait, mon expérience comme première Tertiaire Capucine fut un grand défi, pas seulement pour devoir adopter la culture de la Congrégation, mais parce que, moi-même, je devais m´adapter à la culture de mes propres compatriotes et les rendre frères avec la culture de l´évangile. Rompre mes propres traits  culturels, les frontières des castes, les  attachements au régionalisme m´a beaucoup couté.  Je me suis dit : Princy, sois ouverte, laisse que Dieu fasse le reste en toi.  Ce fut un long processus pour me sculpter aux mains des nombreux sculpteurs  à travers la formation et les diverses expériences qui m´ont modelé pour parvenir à la conviction que je suis appelée à être une authentique Tertiaire Capucine, à embrasser la réciprocité et à fleurir en relations de circularité.

Tout au  début la communauté était composée par trois sœurs qui allaient et venaient, se tournant par problèmes des visas. Il y avait toujours un problème d´adaptation pour les sœurs qui exigea aussi beaucoup d´ajustements à cause du climat, les repas, la culture et l´idiome.  Nous avions commencé à travailler au collège des Pères Capucins, ce qui nous a aidés économiquement. Notre présence à Rameshwaram commença à porter des fruits à mesure que nous nous aventurions  à collaborer dans les activités paroissiales  comme soigner la sous-station, visiter las familles, donner la catéchèse   de préparation pour la première communion et distribuer la communion aux malades ; ceci nous a approchés des gens. Les personnes, prêtres et autres religieux de l´Ile ont commencé à apprécier notre présence, puisque cela les défiait à vivre une vie simple, à se rendre accessibles ; en parcourant les rues avec un sourire et en parlant avec les personnes que nous rencontrions sur la route, ils ont rompu l´idée des prêtres et des religieux vivant sur un piédestal. Cette communauté a aussi fonctionné comme Maison de formation pour les aspirantes.

Des années après on nous a offert de prendre soin d´un foyer pour enfants qui est sous la direction des Capucins. Nous avons eu alors deux communautés avec trois sœurs dans chacune d´elles travaillant comme missionnaires mais à cause des politiques du gouvernement, obtenir le visa est devenu plus difficile et, en discernement continuel on a vu le besoin d´ouvrir une nouvelle présence en fermant les deux communautés qui existaient déjà.

Et actuellement notre communauté est placée dans l´Institut Anugraha d´assistance et psychothérapie administré par les Capucins, puisque de cette façon on peut obtenir  facilement le visa d´étudiante pour les sœurs étrangères. Notre communauté Montiel Illam-Anugraha (ce qui signifie maison de la Miséricorde) est formée par trois sœurs qui  étudions et travaillons ici. Nous nous sommes rendu compte que dans la  mesure où nous nous consacrons  au service des autres, nous découvrons notre propre vie et notre propre bonheur.

L´œuvre de Dieu, suivant ses chemins, accomplissant sa volonté, ne manquera jamais de ce dont nous aurons besoin. Celle-ci a été ma grande expérience pendant ces années  de présence ici. Nombreuses sont les bénédictions que j´ai reçu à travers les différentes personnes que j´ai rencontré dans le chemin de la vie ; il faut de-apprendre beaucoup des choses pour  apprendre d`autres nouvelles. Le cadeau de cette vie n´a pas été seulement la myriade d´opportunités  qu´on m´a offert en tant que sœur, mais aussi les relations que j´ai développé au-dedans et au dehors de la communauté et  les aspects de moi-même qui ont surgit comme résultat de ces expériences et qui ont élargi mon expérience au lieu de la réduire. En ce cheminement je peux dire que les sœurs ont toujours été à mon côté et je suis orgueilleuse d´être Tertiaire Capucine, incarnant  le Charisme et identité congrégationel en mon pays.

Je dirais qu´il n´existe pas de  chemin vrai d´évangile qui ne conduit pas à la mission, parce que, l´évangile est l´histoire d´un Dieu avec un cœur missionnaire. Et je suis appelée, comme sa disciple, à vivre de telle façon que je sois présence de ce Dieu au cœur missionnaire dans la vie quotidienne. Que chacune de nous puissions nous arrêter, regarder autour de nous et nous demander «  QUI A BESOIN DE MOI AUJOURD´HUI ?».

Sœur PRINCY JOSEPH

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Chapitres Provinciaux en Amérique Latine

Pendant le mois d´août 2021 les trois Provinces d´Amérique Latine ont célébré leurs Chapitres provinciaux  qui, en accord avec leur finalité, exprimée au nº 139 de nos Constitutions, ont évalué le parcours de chaque Province, ont désigné  le chemin à entreprendre au nouveau  triennat et ont choisi l´Equipe des sœurs qui accompagneront la vie de la Province pendant les années 2021-2024.

Chaque Chapitre s´est célébré en trois phases et les deux premières, moyennant les autorisations nécessaires du Saint Siège à travers la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique, se sont développées de façon virtuelle : dans la première ont participé toutes les sœurs de la Province et dans la deuxième uniquement les Sœurs Capitulaires. Et la troisième phase eu lieu de façon présentielle avec les sœurs qui devaient y participer, soit à cause du service dans la Province, soit parce qu´elles ont été choisies comme représentantes de toutes les sœurs.

Dans le contexte de chaque Chapitre, a été importante l´élection de la nouvelle Supérieure provinciale et son Conseil qui animeront  la vie et mission de la Province.

À continuation nous offrons une brève information  sur chaque Chapitre de l´Amérique Latine.

Province «  Mère du Bon Pasteur »

-Bogotá (Colombie) du 12 au 16 août 2021 et présidé par la Sœur Ana Tulia López Bedoya, Supérieure générale

-Nouvelle Équipe de Gouvernement :

  • .  Supérieure provinciale :                       Sr. Herlinda Inés Maestre Gámez
  • .  Vicaire provinciale :                              Sr. Sonia de Fátima Marani Lunardelli
  • .  2ème       Conseillère provinciale :         Sr. Rosa Alix Fajardo Gómez
  • .  3ème     Conseillère provinciale :         Sr. Marta Cecilia Ibáñez Valdebenito
  • .  4ème     Conseillère provinciale :         Sr. Ana Dolores Mora Gantiva
Province « Notre Dame de la Divine Providence »

 

-Medellín (Colombie) du 12 au 16 août 2021 et présidé par la Sr. María Luisa García Casamián, Vicaire générale

-Nouvelle Équipe de Gouvernement :

  • .  Supérieure provinciale :                            Sr. Aleyda del Socorro Garcés Fernandez
  • .  Vicaire provinciale :                                   Sr. María Carmenza Ríos López
  • .  2ème Conseillère provinciale :                 Sr. Rosalba Gómez Duque
  • .  3ème Conseillère provinciale :                 Sr.  Janeth Adriana Cadavid Meneses
  • .  4ème Conseillère provinciale :                 Sr. Sylvia Yolanda  Muñoz Muñoz
Province « Notre Dame de Guadalupe »

 

-La Ribera de Belén (Costa Rica) du 19 au 23 août 2021 et présidé par la soeur Ana Tulia López Bedoya, Supérieure générale

-Nouvelle Équipe de Gouvernement : .

  •        .   Supérieure provinciale :                         Sr. Yolanda de María Arriaga Ruballos
  •        .   Vicaire provinciale :                                Sr. María Eugenia Rodríguez Murillo
  •        .   2ème Conseillère provinciale :               Sr. María Dolores de Sousa Carneiro
  •        .   3ème Conseillère provinciale :               Sr. Isabel María Meléndez Pineda
  •        .   4ème Conseillère provinciale :               Sr. Maribelle María Umaña Machado 

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II Capítulo provincial 2021 / Provincia “Nuestra Señora de la Divina Providencia”

 

II Capítulo provincial 2021 / Provincia “Nuestra Señora de Guadalupe”

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La visite du Pape au coeur de L´europe

Au mois de septembre, la Hongrie et la Slovaquie ont accueilli la visite du Pape  François.  À Budapest, le 12 septembre, le Saint Père  a  conclu le Congrès  Eucharistique International concélébrant l´Eucharistie à la Place des Héros, lieu emblématique de l´histoire de la Hongrie et,  au soir du même jour, il voyagea à la Slovaquie, qui fut le scénario des moments importants  et significatifs où le Pape entra en contact avec diverses réalités du Pays, laissant en chacune d´elles, un trait de lumière pour illuminer le chemin.

Nous voulons faire remarquer deux des messages que le Pape a offert en chaque rencontre de son voyage au cœur de l´Europe : L´œcuménisme et la réaffirmation des valeurs éthiques qu´il prononça devant des nombreux jeunes.

Et inoubliable pour ceux qui y ont participé, fut la Divine Liturgie de Saint Chrysostome, célébrée dans le ville de Presov avec toute la dévotion éveillée par la beauté des rites byzantins et orientaux, belle expression de l´universalité de l´Église.  Pour la première fois dans la jeune histoire de la Slovaquie, évêques et archevêques majeurs, métropolitains et confrères latins, ont célébré ensemble l´eucharistie présidée par le pasteur de l´Église universelle,  fournissant un beau témoignage de ce qui signifie respirer avec deux poumons dans l´Église Catholique. 

Dans sa rencontre avec les jeunes de Kosice, le Pape François aborda des thèmes délicats spécialement pour les jeunes : la préparation pour le mariage, la chasteté prématrimoniale  et les difficultés pour vivre le sacrement de la Réconciliation. S´adressant aux jeunes et ouvrant  un dialogue avec  la multitude présente, il rappela à tous le courage pour s´engager dans des décisions difficiles et l´importance de mettre toute la confiance dans la Providence de Dieu, n´ayant pas peur à prendre des décisions, ne pas vivre dans le provisoire et suivre un idéal vrai, laissant de côté les rêves et les illusions qu´offre la forme mondaine de vivre  la vie.

Le voyage termina avec la messe au Sanctuaire de Notre Dame des Douleurs, Patronne de la Slovaquie. C´est un Sanctuaire très important pour les slovaques, où tous les ans on célèbre le grand pèlerinage national du 15 septembre, que les chrétiens slovaques ont réalisé avec courage même pendant le communisme, malgré que le régime totalitaire fit tout le possible pour l´empêcher. C´est ici que, pendant le régime communiste, est née une nouvelle vie pour les catholiques qui se sont unis et enracinés dans la prière et la foi, pour libérer le pays du communisme et encourager la génération plus jeune à créer la communauté qui s´unit autour de la Parole de Dieu.

Comme toute visite du Pape, le voyage en Hongrie et Slovaquie a aussi laissé une profonde trace dans le cœur des participant , mais ses messages ont aussi eu de l´écho en d´autres contextes et il serait utile pour ne pas laisser que la grâce de Dieu, offerte à la communauté humaine et chrétienne universelle, se perde,  avec les gestes et les paroles du Pape François.

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Olympiades : un signe d´espérance et de fraternité universelle

Peu après l´inauguration des Jeux Olympiques  de Tokyo, le Pape exprima son espérance de  que, dans ce moment de pandémie, les Jeux Olympiques puissent être « un signe d´espérance et fraternité universelles ».

En réalité, cet événement a produit des fortes émotions et des nombreuses histoires des hommes et des femmes de pays lointains qui ont réalisé des gestes dont la valeur très au-delà du rendement sportif,  et des pays qui ont su rendre témoignage de l´espérance et la fraternité universelles souhaité par le Pape. Nous voulons nous souvenir de quelques-uns de ces gestes.

Les sportifs du Soudan du Sud (pays pauvre et jugé par des graves conflits internes), à cause de l´émergence sanitaire, ont dû rester au Japon une année de plus grâce à une  collecte des fonds de la part des citoyens de Maebashi. Le sud-africain Dallas Oberholzer, en concourant à skate, commença à entrainer pendant les années de l´apartheid et en son pays il employa la planche avec roues pour impliquer les enfants des quartiers difficiles et les maintenir éloignés des drogues et des bandes. Plusieurs sportifs ont gagné des médailles pour des pays qui les ont accueillis comme réfugiés ou simplement immigrants montrant une grande intégration dans le pays et une grande force de volonté et parmi  eux nous pensons au cycliste italien Fausto Desalu, fils d´une femme nigérienne qui l´a fait grandir toute seule en Italie travaillant comme soigneuse en une famille qui partagea la joie de la victoire de son fils.   

Dans les Jeux Olympiques de Tokyo, même des petits états comme les Bermudes, Porto Rico et San Marino, ont montré leur valeur en gagnant pour la première fois quelques médailles et donc,  en un certain sens, les Jeux ont désigné la géographie de la compétition mondiale.

Et, comme première fois, comme signe d´espérance, participa dans les Jeux une sélection nationale qui ne représente un pays, mais à plus de 82 millions des personnes, obligées à abandonner leurs foyers par discrimination, guerres : la sélection nationale des réfugies qui, dans la vie réelle, souvent, ont dû courir « un marathon d´obstacles » entre guerres et dictatures et ont été signe d´espérance à Tokyo.  

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50 ans de présence modeste accompagnant le peuple congolais

Notre Congrégation,  fondée  en Espagne en 1885 et étendue par quelques pays  d´Europe, mais surtout, dans toute l´Amérique, depuis qu´en 1905 nous étions  arrivées en Colombie, n´ était pas encore  présente en Afrique. Dans la, alors, Province de l´Immaculée, on avait reçu deux demandes insistantes pour aller au continent noir.  L´une de Monseigneur Eugène Kabanga, archevêque de Lubumbashi  au Congo et l´autre d´un Père Blanc pour aller au Rwanda. La Supérieure provinciale à ce moment-là, Sr. Maria Pilar Burillo, est allé avec Sœur Margarita Ros visiter les deux lieux et, finalement,  elles  ont  opté pour le Congo (qui s´est appelé ZAIRE  dès  1971 à 1997).

Le 20 aout 1971, cela fait maintenant  50 ans, nous sommes arrivées à Lubumbashi, capital de la province de Katanga, les cinq premières Tertiaires Capucines qui allaient s´installer en RDC, en un coin  de Katanga,  concrètement  à la Mission Kansenia , où les Bénédictins  de Saint André (belges) étaient depuis 1912  ( les bénédictines  avaient dû se retirer  par manque des sœurs , mais il restait encore la sœur Marie Grégoire qui faisait la pastorale dans les petits villages et une religieuse Chanoinesse de Saint Augustin).

Cinq jours avant notre sortie de l´Espagne vers le continent africain, lors de l´envoi et l´au-revoir en notre chapelle de Burlada pleine à craquer, nous disions aux sœurs, membres des familles et communauté chrétienne qui nous accompagnaient, combien nous nous sentions heureuses de leur  présence parce que nous savions que , comme nous, ils sentaient le besoin de  communiquer aux autres  la joie  d´avoir connu Jésus et  de nous sentir animées par l´Esprit de Dieu.  Dans la communauté chacun a une mission et la notre  était celle d´être signe de son universalité, étant signe de communion, amitié et collaboration avec cette Église, encore jeune, du Congo. Le 21 nous sommes arrivées à ce qui serait notre Mission Kansenia à quelques 300 Km de Lubumbashi, á laquelle appartenaient 35 villages disséminés sur 2.700Km2. Nous devions nous occuper de l´hôpital (qui était dans une situation indescriptible), de l´internat des filles du secondaire, de commencer un Foyer pour jeunes filles des villages de la Mission et de collaborer comme professeurs dans les écoles, Primaire (Religion) et Secondaire.

Quand nous étions devenues au nombre de six sœurs, deux sœurs partaient de lundi au vendredi aux villages de la Mission pour vivre et  partager avec les gens, surtout la nuit autour du feu.

En 1981 on a commencé une autre communauté dans la capital de la province, Lubumbashi, puisque de l´Archevêché on nous avait sollicité une sœur pour s´occuper  de l´Économat diocésain. Le diocèse nous avait logé  d´abord en un coin de la procure et plus tard en une maison proche à la Cathédrale.  Les trois autres sœurs travaillaient : une dans une clinique, une autre dans un foyer des filles dans un quartier périphérique, et l´autre coordonnait les cours de Religion de Primaire.

Lorsque notre travail à l´économat termina, les sœurs ont préféré vivre dans un quartier périphérique et les Salésiens leur ont offert d´aller à Kasungami  travailler dans la paroisse dont ils s´en occupaient, même s´ils ne vivaient pas dans le lieu.

Et c´est là qu´elles se sont installées le 20 janvier 1989, s´occupant d´éducation, santé, personnes âgées abandonnées, enfants en situation de risque , malades mentaux qui  se baladaient un peu partout, des élèves sans moyens pour poursuivre leurs études et des gens, surtout des enfants, sous-alimentés.  Et c´est là–bas que nous avions commencé à recevoir les premières  postulantes et novices.

Maintenant il fallait penser à la formation des jeunes qui débutaient le chemin avec nous  et on a jugé bon ouvrir une nouvelle  maison en ville avec cette mission, pour accéder avec plus de facilité aux cours et séminaires organisés par l´Union des Supérieures Majeures, au niveau intercongrégationnel.

L´opportunité nous a été offerte par un prêtre belge, curé au quartier Ruashi. C´est là  que la communauté de Formations´est installée le 19 aout 1993. C´étaient les derniers temps du Président Mobutu et la situation politique était  complexe, régnant un grand désordre et insécurité. En trois occasions notre maison a été l´objet de pillage et vol et devant la  gravité  de la situation on a discerné la convenance de quitter ce lieu. Les novices ont voyagé avec leur formatrice au Bénin, s´intégrant au noviciat de ce pays, alors Délégation Générale, pour compléter l´année canonique. Pendant ce temps, on a commencé al construction d´une nouvelle maison de formation, placée près du Campus Universitaire  de Lubumbashi qui fut inaugurée en octobre 1998. Et  le 30 de ce même mois a émis  sa Profession perpétuelle notre première  sœur congolaise,  et les quatre novices qui étaient déjà rentrées du Bénin, leur Première  Profession.

Ouvertes aux besoins qui se présentaient et accueillant les signes que la Providence de Dieu mettait sur notre chemin, nous avions ouvert une nouvelle communauté  pour nous occuper, en un premier moment, des enfants de la rue. Plus tard, en 2009, on a élargi la mission de cette communauté en débutant une Résidence pour jeunes filles universitaires. Plus tard, pour diverses  circonstances, les enfants en situation de risque ont été envoyées à Kasungami , s´intégrant au Foyer qui fonctionnait  en cette mission, géré par les sœurs de cette communauté. Et, à Lubumbashi, à la place du foyer des filles, on a commencé une École maternelle que l´on complète avec  l´enseignement Primaire et Secondaire.

Depuis 2014, comme fruit du processus  de restructuration de la Congrégation, les quatre communautés existantes  dans la République Démocratique du CONGO, forment partie de la Délégation Générale « Notre Dame d´Afrique » : Kansenia au cœur de la savane ; Kasungami,  dans la périphérie ou annexe de Lubumbashi ; la Maison de Formation et le Complexe scolaire avec la Résidence d´étudiantes, dans la ville de Lubumbashi. 

Personnellement, ma vie au Congo a été un grand  cadeau. Je me sentais  à ma place. Les gens simples et très accueillants ; les jeunes avec grande envie d´apprendre…   c´était une grande joie pour moi ! Heureuse de voir tant des gens sans moyens  qui savaient qu´ils seraient toujours reçus et soignés  avec intérêt et tendresse à l´Hôpital…, puisque personne n’avait d´assurance médicale, sauf ceux que dans les grands centres travaillaient pour les entreprises. Une vie d´insertion pleine dans la mission.

Je ne cesse de remercier Dieu pour tout ce que j´ai vécu  et pout tout l´amour reçu et offert  pour toutes les sœurs tertiaires capucines qui avons eu la grâce de travailler et servir dans la R.D. du Congo.

Sr. Marie Carmen Sanz Lorente,  Tc

(Sr. María Carmen, auteur de cet article, faisait partie du groupe fondateur du Congo en 1971, étant restée dans ce pays pendant 46 ans ; elle est retournée en Espagne en 2017).

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L´ amigonien dans ma vie

Impossible d´imaginer qu´avec  la retraite, j´aurais aussi  l´opportunité  d´élargir mon « Projet de vie ».

Premier Contact

L´invitation à collaborer à l’École « Notre Dame des  Désemparés », dans la Coordination Académique et la sous-direction, m´a semblée intéressante et, d´entrée, je  n´ai pas vu grande difficulté : j´avais l´appui académique suffisant et l´expérience pour un tel exercice. Accepté.

Pauvre de moi ! Je ne savais pas ce que le Seigneur m´avait réservé: accompagner dans la noble tâche de l´éducation, les Enseignants  et les Administratifs, mais avec surnom … Amigoniens.

Du Père Louis Amigó et Ferrer je savais qu`il était capucin et fondateur de la Congrégation de laquelle fait partie ma propre sœur Damaris ; j´avais quelque matériel qu´elle m´avait offert mais  qui attendait son tour d´être lu. Les petites images et médailles m´enchantaient (depuis toujours, tout ce qui est sacré  m´éveillait un gout spéciale).

Auto apprentissage

Ce qui avait commencé par nécessité, orgueil  professionnel et responsabilité, est devenu passion, gout et partie fondamentale dans mon Projet de Vie.

Le séjour en un Centre Éducatif Amigonien fût un constant défi et apprentissage. La Chaire Amigonienne, les  éphémérides civiques et religieuses prenaient un  profil différent pour moi. L´opportunité d´évangéliser dès la matière du cours, était impressionnante  de même que la proximité, la fraternité, la solidarité du climat  du travail, qui  presque toujours accompagnaient le quotidien.

Mouvement des Laïcs Amigoniens (MLA)

De la main de la sœur Anne Jessie Castillo, tertiaire capucine, j´ai initié  le « Cheminement Amigonien », dans le Groupe MLA Maison provinciale, Quartier Córdoba. Un groupe exquis dans la relation, responsable avec sa formation dans les dimensions humaine, chrétienne et charismatique, comme le contemple la Forme de Vie. Je fit mien l´objectif qui propose le programme MLA-Adultes de « Valoriser la suite de Jésus dès la proposition du Père Louis Amigó et son amour préférentiel pour les nécessiteux, en attitudes de miséricorde dans la propre famille et dans l´entourage ». Je suis très loin d´accomplir cet objectif, mais tant que j´aurais vie …

Quatre ans après le début de mon chemin dans le MLA, je fit l´ENGAGEMENT, rien de moins que dans la Chapelle de la Sainte Famille  des Sœurs à  la Maison Mère de Massamagrell (Valence- Espagne), près de l´autel de Dieu et tout près du sépulcre du Père Louis …

Gratitude 

Une série d´expériences m´ont permis d´approfondir le bon faire amigonien. La Route d´Assise, la Route de la Colombie, la route du Guatemala … pour citer quelques-unes que je ne peux que considérer comme des cadeaux de pure Miséricorde. La visite aux Institutions de rééducation, le fait d´écouter les jeunes, le processus vécu, estimer la fraternité et le vivre ensemble dans les Foyers des enfants en situation de risque, les Centres de Santé et les Centres de Nutrition, fût littéralement chaire pour moi, de Pédagogie Amigonienne en action. 

Difficile d´évaluer le partage, par exemple, la Liturgie des Heures, dans la communauté des Sœurs Âgées et aussi avec les Frères âgés, estimer comment leurs voix presque éteintes à l´ordinaire, deviennent pleines de joie et de vie  en chantant les Hymnes  pour rendre grâces au Seigneur.

Qu´il est merveilleux ce CHARISME qui même dans la maladie ou dans le crépuscule, construit fraternité !

Être membre de la Commission  Intercongrégationelle  Louis Amigó fût une autre grande école, surtout trois des tâches qui me furent assignées, qui par leur simplicité m´ont apporté une plus grande richesse : rechercher dans les différents « Feuillets d´information de la Vie et œuvre du Père Louis », ce qui expriment les personnes qui se sentent graciées par son intercession. Il fut merveilleux de constater la dévotion et la gratitude pour les faveurs reçus. La deuxième, examiner le matériel qui existait en ce moment-là dans les Réseaux Sociaux, sur la vie et œuvre du Père Fondateur ; la troisième tâche me permettra de lire l´abondante production de matériel du MLA envoyée par les différentes communautés du monde où notre Congrégation  des Sœurs Tertiaires Capucines de la Sainte Famille est présente, gardée avec grand soin au Secrétariat de la Maison générale des Sœurs, à Rome.

Notre Congrégation ? Oui, vous avez bien lu, mes chers amis Laïcs …  Nous sommes une œuvre de la Congrégation, de notre Congrégation.  C´est pourquoi, en tant que membres du MLA nous devons connaître, aimer et partager la vie et œuvre du Père Louis  puisque nous partageons Mission et Spiritualité.

Aujourd´hui ma santé n`est plus la même… mais l´auvent amigonien est si ample … Je participe dans le Groupe MLA-Adultes sainte Elisabeth d´Hongrie de la Maison du Postulat et des Sœurs âgées de la Ribera, Costa Rica, dont la sœur Virginia Garbanzo est responsable. La pandémie m´a aussi  réservé le Groupe de Prière Mère du Rosaire, virtuel, où chaque jour, à 17h, nous nous connectons Laïcs, Coopérants, frères et sœurs. Aussi, avec la pandémie, est né au niveau provincial, « Le Cheminement Amigonien ». Tout est Grâce !

Leçon apprise

Dieu ne se laisse pas gagner en générosité et le Père  Louis est « l´homme qui a mis sa confiance en Dieu ». Pour tant : que tout soit pour la « Gloire de Dieu et le bien du mineur », n´importe quelle soit sa circonstance. Presque toujours je suis cette « mineure-là »… Merci Père Louis ! Merci, Seigneur, pour m´avoir appelée !

Maria Teresa Araya Chavarría, Mla

(La Ribera de Belén, Heredia. Costa Rica)

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Claire, phare d´inspiration et guide au dedans et au dehors

“Combien  vivante  est  la force de cette  lumière, et combien  véhément sa clarté ! Mais cette lumière restait enfermée dans le secret du cloître, et rayonnait dehors des éclats lumineux; elles s´enfermait dans l´étroit couvent, et se  rependait par tout dans le monde. Elle se recueillait au-dedans et elle se rependait au dehors.  Parce que, Claire  demeurait cachée, mais sa conduite était notoire. Claire se taisait mais sa renommée était une clameur… » (cf. Bulle de canonisation. FF, 3284).

À l´approche de la fête de sainte Claire d´Assise (1194-1253) le 11 août, j´ai réfléchi sur l´importance de son spiritualité dans l´actualité. 

Claire d´Assise est l´une des grandes femmes de la tradition chrétienne et franciscaine. Dans le contexte du monde  médiéval du XIII siècle, Claire vécut et lutta avec beaucoup des problèmes qui sont présents aussi de nos jours.   Dans la vie, spiritualité et œuvres de Claire d´Assise nous pouvons encore trouver des réponses aux nombreuses questions et défis du monde d´aujourd´hui.  

Dans notre réalité actuelle, remplie de tant de peur, incertitude, violence, maladie et mort, causés par la pandémie, par des différences égoïstes et l´hostilité entre riches et pauvres, des  conflits politiques, guerres et crises environnementales, Claire a beaucoup à nous apprendre sur comment vivre ensemble dans notre planète terre comme sœurs et frères, enfants tous du Dieu unique. Première femme franciscaine, elle a ouvert des chemins  audacieux nous donnant un exemple brillant de réponse féminine aux défis et valeurs de l´Évangile. En mettant au service des autres les dons qui l´ont distingué, elle  modela une position de leadership complémentaire. Pendant que saint François bougeait dans le monde avec son extroverti  leadership charismatique, sainte Claire édifia en silence « des structures plus fortes » derrière les murs du cloître.

« Le dimanche des Rameaux de 1212, Claire faisait un pas audacieux en son chemin spirituel. Elle renonça à sa position privilégiée dans la noblesse et reçut la tenue des disciples de François. Éventuellement elle s´installa à saint Damien, en une petite église réparée par François, juste en dessous  de la ville d´Assise. Sous le guide de Dieu, Claire créa un nouvel chemin  pour les femmes, embrassant la pauvreté, l´humilité et la charité comme compagnes de route ».

La vie d´absolue pauvreté de Claire, rompe toutes les attractions de notre culture de consommation. Elle avait connu l´Unique  en qui elle croyait et cet Unique fut sa totale suffisance. «  L´unique désir de Claire c´était de s´encrer comme une branche de la divine vigne ; être le miroir de l´éternité dans la forme où elle vécut sa vie avec ses sœurs et dans la profondeur de sa prière et sa contemplation du Christ Crucifié et du Seigneur Ressuscité. De cette façon, elle se laissa transformer en l´image – le miroir-  de la Divinité même ».

Claire nous enseigne aussi comment se construit une vraie communauté basée dans l´obéissance d´amour. Son exemple d´un leadership de service fut notablement évident. Au Testament qu´elle écrit, ressortit la grâce de la fraternité. Elle dit : « Il faut prêter une soigneuse attention au modèle des relations ». Et ceci justement parce qu´elle imagina une vie cloitrée où la dynamique des relations humaines est de la plus grande importance. Nous créons de relations en faisant des choses ensemble. « Nos relations avec les autres sœurs doivent être d´appui ».  Pour Claire, « la sœur qui est au poste de responsabilité », (elle n´employa pas le nom d´ « Abbesse ») doit être une bonne écoutante, voyant en chacun, celui à qui Jésus a regardé et appelé. Elle souhaitait que ses sœurs soient nourries, spirituel, émotionnel et physiquement. Parce que c´est cela la nature de la maternité, donner vie. 

« L´image du miroir est l´une des images préférées dans les écrits de Claire. Le miroir est une vision et un symbole. Il parlait de la profondeur de la réalité du Christ reflétée dans la condition humaine. Dans sa lettre à Agnès de Prague  elle lui conseille de se regarder dans ce miroir qui signifie le Christ et qu´elle contemple en lui la pauvreté, l´humilité et, surtout, l´amour sacrifié de notre Seigneur. Ce miroir n´est pas là uniquement pour refléter l´amour rédempteur de notre Seigneur mais que, pour elle, dans la communauté il n´y a lieu pour aucune distinction des classes ou n´importe quelle autre forme de discrimination : on acceptait toutes celles qui se sentaient appelées à cette forme de vie. Parce que, pour elle, l´acceptation des autres est la première  pauvreté. Elle exhorta ses sœurs à montrer par ses œuvres, l´amour qu´elles avaient les unes envers les autres, pour que les sœurs puissent aimer Dieu et les autres avec une plus grande intensité».

Aujourd´hui nous faisons face aux  conséquences terribles  de notre manque de révérence pour la création. La crise environnementale est le résultat d´un manque d´appréciation pour les bonnes choses que notre Dieu nous a donné pour notre bénéfice. L´existence même de la vie de notre planète, a besoin d´une nouvelle vision. Nous, les êtres humains, souvent  nous ne nous rendons pas compte de notre interconnexion avec notre mère terre. Nous oublions notre grande responsabilité  de soigner notre maison commune. Claire vit le reflet d´un Créateur amoureux de toutes ces merveilles crées. En paroles de la propre Claire : « Que Dieu soit loué toujours et en toute chose ».

Claire fut une femme de prière, de force et de courage, de sagesse et d´intuition. Elle nous enseigne la primauté de Dieu et la grande importance de la prière. Sa lumière se projette au dehors parce que sa vie intérieure était profondément  ancrée en Dieu, son père amoureux. Comme disait saint Jean Paul II : « Toute sa personne fut Eucharistie  parce que dès son cloître s´élevait une continuelle action des grâces â Dieu… »

La spiritualité passionnée de Claire continue à nous inspirer aujourd´hui ; nous devenons ce que nous aimons et Celui que nous aimons   donne forme à ce en quoi nous nous convertissons ».

« Regarde-toi  dans ce miroir tous les jours…. et étudie là toujours ton visage » (Claire, 4ème lettre à  Agnès  de Prague, 1245).

Claire sentait une profonde gratitude pour l´immense bonté de Dieu, elle se considérait privilégiée pour avoir été appelée à une telle vie. Profonde gratitude qui l´a fait exclamer comme ses derniers  mots : « Béni soit-tu mon Dieu pour m´avoir créé ». François même, l´ appela « Chrétienne », la femme chrétienne. En vérité elle fut fidèle à son nom de baptême, Claire, qui signifie lumière, claire et illustre lumière. Una vraie chrétienne qui donna un fort témoignage de la lumière du Christ même dès le cloître. Sa lumière brillante qui émanait du Christ même, inspira et continue à  rependre des rayons de paix et d´espérance en tout coin du monde.  

 Sr. Mapin M. Pineda, Tc