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Nicaragua : Une église persécutée

En ce pays, la campagne en cours s´est adressé  spécifiquement à l´Église Catholique  pour  étouffer les avis dissidents. Récemment, en moins de quatre ans, on a commis 190 attaques et profanations, incluant un incendie, dans la cathédrale de Managua, contre l´Église Catholique de Nicaragua.

Les Missionnaires  de la Charité furent expulsées de la nation en juillet dernier. Le Régime affirma que les missionnaires n´avaient pas « un permis de fonctionnement du Ministère d´Éducation pour pouvoir offrir éducation de récupération aux étudiants », ainsi comme « l´accréditation du Ministère de la Famille  pour fonctionner comme un centre de développement de l´enfance, foyer pour petites filles, et foyer pour personnes âgées ».

Le gouvernement  de  Ortega a accusé l´Évêque Rolando Alvarez d´utiliser les réseaux sociaux  et autres moyens pour « inciter à la violence et déstabiliser le pays ». Le gouvernement de Nicaragua a aussi annoncé qu´il est en train d´enquêter sur un Évêque catholique pour des « délits contre la spiritualité ».

Mais, qui est l´Evêque Alvarez ? Alvarez a exprimé constamment sa critique ouverte au gouvernement de  Ortega. Il fut l´un des membres du Comité de la Conférence Episcopale qui essaya de servir de médiateur entre Ortega et l´opposition en mai 2018, mais le dialogue s´est interrompu rapidement, ce qui provoqua des protestations féroces qui furent violemment réprimées.   Depuis lors, les tensions ont augmenté. En mai 2022 Mgr. Álvarez déclara un jeun continu en réponse à la persécution de l´Église par le gouvernement. Après avoir exprimé son opposition à la décision  de Ortega  de fermer plusieurs stations de radio catholiques, finalement il fut mis sous assignation à résidence de manière irrégulière et sévère.

« Même dans cette situation nous conservons notre joie, notre force et notre paix intérieure. Nous continuons à montrer au monde que, grâce à l´Esprit Saint, nous sommes des hommes et des femmes capables de dialoguer, » dit Mgr. Álvarez.

Source : https://aleteia.org/2022/08/11/nicaraguan-bishop-under-house-arrest 

 

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Alzheimer : Une vie sans souvenirs

L´Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré le 21 septembre, Jour Mondial de l´Alzheimer, maladie neurodégénérative qui altère lentement le fonctionnement normal des processus cognitifs et la conduite de la personne et, graduellement, l´amène à perdre sa capacité de pouvoir mener une vie autonome et indépendante dans le domaine personnel, familial et social.

La vie d´un malade d´Alzheimer est caractérisée par être « une vie sans souvenirs » et sa perte de la mémoire le transforme jusqu´à le conduire à souffrir pour quelque chose que lui seul imagine et pour ne pas pouvoir jouir des bonnes choses que chaque étape de la vie présente.  Le malade d´Alzheimer est une personne extrêmement vulnérable que notre société doit prendre sous sa tutelle, prévenant la possibilité de n´importe quel type d´abus qu´elle pouvait souffrir et la protéger, investissant en ceci des recours humains et économiques.

Les données statistiques font remarquer qu´avec l´avancée de l´âge augmente la possibilité de rester affectés par l´Alzheimer, raison pour laquelle, surtout dans les pays avec un grand nombre des personnes âgées, cette maladie répercute en tout l´ambiance familiale de la personne affectée qui doit faire face à des situations émotionnellement douloureuses et exigeantes dans le vivre quotidien pour accompagner leurs êtres chers malades.

Le jour mondial de l´Alzheimer, a comme finalité faire connaître les nécessités des malades et leur offrir des thérapies de stimulation  pour la mémoire et des exercices mentaux, leur offrir formation et appui, tant aux malades comme à leurs soignants, faire des recherches sur l´Alzheimer et ses traitements et promouvoir des campagnes de prévention de la maladie, travaillant les facteurs de risque modifiables.

En cette occasion, au niveau des différentes réalités on réalise plusieurs initiatives pour mentaliser sur cette maladie qui, avant ou après, peut toucher la vie de chacun, pour que, dans la mesure du possible, on puisse aider à prévenir les effets dévastateurs de la maladie dans la personne et dans la société et créer un réseau d´assistance intégrée qui accompagne le malade et sa famille dans la dure expérience qu´ils ont à vivre. 

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Eau et feu, un cri de la mère terre

Le 1 septembre nous avons célébré la 17ème Journée  Mondiale de prière pour le soin de la création et, en cette date nous avons commencé le Temps de la Création de cette année qui culminera le 4 octobre avec la fête de saint François d´Assise.

En son message le Pape François, faisant référence à ses prédécesseurs, invite à vivre ce temps comme une opportunité pour cultiver notre conversion écologique et, ainsi, répondre à ce que, déjà le Pape Paul VI appela une catastrophe écologique.

Cette année 2022, le Temps de la création acquiert une signification spéciale, surtout dans les régions de l´hémisphère nord de la planète affectée, ces mois d´été, par une chaleur torride, une grave sécheresse et les dégâts provoqués par les nombreux incendies qui ont détruit des hectares et des hectares vertes et cultivées, causant des immenses dommages à des personnes et à des choses. En contrepartie, aux lieux où est arrivée la perturbation atmosphérique qui apportait pluie, ont été  énormes les dégâts provoqués par l´eau tombée torrentiellement qui, pénétrant dans les terrains imperméabilisés par la sécheresse, a continué son cours  faisant irruption avec violence sur tout ce qu´elle rencontrait sur son chemin.

Aux dégâts causés par l´eau, que ce soit par son absence ou par son abondance, se sont ajouté ceux provoqués par les incendies qui, lamentablement, souvent ont été produits par la négligence de l´homme.

Après une pandémie encore non pas surmontée, l´humanité continue à vivre des expériences de douleur qui, parfois, sont l´effet naturel de la vie de la planète que l´homme ne peut pas dominer, comme la sécheresse ou les inondations et, d´autres qui sont dues à l´agressivité de ceux qui sont insensibles au « chœur des clameurs amers » qui s´élèvent de la terre et de l´humanité et qui continuent à négliger le grand trésor mis en nos mains par le Créateur. 

Que cette nouvelle expérience de douleur contribue à ce que les hommes unissent leurs forces pour régler la « dette écologique » qu´ils ont contracté en malmenant la terre avec leurs styles de vie pas toujours respectueux avec la création.  

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Migrants et refugiés dans notre expérience pastorale

La migration globale est un grand défi pour une bonne partie du monde actuel et une priorité pour l´Église Catholique. En paroles et en faits, le Pape François montre continuellement sa profonde compassion pour tous les déplacés : nous avons été témoins de ses rencontres avec des migrants et des réfugiés dans les îles de Lampedusa et de Lesbos ; de son appel à s´embrasser pleinement : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants, les réfugiés et les victimes de la traite des personnes …

Dans la ligne de synodalité que nous vivons en ces moments dans l´Église nous avons un grand défi : faire un monde de plus en plus inclusif, cheminer tous ensemble vers un nous chaque fois plus grand ; recomposer la famille humaine pour construire ensemble notre futur de justice et de paix, prenant soin de ce que personne reste exclu.

Le futur de nos sociétés est un futur « plein de couleur », enrichi par la diversité et les relations interculturelles. C´est pourquoi nous devons apprendre aujourd´hui à vivre ensemble, en harmonie et en paix.

Mon expérience pastorale avec des migrants et réfugiés en Espagne a été surtout dans le domaine de la femme  en projet de logement d´accueil et d´un travail en réseau avec des entités qui travaillent en cette ligne de la migration (Projet Ubuntu « Femmes  Migrantes »).

Il surgit le besoin de répondre à la situation précaire des femmes migrantes qui sont frappées par la dévastatrice situation sociale et économique actuelle, des femmes qui arrivent comme réfugiées pour solliciter leur asile, et, comme ces sollicitudes ne sont pas acceptées, elles deviennent des migrantes illégales. Elles sont en train d´arriver des femmes par trafic des personnes, par des pressions des réseaux d´exploitation sexuelle, dès leur pays d´origine…

On accueille ces femmes leur offrant un accueil qui les encourage à pouvoir mener un processus qui culmine avec la légalisation et l´insertion normalisée en notre société. On leur facilite information, orientation et appui dans la recherche active d´emploi ou d´autres aides sociales pour pouvoir obtenir un logement digne. Notre travail est d´accompagnement, une pastorale d´écoute et de proximité à chacune d´elles dans leurs dures situations et réalités personnelles vécues qui provoquent cette migration.

Le travail est en équipe et/ou en réseau avec d´ autres entités qui offrent des programmes d´inclusion sociale et qui travaillent avec des migrants et des réfugiés. Relation des femmes avec des groupes de la paroisse qui puissent favoriser la connaissance de la réalité socio- culturelle et de l´environnement : voisins et entourage le plus proche. Communautés et associations des pays de référence. La participation dans le département des Migrations de l´Evêché, au travers de la table des Migrations et des Réfugiés, où participent les institutions qui voient le besoin de s´unir pour faire face à des lois qui sont en train de violer la dignité des personnes migrantes, est aussi un espace important, espace d´église en ligne de synodalité, cheminant ensemble en ce grand défi de migration globale.

Au niveau social, la participation dans l´action non-violente internationale en solidarité avec les personnes migrantes, comme est « Les cercles du Silence ». Il s´agit d´un mouvement interinstitutionnel, travail en réseau, qui considère que la situation qui vivent des nombreuses personnes est extrêmement précaire et appelle à la conscience de ceux qui font les lois, de ceux qui les appliquent et des ceux au nom de qui elles sont faites, pour rendre possible une politique plus respectueuse avec la dignité des personnes. On prétend aussi  aider à prendre conscience, intérioriser  et être un élément d´interpellation à la société sur la situation de gravité  extrême qui souffrent beaucoup de personnes en Europe, tels que les réfugiés (www.circulosdelsilencio.es).

Nous avons tous en nos rétines les images des réfugiés de la guerre en Ukraine. Nous, comme Tertiaires Capucines de la Sainte Famille, nous avons donné une réponse d´action pastorale à cette réalité actuelle à travers de nos sœurs en Pologne, une action pastorale réelle et vivante. Elles- mêmes écrivaient : « Lors du premier accueil le plus important fut de transmettre : n´ayez pas peur, ici nous allons t´aider, ici il n´y a pas des bombes, ici tu es en sécurité et tes enfants aussi… Accueil et couvrir le basique … nourriture, douche, lit…

Et après l´écoute de leurs peurs, leurs pleurs, les désengagements… après quelques mois, l´écoute continue à être le plus important dans la pastorale… Nous ne demandons pas pour leur foi et ne répondons pas pourquoi arrive ceci… Nous écoutons la douleur, les mémoires et surtout les petites difficultés et joies de chaque jour et le désir de revenir à la normalité. Quand nous le pouvons, nous aidons, quand nous ne le pouvons pas, nous essayons d´être proches. Ne jamais juger les opinions et la pensée, mais accueillir avec le cœur… »

Notre Père Fondateur, hier et aujourd´hui, continue à nous induire à donner la vie pour amener le salut que le Christ nous offre à tous sans distinction, nous mettant en chemin avec l´autre, avec les autres, non pas devant mais à côté des autres, portant la miséricorde et la compassion dont le monde a besoin. Le Père Louis Amigó, homme qui a su mettre sa confiance en Dieu et répondre aux signes des temps partant du concret de la vie, est aussi la référence pour nous, Tertiaires Capucines de la Sainte Famille, à avoir les yeux bien ouverts et le cœur ardent, comme les disciples d´Emaus. Et avoir les yeux ouverts nous fait prendre conscience que nous sommes en train de vivre un moment difficile de l´histoire humaine et un moment délicat dans la vie de l´Église et de la vie religieuse, mais, en même temps, un moment de grâce, parce que nous expérimentons la présence proche et inconditionnelle du Dieu de l´histoire qui nous regarde avec des yeux miséricordieux et nous conforte. Le nôtre est d´être significatives évangéliquement et non pas seulement efficientes pastoralement.

Nous sommes tous appelés à suivre le chemin ouvert par le Pape François qui se définit comme « la révolution de la tendresse », où on nous invite à ne pas avoir peur de globaliser la solidarité pour accueillir les réfugiés el les migrants, nous rappelant qu´ils sont « la chair du Christ ».

Sœur  Matilde Mena  Moreno, Tc         

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Engagement avec la creation: Une proposition d’autosufissance

 «  La vitalité de la Terre et le futur de l´espèce humaine ne seront garantis que si nous parvenons à les douer de suffisance. Dans le cas contraire le futur peut être très obscur » (Boff, L. (2013). Qu´est-ce que c´est et ce qui n´est pas la soutenabilité)

« Nous ne sommes pas Dieu. La Terre nous précède et nous a été donnée», affirme le Pape François en sa lettre magne écologique, Laudato Si, pour répondre à l´accusation  de ce que, dans notre tradition judéo-chrétienne, le récit de la Genèse invite à dominer la Terre (cf. Gn 1,28), favorise l´exploitation sauvage de la nature, et présente une image de l´être humain dominant et destructif. Le Pape éclaircit que celle-ci n´est pas une correcte interprétation de la Bible. Aujourd´hui nous devons lire les textes bibliques en leur contexte, avec une herméneutique appropriée, et nous rappeler qu´ils nous invitent à « labourer et soigner » le jardin du monde (cf. Gn 2,15).

Tenant compte que « labourer » signifie cultiver, ou travailler, et « soigner » signifie protéger, garder, veiller sur, préserver, vigiler, ceci implique une relation de réciprocité  responsable entre l´être humain et la nature, dans le contexte de l’intime relation entre les pauvres et la fragilité de la planète, selon la conclusion du Pape dans la dite Encyclique. Ceci génère des conditions pour l´auto-suffissance ou, en un sens de plus grande projection, suffisance, définie en 1987 par les Nations Unies, comme ce qui permet de « satisfaire les besoins du présent sans compromettre l´habilité des générations futures de satisfaire leurs propres besoins ». De cette façon, un discours écologique marche de la main du discours social et nous ne pouvons pas penser en suffisance sans considérer les plus pauvres, ceux qui souffrent principalement les conséquences du mauvais maniement environnemental. Celui-ci est notre engagement avec la création : l´habiter comme un Oikos, appelé « Maison Commune » par le Pape, et entrer en altérité avec elle dans le sens de que, étant « autre », nous établissons de relations de soin et de réciprocité. Elle nous nourrit et nous soutient et, à notre tour, nous la soignons et nous permettons son rétablissement, de telle façon que l´on garantit sa perdurabilité. De même, comme œuvre de la création, doit être regardée l´humanité pour sa dignification et le bien commun, à la recherche d´un développement soutenable.

Dans ce que l´on appelle Agenda 2030 des Nations Unies, l´année 2015 établirent 17 objectifs pour parvenir à un développement soutenable (ODS) dans la planète, qui englobent trois dimensions fondamentales, sociale, économique et environnementale. Les objectifs priorisent la lutte contre la pauvreté et la faim, la défense des droits humains, l´éducation inclusive, l´égalité de genre et la prise de pouvoir des femmes, le changement vers des modèles de consommation responsables et une croissance économique respectueuse avec la planète. On les avait posés avec une vision holistique  et systémique, puisque dans le monde tout est connecté, pour être impliqués dans des scénarios locaux, régionaux, nationaux et globales, y incluant les engagements des gouvernements, le secteur privé et la société civile, dans chaque contexte particulier.

Comme Congrégation qui parie pour dignifier la vie humaine en un environnement qu´il faut soigner, nous avons été l´expression de quelques des ODS et aujourd´hui de façon spéciale, nous avons le défi de les assumer avec un plus grand engagement évangélique et missionnaire. Notre effort s´est concrétisé en six (6) des 17 ODS :

Objectif 1 : Mettre fin à la pauvreté en toutes ses formes en tout le monde. L´option préférentielle pour les pauvres, qui s´exprime avec la présence de notre Congrégation entre les exclus  et les personnes les plus vulnérables de la société.  

Objectif 2 : Mettre fin à la faim. Nous avons contribué à obtenir la sécurité alimentaire et à améliorer la nutrition dans des populations en condition de vulnérabilité comme sont les mineurs, filles adolescentes, étudiants et adultes âgés. 

Objectif  3 : Garantir une vie saine et promouvoir le bien-être de tous en tous les âges. La promotion de la santé, la prévention de la maladie et l´attention pour le bien-être et la santé, ont été l´un des piliers dans la mission évangélisatrice.

Objectif 4 : Garantir une éducation inclusive équitable et de qualité et promouvoir des opportunités d´apprentissage pendant toute la vie et pour tous. L´éducation pour la vie, clé pour sortir de la pauvreté, a arboré notre proposition évangélique.

Objectif 5 : Obtenir l´égalité entre les genres et donner du pouvoir à toutes les femmes et filles. Pour diminuer la discrimination et la violence contre les femmes, nous travaillons dans les domaines de Protection, Santé, Éducation et Promotion Sociale.

Objectif 12 : Garantir des modèles de consumérisme et production soutenables. Notre perspective est d´éduquer en permanence sur la consommation responsable et les styles de vie qui ne vont pas contre le soin environnemental  et qui, en plus, optimisent l´usage des recours.    

Les autres  objectifs nous convoquent, formant partie de la création, pour la suffisance en toutes ses dimensions, en tenant compte de la solidarité du monde. Faisons le nôtre avec la conscience d´un origine commun, d´une appartenance mutuelle et d´un futur partagé par tous, comme répète le Pape dans la Laudato Si (202), étant des filles de François d´Assise, patron de l´écologie et de Louis Amigó, l´homme de l´écologie intégrale par sa vie   harmonisée et intègre, pour nous efforcer dans des actions qui donnent autosuffisance à la nature et à la vie humaine.

Sr. Sœur Alicia Vásquez, Tc Et Gabby Vásquez

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Le Pape François nous offre un texte dédié à la liturgie

Le 29 juin passé  fut publiée la Lettre Apostolique du Pape François « Desiderio desideravi » sur la formation liturgique du Peuple de Dieu. En Vatican News nous partageons la réflexion  réalisée par Mr. Jean Manuel Sierra López, professeur de liturgie dans l´Université Ecclésiastique de saint Damase à Madrid, Espagne.

Le communiqué du Dicastère pour le Culte Divin en annonçant ce nouveau document, nous le présente comme une réflexion (méditation) sur la beauté de la célébration liturgique. Le Dicastère avertit, tout d´abord que, suivant le Motu proprio « Traditionis custodes », il prétend accroître la communion ecclésiale conforme aux livres liturgiques de la réforme liturgique du Concile Vatican II.

 Structure de Desiderio desideravi (Dd)

 Le thème qui apparait dans le en- tête est : « La formation liturgique du Peuple de Dieu ». Le texte de Dd commence avec une brève présentation (n.1) où le Pape explique que, après «  Traditionis custodes » il veut réfléchir sur la liturgie.

Plus clairement il exprime son intention au numéro 16, en traitant du sens théologique de la liturgie, lorsqu´il écrit : « Avec cette lettre (…) je voudrais simplement inviter toute l´ Église à redécouvrir, garder et vivre la vérité  et la force de la célébration chrétienne » .

Encore, au numéro 61, comme conclusion, il demande qu´on aide le Peuple saint de Dieu à boire de la source principale de la spiritualité chrétienne, redécouvrant les principes qui exprime la Constitution « Sacrosanctum Concilium » du Concile Vatican II sur la Sainte liturgie.

Et comme bouquet final, au dernier paragraphe de la Lettre, le Pape demande d´abandonner les polémiques pour écouter ce que l´Esprit dit à l´Église, maintenant la communion, l´admiration pour la beauté de la liturgie, sous le regard de Marie.

Source : Vatican News

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Le vatican devant la revocation de l´abortement aux EEUU: “C´est une puissante invitation à réflechir ensemble”

Les 50 juridictions des  États Unis pourront ou ne pourront  pas limiter l´avortement. La Cour Suprême des États-Unis, le plus haut tribunal du pays, a décidé révoquer le droit constitutionnel à l´avortement, laissant ou pas l´interruption de la grossesse aux États. La votation s´est effectuée le vendredi 24 juin. La décision s´est installée avec une majorité de 6 à 3.

Devant un tel événement qui marque l´histoire du pays nord-américain, le Vatican, au travers de la Pontificale Académie pour la Vie, indiqua que cette décision permettra d´assurer une éducation sexuelle adéquate et garantir une assistance sanitaire accessible à tous, et le Président, l´archevêque Vincenzo Paglia assura en plus, que la décision de la Cour servira de réflexion pour beaucoup des nations.

Face à la société occidentale qui est en train de perdre sa passion pour la vie, cet acte est une puissante invitation à réfléchir ensemble sur le grave et urgent problème de la générativité humaine et les conditions qui la rendent possible; en choisissant la vie, est en jeu notre responsabilité pour le futur de l´humanité», déclara l´archevêque.

Après ses déclarations, Mgr. Vincenzo exhorta à rouvrir un débat non idéologique sur le lieu qui occupe la protection de la vie en une société civile et demanda aux nations  d´offrir une solide  assistance aux mères, aux couples et aux enfants à naître. 

Le fait qu´un pays avec une longue tradition démocratique ait changé sa position sur cette question, interpelle aussi le monde entier. Ce n´est pas juste que le problème soit laissé de côté sans une considération globale adéquate. La protection et la défense de la vie humaine n´est pas une question qui puisse rester confinée à l´exercice des droits individuels, mais c´est une affaire d´ample importance sociale, insista-t-il.

En plus du Vatican, la campagne pro-vie des Etats Unis s´est aussi prononcée et déclara le verdict de la Cour Suprême comme « un jour transcendantal pour les droits humains ».

Plusieurs juridictions des États Unis ont déjà annoncé qu´elles interdiront l´avortement dans leur territoire, parmi elles : Alabama, Arkansas, Ohio, Oklahoma, Texas, Wisconsin, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Idaho, Kentucky, Louisiane, Michigan, Mississipi, Missouri, Tennessee, Utah et Wyoming.

Source : Revue Semaine              

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Des milliers des migrants meurent à la recherche du “Rêve américain”

Le « Bouchon » de Darien et la frontière avec les États Unis sont les points les plus mortifères. Des millions de migrants transfrontaliers en Amérique aspirent à  des meilleures conditions socioéconomiques. Rien qu´en 2021, se sont enregistré plus de cinq millions des migrants  dans le continent, selon les données de l´Agence de l´ONU pour les Réfugiés (ACNUR).

Ce qui est à lamenter c´est que, à cause de leur  désespoir, des milliers parmi eux meurent asphyxiés, noyés et massacrés surtout dans le  « Bouchon » de Darien, placé entre la Colombie et  le Panama, et dans la frontière des États-Unis.

Plus de 6.000 migrants ont été rapportés comme disparus ou morts en Amérique depuis 2014 jusqu´aujourd´hui, selon l´Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Le 60% des décès ont eu lieu à la frontière Mexique-États-Unis. Tandis que quelques 1.750 personnes ont péri noyées à la rivière Bravo, frontière naturelle entre le Mexique et les États-Unis; le manque d´eau, nourriture et une place pour y rester leur a coûté la vie á 861 personnes. D´autres migrants ont été victimes de violence, des accidents ou ils sont  morts pour voyager en des conditions infrahumaines.

Une autre problématique á laquelle ils doivent faire face est que, en traversant le continent avec leurs appartenances et leurs familles sur eux, ils deviennent des victimes des groupes criminels. On a prouvé que beaucoup parmi eux souffrent des extorsions, violence sexuelle et des vols.           

Changements dans les dynamiques migratoires

 D´accord avec Maureen Meyer, fonctionnaire de Washington Office en Amérique Latine (WOLA), les dynamiques migratoires ont changé pour le fort impacte économique provoqué par la pandémie. Ceci a causé que l´on voit migrer pas uniquement des centre-américains et des mexicains, mais aussi des sud-américains et des haïtiens.  

On a aussi observé que les migrants ne considèrent plus uniquement les Etats Unis comme option pour leur rêve américain mais aussi le Mexique, la Colombie, l´Équateur,  le Pérou, le Costa Rica, le Chili, le Canada, et le Brésil qui sont devenus des destins migratoires importants, comme l´a expliqué William Spindler, porte-parole de ACNUR pour l´Amérique Latine en DW.

Source : DW

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Accompagner dans le crépuscule de l´existence “Mon expérience d´accompagnement à mes sœurs âgées et malades»

Avant de partager mon vécu  en relation à ce thème, je veux noter certains éléments qui aident à contextualiser mes paroles : Je viens d´un pays où est présente une petite portion de notre chère Congrégation; les œuvres sont de caractère missionnaire et de travail dans la pastorale paroissiale, communautés avec peu de sœurs ;  c´est pourquoi, l´un des stimulants de venir en Colombie pour la formation ou pour d´autres raisons est celui de connaitre des communautés avec plus de sœurs et de maisons avec des sœurs âgées, et planifier un voyage à Medellin inclue toujours la visite et le partage avec nos sœurs âgées et malades.

Nos Constitutions disent : Elles ont dépensé leurs énergies au service de la Congrégation et maintenant elles nous encouragent avec leur expérience et leur témoignage de fidélité au Seigneur » (Const.34).   Et c´est ainsi : les sœurs qui arrivent à cette communauté vivent une étape concrète de leur vie avec des caractéristiques propres : réduction du rythme de vie,  avoir plus de temps pour d’autres choses, spécialement la prière qui, ensemble avec la douleur, sont l´offrande quotidienne à Dieu et une forme de continuer la mission dans le monde. Aussi elles sentent l´impuissance,  la peur, la douleur, le besoin d´écoute, de compagnie et l´aide des autres, elles commencent à être dépendantes. Même si nous savons que c´est une étape normale de la vie, nous ne sommes pas toujours prêtes pour la transiter, cela nous surprend et elle suppose un processus pour s´adapter aux changements. 

Je suis en train d´accompagner la communauté « Notre Dame de Montiel » à Medellín depuis 5 mois et je partage la vie  ensemble avec un groupe des sœurs formant l´équipe d´appui de la communauté, étant les responsables immédiates de veiller à leur bien-être.

Si on me demande que signifie pour moi  cette mission ? Je réponds que, comme toute mission elle implique un service que j´accueille avec foi et bonne disposition ; une opportunité pour aimer, servir et grandir. Malgré mon inexpérience de travail en ce domaine j´ai deux clartés qui m´aident : « la mission est avec mes sœurs » et « nous cheminons ensemble ». Ceci est clé pour assumer avec amour le, au jour le jour, qui est toujours plein de nouveautés et sentir que nous sommes toutes en route à des rythmes différents, mais, ensemble comme nous le demande la synodalité. 

 

Quelques apprentissages pour la vie :

 

1. Vivre l´accueil et le respect.

En un monde où l´adulte âgé est exclu, VOIR les sœurs comme âgées ; reconnaitre qu´elles sont arrivées les premières à la Congrégation, qu´elles ont parcouru un chemin de suite et de service que nous continuons, m´aide à valoriser et respecter chacune dans sa propre réalité.

2. Sentir et exprimer gratitude.

Les sœurs qui sont dans la communauté ont dépensé leurs vies et leurs énergies vivant leur vocation et réalisant une mission, n´importe si elle était  considérée remarquable ou humble, et toutes portent le liston en haut « VOICI UNE DISCIPLE DE JÉSUS QUI A CONSTRUIT LA CONGRÉGATION », ce qui est une mérite que personne peut annuler ; pour tant, devant sa présence rien que gratitude, beaucoup de gratitude, pour honorer leur héritage. 

3. Contempler l´œuvre de Dieu, accueillir une bénédiction.

Chaque sœur est un signe éloquent de ce que Dieu est capable de faire en chaque être humain quand il le prend sur son compte ; parfois au milieu de ses limitations il n´est pas très facile de « découvrir l´œuvre que Dieu a fait en elles ». Malgré cela, en leurs vies est reflétée la fidélité et la miséricorde de Dieu et son agir sauveur. 

4. Admirer l´essentiel. 

En l´âge adulte on perd beaucoup de facultés physiques  ou mentales et il est surprenant de trouver l´essence de chaque sœur. Ce qu´elle a cultivé pendant sa vie est ce qui reste, ainsi on peut jouir de la joie, la prière, la disponibilité, la vigueur, le service actif parmi les nombreux dons que Dieu avait placé dans leurs cœurs. 

Il est beau de contempler quelques détails en ce présent des sœurs qui simplement remplit le cœur de tendresse et d´admiration : le sens de Dieu et leur relation avec Lui, non pas déjà avec des paroles nombreuses et de grands discours ; elles savent seulement être, elles sont comme des bougies au pied du tabernacle. Un grand témoignage est que, même dans leur douleur, elles cherchent la communauté et demandent : où sont toutes ? « Amenez-moi là où sont toutes ». Malgré qu´elles ne quittent plus la maison, persiste en elles le sens d´aider les autres, spécialement les pauvres, elles se soucient pour les autres, pour ceux qui les soignent, créent des liens, et partagent leur sagesse avec des mots de courage et des messages qui aident à grandir. Il est notoire aussi leur sens d´appartenance à la Congrégation ; elles demandent pour les sœurs  et aussi qu´on leur répète les noms une et encore une fois, qu´on leur dise pour qui faut-il prier et, si des jeunes en formation arrivent à ces espaces elles aiment leur raconter à plusieurs reprises leurs histoires, offrant leurs prières et leur donnant des conseils, comme les grands-mères à leurs petit-fils.

Finalement, pour qui lit ce récit, l´invitation à valoriser les adultes qui sont dans leur entourage. Ils ont beaucoup à donner. Ne perdons pas l´occasion de partager mutuellement la compagnie, la tendresse, la proximité et l’aide.    

Sr. Bilma Freire Chamorro, Tc

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Embraser la réalité personnelle, la réalité des frères et sœurs et celle de la création est le point de départ de notre chemin synodale

Avec la convocation  au XXIII Chapitre générale commença à résonner dans la prière et dans l´esprit le thème autour duquel tourne l’expérience congrégationelle-capitulaire en ses diverses phases : « Fortifiées dans l´Esprit, nous embrassons notre réalité et l´humanité souffrante, avançant avec espérance en un chemin synodale ».    

Ce thème nous situe initialement en ce qui, dans notre réalité personnelle est faible, nous proposant l´intuition de nous laisser fortifier par l´Esprit qui appelle à nous ré-enchanter, « à récupérer les grands désirs, les marques des blessures de  notre passion pour Jésus et le Royaume » (Joseph Marie Arnaiz, SM, « Du désenchantement  au  charme, passant par le ré-enchantement »), à revenir à la source qui nous avait séduit, revenir aux racines qui, peut-être, nous n´avons pas soigné et arrosé judicieusement, mais qui sont dans le meilleur terrain, celui de l´appartenance fondamentale : Jésus et son Royaume.

L´être et le faire dans le   futur de notre famille congrégationelle nous laisse déjà entrevoir des espaces et des missions bien délimitées auxquelles on est en train de nous ré-envoyer: « Embraser notre réalité personnelle, communautaire et celle de chaque Démarcation. Embraser la réalité de l´entourage où bout la souffrance de nos frères et de la création ». Une fois reconnues ces réalités, opter, avec humilité pour reprendre ensemble le chemin, pour recommencer à récréer des possibilités de réparation, de proximité, d´appui mutuelle et, surtout, de sécurité et d´espérance, avec la conviction que dans ce nouvel envoi nous n´allons pas seules et que nous pouvons susciter une nouvelle Pentecôte: comme expérience de ré-enchantement, de renaissance dans la vie pour la suite de Jésus dans la joie témoignée des disciples, stimulées et accompagnées par nos fondateurs, par leurs expériences de conversion et engagement face à l´Évangile.

François et Claire d´Assise, le Père Louis Amigó et nos sœurs de la première heure apparaissent à nouveau à coté  de nous, en nous prenant presque de la main pour nous conduire aux ruines, à nos vulnérabilités, pas seulement les externes mais aussi celles qui, au fond de nous,  gémissent  et clament compassion. « Le lépreux » exclu de la vie du groupe, de l´harmonie, de la fraternité, de l´activité, de la joie et de l´espérance, celui qui, peut-être, nous portons caché, non écouté, ignoré, pensant qu´il « peut rester là » et qu´il « supporte un peu plus ».

Cette réalité est touchée aujourd´hui dans la famille-fraternité, et elle est en train de nous inviter à l´embraser, à travailler comme sœurs dans la proximité qui conduisit à la reconnaissance, à  l´étreinte et au baiser qui transforma la réalité personnelle du lépreux et du Frère François le conduisant après à saint Damien, lieu de la rencontre avec le Christ rompu, défiguré, poussiéreux, oublié, victimisé dans le frère et la sœur avec qui nous vivons. C´est un processus de reconnaissance et d´identification lente et difficile, mais une excellente voie vers l´expérience du dynamisme réparateur de notre être, rendu capable de faire face aux  causes internes et externes  de notre insécurité et égoïsme orgueilleux, accueillant la possibilité de trouver des nouvelles réalités, nouvelles recherches dans le chemin pascale de la Congrégation. 

Nous situer comme consacrées, comme des laïcs engagés, avec la réalité personnelle qui nous accompagne aujourd´hui, devant l´amour extrême qui conduit à Jésus jusqu´a la croix, est l´opportunité de sentir la projection de cet amour, dans le don des frères, avec qui il est possible de fusionner des réponses, qualités, attitudes, idéaux, options, forces, et de recommencer en mettant notre petit grain de sable dans le renforcement de la vie et la vocation, de l´identité et la mission comme Tertiaires Capucines, devant l´humanité qui, de même, souffre des nouvelles, profondes et graves vulnérabilités : «  le flagelle de la misère, la faim, le manque d´emploi, les maladies sans possibilités d´accès aux centres de santé, la non scolarisation, le travail enfantin et juvénile pour la survivance de la famille, la traite des femmes et d´enfants, le trafic d´organes, le manque de maison, les déplacements, les guerres, les administrations politiques et même 

ecclésiales corrompues, et enfin, les esclavages et les injustices de toutes sortes, le cri de la destruction de la maison commune et la « culture du rejet » qui touche surtout les femmes,  les migrants et refugiés, les personnes âgées, les peuples originaires et les afro-descendants » …Cela blesse, « l´impact et les conséquences  de la pandémie qui augmente davantage les inégalités sociales,  impliquant même la sécurité alimentaire d´une grande partie de notre population. Cela blesse la clameur de ceux qui souffrent à cause du cléricalisme  et l´autoritarisme dans les relations, qui conduit à l´exclusion des frères, des laïcs, surtout des femmes dans les instances de discernement et la prise des décisions sur la mission dans l´Église … préoccupe « le manque de prophétisme et de solidarité effective avec les pauvres et les vulnérables… »    (cf. Message final de l´Assemblée ecclésiale de l’AL et le Caribe). 

Cette mer de situations anti-Royaume, continue à reconnaitre dans la vie consacrée, des femmes, sœurs et disciples porteuses d´espérance, assistées par l´Esprit du Seigneur, qui rend nouvelles toutes les choses ; et on confie et on attend que « l´on rentre avec des chants de l´expérience capitulaire de la Congrégation », offrant des fruits compatissants d’écoute, de discernement et du pardon et d´une attitude missionnaire plus sensible, décidée et risquée pour designer, créer et étrenner des formes d´annoncer  pour  cheminer ensemble, rendant possible un nouveau monde, une création revitalisée  par la fraternité active, simple et mineure, impulsées para la spiritualité franciscaine-amigonienne et décidées à mettre en commun  pas seulement les vulnérabilités  mais les possibilités, intuitions, exigences, vocation, options, nous contrariant nous-mêmes, contrariant des habitudes, projets, sécurités, formes de vie et de penser. 

Alors nous commencerons à vivre le XXIII Chapitre Général comme un pas en avant dans le chemin de restructuration de notre style de vie et mission, célébrant le banquet des noces où, si on a vidé les  jarres de vin et si nous sentons la menace de le fin de la fête, nous pourrons aussi sentir la femme qui a su dire OUI sans limites même au milieu du chaos ; elle nous montre la tâche qui libère de la tristesse, l´abattement, la méfiance, la crainte qui souvent nous envahi : « Faîtes ce qu´Il vous dira … » et le banquet capitulaire, personnel, communautaire, rendra agiles nos mains, nos volontés et notre liberté pour faire déborder les jarres vides et nous permettre de gouter le meilleur vin nouveau et la capacité de reprendre la motivation et l´option initiale et source  de notre profession religieuse, de notre engagement  face à la vie en abondance pour tous, face à la plainte multipliée par tant des christs, tant de voix, tant de réalités qui nous demandent : « Va et répare ma maison ».

Sr. Ana Mora, Tc